Faudel: Bled Memory
A la une, Actualités, Musique — Par ydrisu le vendredi 12 février 2010 à 21:38 a vendredi 12 février 2010 à 21:38
Faudel
Enfant, il écoutait les cassettes que sa mère ramenait du marché : Cheb Hasni, le pionnier du raï love, mais aussi Lili Boniche, Dalida, Salim Hallali… Ses vacances d’été à Oran peaufinaient son éducation musicale : Cheikha Rimitti la scandaleuse ou le groupe de fusion Raïna Raï.
Bled Memory navigue donc entre des morceaux fondateurs de l’histoire du raï, qui se dessine entre Oran, Tlemcen et Sidi-Bèl-Abbès et les standards de la musique maghrébine, revus et corrigés par le « petit prince du raï ». On redécouvre Bambino, chanté par Dalida et orientalisé par Lili Boniche, Sidi H’bibi, interprétée par la grande voix de la musique arabo-andalouse algérienne Salim Halali ou Baida Mon amour, chantée par Cheb Hasni, assassiné il y a quinze ans en pleine rue à Oran
L’intention de Faudel de mettre en valeur sa double appartenance culturelle, notamment après avoir soutenu en grande pompe la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, n’est pas anodine. Mais malheureusement, ce retour au bled ne tient pas toutes ses promesses. L’album, très court – 36 minutes !- manque de simplicité : alors que les structures originales des morceaux de l’Oranie mettent en avant les voix, celle de Faudel est ici étouffée sous des kilogrammes d’arrangements.
Bled Memory invite trop d’instruments, de violons ou de chœurs, à rentrer dans le cortège de ce retour au pays, qui aurait peut-être mérité davantage d’intimité.
www.rfi.fr
Tags: faudel


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