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Manuel Wandji vous invite à un « Voyage & friends »

La pochette de ce nouvel album est assez évocatrice. Face à l’artiste, un fleuve qui s’ouvre à lui, avec autour, des arbres qui comblent l’infini. Wambo, ou plutôt Manuel Wandji, nous donne le dos, comme pour nous inviter à le suivre… Et comment résister à une telle tentation ? L’atmosphère y parait si paisible, et l’envie d’évasion nous paralyse presque. Rien que cette photo nous éloigne des persiflages, du stress et de la monotonie ambiante dont est feutré le quotidien qui nous harcèle.

Il faut alors écouter la berceuse LITTLE Story, ou encore les caresses de Along The Sanaga River (aux délices du saxo d’un certain Manu Dibango), pour ouvrir nos sens et notre esprit à l’image de la chaste corolle au petit matin, dès que les premiers rayons du soleil l’ont effleuré. L’hommage au passage à Jean Bikoko Aladin, une « Prière pour partir » et la touche instrumentale de la Sanza solitude ne font que renforcer cet air empreint de sérénité.

Mais qui dit voyage, dit aussi excitation et ambiance ; là également, Manu a mis les petits plats dans les grands. Le percussionniste qu’il est a de ce fait plus d’un tour dans son sac. Avec le Djembéiste Thomas Gueï, ils nous plongent dans une folie de « Street bantu feeling » aux influences afro pop et hip hop Bantu. Il faudra observer une halte dans la région de l’Ouest à la rencontre d’une Kareyce Fotso, détentrice de la carte pour le Voyage de Megne, avec comme guide Merlin Nyakam ; du Benskin originel, pourtant concocté aussi des mains venues d’ailleurs, avec Julien Pestre (guitariste de Charlotte Dipanda) à la guitare solo et Hilaire Penda à la basse. Cette aventure nous conduit tout droit aux États-Unis, un prétexte pour une salutation au premier président noir dans Today Obama ; le Yes we can !  d’un certain Kenny Muhammed ne passera inaperçu.

Un retour aux sources s’impose dès lors ; Wandji organise donc la croisière pour la forêt équatoriale : Tam té et Empreintes masaï (1er et 13ème titre respectivement) dégagent le charme des peuples de la forêt, saupoudré de tam-tams et de cris de liesse de part et d’autres… L’ambiance touche le rubicond lorsqu’il invite à surchauffer la piste, le célèbre chorégraphe Merlin Nyakam (qui d’ailleurs prêtera également sa voix au projet) sur le titre T’es fatigué ? On admirera d’ailleurs la prestation ce dernier dans le vidéogramme qui tourne actuellement sur toutes les chaines. Pour l’auteur il faut célébrer la vie : Si tu veux bouger, il faut te réveiller sera sa recommandation pour éradiquer la fainéantise.

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