Lady Ponce, une reine au royaume des seigneurs du Bikutsi

A la une, Biographies, Personnalités — Par admin le mercredi 27 mai 2009 à 11:33 a mercredi 27 mai 2009 à 11:33

ponce2Elle possède une silhouette de fille dangereuse. Des nattes longues jusqu’au bas du dos, un corps d’adolescente à peine sorti de la quinzaine, ses yeux d’un bleu surprenant sont couronné d’un regard doux et un petit bout provocateur. D’un autre coté lorsqu’on converse avec, elle parle d’un ton calme et posé, presque timide. Pourtant sur un podium ou une scène autre, elle déchire comme disent ses fans. Ses laborieuses nuits de cabarets et son implication dans sa vocation l’ont hissé aujourd’hui au sommet de la place publique camerounaise. Sa musique retentit dans tous les snacks des grandes villes du pays et dans tous les médias. Mais qui est donc cette jeune louve aux dents très longues? Qui est Lady PONCE, la femme à la voix extraordinaire, reine dans l’univers des seigneurs du bikutsi, une des danses en vogue au Cameroun ? Son nom est emprunté aux déesses des hautes sphères et aux partisans de l’innovation de l’art du rythme et du son si mûrement conçus, la camerounaise LADY PONCE de son patronyme NGONO Adèle Rufine est incontestablement l’une des grosses étoiles de la chanson camerounaise.

Auteur – compositeur – interprète, cette grande danseuse à la silhouette svelte a hérité de sa force de caractère et des rouages de la tradition « Béti » de sa maman, grande cantatrice et animatrice des réseaux d’association villageoise et par ailleurs homonyme de notre très chère diva (NGONO Rufine Adèle pour la maman).

Regarder le titre « trahison »

Elle est très tôt initiée à l’art du chant, alors que n’est qu’âgée de 10 ans, LADY PONCE réussit avec brio à son « baptême de feu » lequel consistait à chanter pour sa première fois à la place publique, en remplacement de sa mère empêchée, lors d’une visite de Monsieur le Sous-préfet de la localité. Sa force de caractère et sa précision feront de sa prestation une véritable émulation qui retentira très loin dans les localités environnantes et fera d’elle la guest star de toutes les manifestations analogues. Peu de temps après elle rejoindra les ordres dans l’espoir de devenir une sœur religieuse. Et laquelle éducation va forger son être et développer son altruisme. En pleine crise d’adolescence alors qu’elle n’est âgée que de 16 ans seulement, la « petite ponceuse » va être victime de l’amertume qu’une vie peut parfois réserver. Cette période est celle pendant laquelle est survenu le décès de sa mère. Moralement atteinte, la futur diva migre vers Yaoundé et s’installe au quartier Essos dans le domaine de ses parents aux côtés de ses frères aînés, et est déterminée à faire carrière dans la chanson.

Elle s’inscrira dans une chorale à la Chapelle d’Essos l’année d’après. S’engage dans un groupe congolais et commence le cabaret au Camp Sonel. Un an plus tard, elle rejoint le cabaret le plus en vogue de la capitale (CASCADE) et est initiée à la théorie du Jazz par le groupe VIBRATION avec qui elle évolue pendant quelques temps tout en élargissant son répertoire sur les rythmes chauds(Bikutsi – Makossa – Ndombolo – Salsa…) et parallèlement les chansons d’écoute. Mais ses premières orientations restent le folklore et ses idoles : SALLY Nyolo, COCO Ateba, Anne Marie NZIE. Alors que le cabaret bat son plein, LADY PONCE rejoint la célèbre troupe « AKOAK » véritable fondement musical et enregistreront un album de 10 titres dont la sortie sera retardée, voire même hypothéquée. La vague est ascendante et en 2004 la diva toque aux portes des studios pour la réalisation de son album « le ventre » et s’entoure d’une équipe de jeune très dynamiques qui lui donneront tout leur soutien moral et physique.

Regarder le titre le ventre

La diffusion du titre le ventre lequel résume également l’album tout entier permettra à la LADY d’être la révélation féminine de l’année dans plusieurs médias fera couler beaucoup d’encre et de salive. Sur scène, sa voix chaude à la fois suave et langoureuse, son charisme ahurissant et sa grande présence enivre les spectateurs. Chaque jour encore et plus que jamais la LADY « Tsunami » continue de poncer son public. Son dernier album fait encore parler de lui dans les évènements et les médias. Il faut cependant noter que lorsque la reine n’est pas en tourné ou dans les studios, elle se concentre sur son rôle de mère qu’elle joue à merveille pour ces deux enfants.

 © Journalducameroun.com

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4 commentaires

  1. Le guinarou dit :

    Elle est bien entourée ! de bons musiciens deans ses tubes ! quand on ecoute avec une autre oreille on est subjugué par les percussions et autres instruments ! à deguster et sans modération !

  2. jalin biwole dit :

    je t’aime! haaa si tu pouvais etre ma princesse avec qui je ferai des mignons enfants…je suis amoureux de toi!!! bravo bisous…

  3. flo dit :

    je suies congolaise et j’ adore la musique camerloke. elle tue.

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