IDY OULO : « je suis un ambassadeur de la culture Peulh »
A la une, Interviews, Musique — Par ydrisu le jeudi 31 décembre 2009 à 15:05 a jeudi 31 décembre 2009 à 15:05
Idy Oulo
C’est un rendez-vous très enthousiasmant pour moi car cela fait 10 années je suis parti en France, je suis presque revenu chaque Année pour revoir ma famille et mes amis, mais cette fois c’est avec un plus, car je pourrai me produire en solo pour eux et surtout accompagné des musiciens locaux, c’est un vraie plaisir pour moi !!
Cela fait presque 10 ans que tu es parti du Cameroun, penses-tu que l’on se souvienne encore de toi ? Oui ma famille et mes amis rires …
Ton départ du Cameroun en 2000, marque également ton départ du groupe faadah- Kawtal et le début de ta carrière solo. Ton génie étouffait-il au sein de ce groupe ?
Non pas de tout puisque Isnébo & Sali (membre du faadha kwatal, ndlr) savent bien ce que je vaux comme musicien. J’ai rencontré Isnebo la 1ère fois sur place chez moi à Mayo-oulo lors d’un concert d’Ali Baba en 1988 et j’avais défié Ali en danse (sans prétention) lors d’un concours de danse et chant que lui même avait organisé (rires).
En 2005 tu sors « ténèbres » ton premier album solo. Peux-tu le présenter à nos internautes et quelles sont les thématiques abordées dans les chansons de cet album ?
Ténèbres est un Album de 8 titres, c’est un projet personnel qui parle de toute la société la souffrance du continent africain le pardon envers son prochain. C’est un album qui s’écoute et se partage. J’ai tenu à présenter aux mélomanes un style sahélien plus professionnel et international car j’ai toujours eu des oreilles bien développées et Dieu merci de m’avoir doté de ce génie de créer comme je le sens !
Quelles sont les personnes qui ont participé à cet album ?
Simplement des Musiciens professionnels de la région où je vis en France, car je n’ai pas de tabou pour mes créations et ce n’est pas impératif d’inviter les têtes d’affiches pour interpréter ce que j’ai créé car tout musiciens est bon à partir du moment où il me rejoue ce que j’ai demandé, je n’ai pas de complexe vis-à-vis de qui ce soit pour ce qui est d’intervenir dans mon disque ou sur scène.
Dans ton album figure également une reprise du titre « négro et beau » de Donny Elwood. Pourquoi ce choix ? C’est juste un choix personnel à cause de la pertinence du message et en souvenir de ce que j’ai vécu entant que Noir en France …
Aujourd’hui tu es ambassadeur de la musique et de la culture peulh, comment cette musique et cette culture peulh sont-elles perçues par les occidentaux ?
Je suis encor en cours de conquête, rien n’est joué j’ai beaucoup encore a apporter à cette musique Poullar et fali (ethnie du Nord Cameroun, ndlr). Bref cette culture africaine et du monde, mais je dirai que ce 1er Album de 8 titres me fait tourner partout dans le monde plus au moins après chaque envoie j’ai eu des invitations dans différents festivals … donc Alhamdoullilah (rires).
Quel lien gardes-tu aujourd’hui avec tes anciens compagnons du groupe Faadah Kwatal ?
Bien et même très bien, on se téléphone avec Isnébo très souvent. D’ailleurs juste 1an après mon départ du Kawtal j’avais partagé une scène en France avec eux lors de leur passage au Festival d’Angoulême et 2 ans après à Douala au Festival qu’avait organisé Guiness Cameroun au stade Mbapelépé ….
Ton 1er album (Ténèbres) n’est pas très connu du grand public dans ton pays d’origine. Que comptes-tu faire pour remédier à ce défaut de promotion et visibilité ?
J’étais venu présenter mon album aux promoteurs de la musique au Cameroun et aussi les producteurs locaux mais ceux là ne me semblaient pas à l’époque capable de défendre les idéaux de ma musique… J’aime qu’on respecte tout style de musique si cela n’est pas le cas ça ne m’intéresse pas et donc j’ai donné des cd aux journalistes, les amis et proches.
Ailleurs, au Sénégal par exemple, les aînés qui ont réussit réinvestissent dans leur pays afin d’en faire profiter les plus jeunes. Que fait Idy Oulo pour ces jeunes frères du Nord encore musiciens/chanteurs amateurs ?
J’ai beaucoup réfléchi à cela car le Nord Cameroun a effectivement besoin d’un ambassadeur qui peut investir dans ce domaine. Dernièrement, j’ai reçu un courriel d’un Mr.Kadry Yaya qui est très encourageant et entre autre nous allons discuter là déçu car je crois qu’il y’a des personnes qui veulent faire des choses dans le Sahel pour la Culture Africaine Je vais vous dire quelque chose, ce qui fait avancé les artistes Sénégalais et ou maliens et autres C’est le Soutiens national …. Je les connais de Youssou N’dour, salif Keita, Oumou Sangaré, Alpha Blondy et autres je partage les mêmes scènes que ceux là et je dois vous avouer ils ont eu des appuis.
Un dernier mot ?
Mon dernier mot … ‘’NDA DOUNIA ETO BALDé’’ (Tiens Voici la Vie mais où se trouve la Longévité ?)
Merci Idy et bonne chance
Merci culture ébène et bonne année 2010.
Interview réalisée par Ebah Essongue Shabba
Tags: idy oulo, idy oulo en tournée au cameroun


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Un commentaire
bravoo! Idy oulo nous t,avions vu en concert avec mes amis au Canada , c’était formidable , tu as du talent continue comme sur ce chemin ,
bonne Année
Mc L