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Dieudonné BAYOKOLAK : « On aimerait plus d’appuis matériel »

Maillon essentiel du GRAP Africa (groupe de recherche sur les arts et le patrimoine), Dieudonné est Lauréat du Concours de la Créativité lancé par le Centre Culturel Camerounais ; content de ce prix, il n’en est pas moins frustré, car espérant à plus quant aux retombées de cette consécration. Il s’explique…

S’il faille revenir sur les étapes qui émaillées cette compétition, qu’y a-t-il à savoir ?

Je ne saurais rentrer dans les secrets du jury qui a donné sa décision, mais le moins que je puis dire est qu’au départ nous étions au nombre de 9, par la suite nous sommes restés 7, puisque deux ont été éliminés. Nous avons exposé nos œuvres, chacun avait son génie et on s’y est mis à fond.

Et qu’est-ce qui finalement, à votre avis, aurait fait que la décision penche en votre faveur ?

Déjà en matière d’art, le talent est relatif, mais il est aussi vrai que la maturité dans un aspect purement technique, peut être un atout. Les autres n’ont pas démérité, mais j’estime que le choix du jury a été le bon.

Vous êtes lauréat de ce Concours de la Créativité ; qu’est-ce qui a changé ?

Je reste le même en tant que personne, simplement que c’est la motivation qui se veut plus forte, le désir d’aller de l’avant véritablement.

Un petit regret ?

Nous espérons juste que les idées meilleures seront mises sur pied pour améliorer ce genre d’initiative. Parce que nous n’avions pas assez d’éléments en notre disposition. C’est vrai que je suis lauréat aujourd’hui, sauf qu’il n’y a pas une très grande différence entre le lauréat et les autres candidats. J’aurais espéré un accompagnement véritable qui suive. Vous savez, quand vous sortez lauréat d’un tel concours et que vous êtes vu dans différents médias, on s’attend quand-même à ce qu’il y ait un accompagnement digne de ce nom, comme on le fait dans le domaine de la musique par exemple, et non simplement de la documentation –même si c’est nécessaire-. On aimerait un appui matériel, car là, honnêtement ça ne motive pas.

Parlez-nous de l’œuvre qui vous a permis de vous démarquer des autres…

Mon œuvre s’intitule Nouvelle envol culturel. Elle s’inspire du thème central du concours : « Renaissance et innovation culturelle ». On y retrouve trois grands moments, et si l’on va dans le sens de son format paysage, de l’extrémité gauche à la droite, on voit un grand oiseau qui est le symbole du « nouvel envol », avec des ailes largement déployées sous lesquelles on retrouve toute la diversité culturelle camerounaise. Pour moi c’est une invite au nouveau regard que la structure en charge de la culture au Cameroun jette, en choisissant de mettre en conjugaison les différents domaines qui la constituent, pour permettre un bon développement de l’activité artistique au Cameroun. J’y ai mis en avant la fragmentation de la forme et des couleurs.

Qui est Dieudonné BAYOKOLAK ?

Tout simplement un jeune camerounais qui cherche à se positionner dans l’univers artistico-culturel camerounais. Je bénéficie déjà d’une très large expérience dans mon expression plastique de par ma formation académique, je suis également Chercheur, attaché de l’Université de Yaoundé I. Actuellement je prépare un Master en Art Plastique et histoire de l’art. Je voudrais au mieux associer la pratique à ma formation, d’où ma participation aux Concours comme celui dont je ressors lauréat ici au Centre Culturel Camerounais.

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