Rose MUNJONGUE : « Mon passage au CFPJ de Paris a vraiment été bénéfique pour moi…»

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Rencontre entre le Président de l’Assemblée Nationale Française et les Boursiers Africains.

Au cours d’un bref séjour au Cameroun et malgré un agenda serré, Mr Claude BARTOLONE, le Président de l’Assemblée Nationale Française a eu un échange avec les boursiers de La sous-région Afrique Centrale. C’était le 27 octobre dernier, à l’Institut Français de Yaoundé.

Pendant près d’une heure, le Président de l’Assemblée Nationale Française a pu s’enquérir de l’expérience des camerounais et étrangers ayant bénéficié des bourses d’études de l’Etat Français. Ils sont étudiants, Professeurs, Journalistes…

Cet entretien plus ou moins formel a permis à la vingtaine de boursiers de dire leur gratitude à l’endroit de l’Etat Français représenté par Monsieur Claude Bartolone pour ces opportunités d’études supérieures. Il s’agissait aussi pour les bénéficiaires de montrer en quoi les enseignements acquis en France ont contribué au développement de leurs pays respectifs (Congo, Tchad, Cameroun).

Parmi les boursiers qui ont eu le privilège de s’entretenir avec M. Claude BARTOLONE, le Président de l’Assemblée Nationale Française, Notre consœur de la CRTV FM 94, Rose MUNJONGUE. Elle nous brosse avec enthousiasme son séjour au CFPJ de Paris.

Bonjour Rose, nous sommes à l’Institut Français de Yaoundé, après la rencontre entre le Président de l’Assemblée Nationale Française Monsieur Claude Bartolone et les ex-boursiers Africains. Quel est ton état d’esprit après cet échange ?

Ravie ! Je me sens honorée. Ce n’est pas tous les jours, qu’on a en face de soi, le Président de l’Assemblée Nationale d’un pays. Un tel privilège au Cameroun est rare !!! (Rires). J’ai vraiment apprécié ce moment.

Dis-nous Rose, de quelle bourse as-tu bénéficié pour te retrouver dans ce panel d’étudiants privilégiés ?

En 2012, J’ai bénéficié d’une bourse axée sur « rigueur professionnelle et déontologie ». C’est un programme du CFPJ, le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes de Paris. Il vise à développer chez l’apprenant, son sens critique, lui apprendre les règles déontologiques de base, les droits et devoirs du journaliste, afin d’être capable de donner une information fiable et crédible. Ce sont là quelques fondamentaux du métier de journaliste. Pour un professionnel, il s’agit aussi de se mettre à la page.

Combien de temps a duré ta formation ?

Un mois… C’était du 1er au 27 octobre 2012. Tous frais payés : Billet d’avion, hébergement, Assurance… La seule chose que j’avais à faire, c’était de me pointer à l’aéroport.

Comment juges-tu la qualité de l’enseignement là-bas et ici ?

Mon frère, honnêtement ! Je ne voudrais pas dénigrer la qualité de nos enseignements, mais il faut être réaliste, c’est le jour et la nuit ! (rires). C’est au Cameroun que j’ai suivi ma première formation en journalisme. On n’avait pas toujours les outils nécessaires au moment de passer à la pratique.

Au CFPJ, vous avez chacun un poste de travail. Les apprenants ont tout un studio de production avec du matériel dernier cri. Les formateurs sont extrêmement professionnels. J’ai appris à faire le reportage autrement. J’ai appris à donner vie aux objets. Cette formation a vraiment été bénéfique pour moi.

Présente- nous brièvement le CFPJ de Paris

Le CFPJ est le centre de formation et de perfectionnement des journalistes. C’est l’une des références en termes de formation. Le CFPJ de Paris fait partie du groupe CFPJ international. Il existe depuis plus de 67 ans et compte plus de 3000 journalistes formés à son actif.

Quels sont vos rapports avec les autres boursiers ?

Je ne les connaissais pas avant cette rencontre avec le Président de l’Assemblée Nationale française. Nous avons décidé de rester en contact.

Je vais te poser une question purement camerounaise hein ! Ça veut dire que tu as plus d’argent aujourd’hui ?

Nooooooooooon. Je n’ai pas plus d’argent ! D’ailleurs là sur moi là, je n’ai que 500 F CFA (Rires). Avec toutes les connaissances acquises au CFPJ, Dieu seul sait que je ne chôme plus. L’argent viendra avec le temps. Pour le moment, je continue à faire valoir mes compétences. Autrefois, j’étais cette journaliste qui manquait cruellement confiance en elle. Qui disait non à chaque proposition, qui pleurait parce qu’elle n’arrivait pas à boucler un reportage. Aujourd’hui, testez-moi, on ne va pas vous dire !

Ton mot de fin ?

Croire en Dieu. Croire en ses rêves. Travailler et surtout cultiver la patience. Les gens ont beau dire « Le temps passe vite, fais vite ! Répondez comme moi : « Je vais à mon rythme. Je ne participe pas à un rallye » Qui veut aller loin ménage sa monture ! Entourez-vous aussi des bonnes personnes et demandez conseil… J’espère que la France continuera à nous offrir de telles opportunités dans le but de nous aider à nous améliorer et par ricochet, sortir des mauvaises pratiques.

Merci Culture ébène et bon vent pour la suite.

 

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