Dieudonné

A la une, Biographies, Comédie & Humour, Personnalités — Par ydrisu le mercredi 30 décembre 2009 à 00:26 a mercredi 30 décembre 2009 à 00:26

Dieudonné

Dieudonné

Dieudonné se fait connaître comme humoriste dans les années 1990. Dans la deuxième moitié de cette décennie, il est de plus en plus engagé en politique, participant notamment à plusieurs scrutins électoraux.
Particulièrement controversé en raison de plusieurs de ses prises de position, Dieudonné voit son image publique se modifier progressivement au cours des années 20001 : alors qu’il était classé à gauche dans les années 19902, il est désormais condamné par diverses associations antiracistes et considéré comme une personnalité d’extrême droite par de nombreuses formations et mouvances politiques3, ainsi que par la presse nationale, qui l’accusent notamment d’antisémitisme5,6. Lui-même conteste ces accusations et se présente comme anti-sioniste et anti-communautariste 7.
Né en 1966 d’une mère française sociologue et peintre (Josiane Grué) et d’un père camerounais expert-comptable, Dieudonné grandit en banlieue parisienne (Antony, Bagneux et Verrières-le-Buisson).

Dieudonné humoriste
Après avoir vécu de petits boulots, il démarre dans le spectacle d’abord seul par l’écriture, puis avec son ami d’enfance Élie Semoun au sein du duo Élie et Dieudonné.
Le tandem traite des thèmes du racisme et de l’exclusion, cristallisant les hostilités communautaires dans plusieurs de leurs sketchs et notamment dans celui, caractéristique, où Dieudonné jouant le rôle de Bokassa, un Noir, est opposé à Élie incarnant Cohen, un Juif.
En 1993, il crée la société Bonnie production, la maison Merlin éditions en 1995 et les Ateliers de la Ganasphère en 1996.
En 1995, il sort un single, J’m’en cure le zen.
Dieudonné poursuit sa carrière d’humoriste, notamment dans son théâtre de la Main d’or à Paris qu’il a acquis à la fin des années 1990. Il fait également de ce café-théâtre un lieu de présentation du travail de jeunes artistes.
En 1997, Élie et Dieudonné se séparent pour des raisons qui apparaissent être autant professionnelles que personnelles11.
En 1998, il participe à la chanson Je crois que ça va pas être possible de l’album Essence ordinaire du groupe Zebda, dénonçant les discriminations raciales et religieuses.
En 2000, il chante en duo avec Gad Elmaleh dans la chanson J’ai la haine.
En 2003, il retrouve le groupe Zebda, pour faire une apparition dans le clip de leur chanson L’erreur est humaine.
Les spectacles et interventions de Dieudonné sont souvent en rapport avec l’actualité et des problèmes de société.
C’est le cas pour son spectacle Mes excuses qu’il joue dans le contexte de la polémique autour de certaines de ses interventions médiatiques. C’est aussi le cas pour son spectacle 1905 en rapport avec le débat sur la laïcité et le voile.
En mars 2006, Dieudonné débute un spectacle intitulé Dépôt de bilan.
2007 voit Dieudonné présenter un nouveau spectacle, Best-of : le meilleur de Dieudo ; comme à son habitude, l’humoriste se produit au théâtre de la Main d’or, mais aussi au Québec : festival Juste pour rire, impérial de Québec, national de Montréal, Grand Rire de Gatineau.
En 2008, il présente le spectacle J’ai fait l’con. À cette occasion, son ancien complice, Élie Semoun, lui fait une visite surprise en montant sur scène au mois de juin14. Élie Semoun déclare plus tard regretter de s’être laissé aller à monter sur scène, poussé par la nostalgie de son ancienne amitié pour Dieudonné15. En février 2009, il déclare ainsi : « C’est terrible, Dieudonné est ailleurs, dans le monde de la haine. Pour moi, c’est un traumatisme. C’est comme si j’avais vécu aux côtés [d'un] psychopathe ou [d']un pédophile sans m’en apercevoir. »
À partir de juin 2009, il présente dans son théâtre son nouveau spectacle, Sandrine, une suite de son spectacle de 2003, Le divorce de Patrick.

Spectacles avec Élie Semoun
• 1991 ~ 1993 : Élie et Dieudonné
• 1993 ~ : L’avis des bêtes – Une certaine idée de la France
• 1996 : Élie et Dieudonné en garde à vue

Spectacles en solo
• 1997 : Tout seul
• 2000 : Pardon Judas
• 2002 : Cocorico à Bobino
• 2003 : Le divorce de Patrick
• 2004 : Mes excuses
• 2005 : 1905
• 2006 : Dépôt de bilan
• 2007 : Best-of 1 : le meilleur de Dieudo
• 2008 : Best-of 2 : le meilleur de Dieudo
• 2008 : J’ai fait l’con
• 2009 : Sandrine
Thèmes politiques dans ses spectacles
Les spectacles de Dieudonné ont toujours traité de thèmes culturels et de société. Dieudonné se revendique comme athée. Il a critiqué les religions catholique, musulmane et juive dans ses spectacles (Les religieux m’énervent ou La fine équipe du 11) ; il s’est également moqué des athées dans son sketch La secte du rien (dans Dépôt de bilan). Dieudonné se présente comme un universaliste républicain et dit défendre l’égalité. Il a critiqué les communautarismes et la victimisation identitaire dans Le conseil de classe (spectacle 1905). Il se dit attaché à la laïcité et lui a consacré un spectacle complet (1905). Il se moque enfin des racistes dans son sketch l’Association des racistes anonymes (Mes excuses).
Au fil des années, les positions politiques de Dieudonné ont pris une place de plus en plus importante dans ses sketches humoristiques. Il critique la politique israélienne, l’impérialisme américain et le néocolonialisme français, et remet en cause la version communément admise des attentats du 11 septembre 2001.
A partir des années 2000, les polémiques politiques qui entourent Dieudonné concernent désormais également ses prestations d’humoriste. Dans son spectacle Mes excuses, il s’en prend aux « sionistes » qui « pleurnichent sous prétexte que mémé et pépé en ont chié et qui s’croient tout permis17 » ou bien faisant référence aux évènements de Lyon qui ont perturbé son spectacle, qui « attaquent toujours par derrière ». En 2004, le B’nai Brith, d’abord inquiet de voir Dieudonné se produire au Festival Juste pour rire, au Canada, juge le spectacle au final « pas raciste » mais « de mauvais goût » et généralement insultant pour tout le monde.
Jean-François Kahn, dans Marianne, évoque en 2005 l’« immonde rhétorique de Dieudonné » et parle de « jamais vu depuis 60 ans : une salle de 5 000 personnes a fait une standing-ovation à des propos répétitivement et ouvertement antisémites ».

Dieudonné et le cinéma
Dieudonné débute en 1996 une carrière cinématographique avec le film Didier d’Alain Chabat et joue dans de nombreuses comédies entre 1996 et 2004. Deux de ses projets de film, l’un sur Judas et l’autre sur l’esclavage (Le Code noir), n’ont pas abouti.
Selon Dieudonné, le CNC aurait justifié son refus de subventionner le projet dans la mesure où « la traite des noirs n’est pas un sujet de film ». Dieudonné estime par ailleurs que le CNC ayant subventionné plusieurs films sur la Shoah, « c’est une guerre qui est déclarée, culturellement, au monde noir » et que le CNC est dirigé par des « sionistes ». Dieudonné considère qu’il ne doit pas y avoir de « monopole de la souffrance ». Évoquant la population antillaise sous l’esclavage, il déclare : « La population antillaise est, elle, née du fruit du viol sur 400 ans ».

Filmographie
• 1991 : Marc et Sophie (TV) (apparition)
• 1991 : Vivement lundi ! (TV) (apparition)
• 1992 : Les taupes-niveaux (TV), de Jean-Luc Trotignon : Le propriétaire de la ’4L’
• 1996 : Didier, de et avec Alain Chabat : un commentateur sportif, Jean
• 1997 : Le Déménagement, d’Olivier Doran : Sam
• 1997 : Le clone, de Fabio Conversi : Léo
• 1998 : Le Derrière, de et avec Valérie Lemercier : Francis
• 1999 : Vive nous, de et avec Camille de Casabianca : Bruno
• 2001 : Une famille très ordinaire
• 2001 : Philosophale, de Farid Fedjer
• 2001 : Voyance et manigance, d’Eric Fourniols : le mage Alban
• 2001 : HS Hors Service, de Jean-Paul Lilienfeld : Marchand
• 2001 : Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, de et avec Alain Chabat : Caius Céplus
• 2001 : Camera Café (TV) (apparition)
• 2003 : Les clefs de bagnole, de et avec Laurent Baffie : lui-même
• 2004 : Les 11 commandements, de François Desagnat & Thomas Sorriaux : le Dieu de la blague
• 2004 : Casablanca Driver, de et avec Maurice Barthélémy : Bob Wise
• 2007 : La Méthode Bourchnikov de Grégoire Sivan : Roman Goübrick (voix).
www.wikipedia.com

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