MIS ME BINGA : FESTIVAL INTERNTIONAL DE FILMS DE FEMMES.

Actualité 7e art, Bandes annonces, Cinéma, Cours métrage, Critiques films, Films à l'affiche — Par ydrisu le jeudi 04 février 2010 à 00:04 a jeudi 04 février 2010 à 00:04

L’année 2010 verra entrer dans le paysage culturel camerounais un nouveau festival ; mais il est loin de penser que ce sera juste un festival de plus. Le concept en effet est nouveau : le festival est sous-titré Festival International de Films de Femmes. Il porte un nom qui témoigne bien de son origine camerounaise : MIS ME BINGA, entendez « Regard de Femmes ». De plus, c’est la toute première édition du genre dans la sous région Afrique centrale voire des Grands Lacs. C’est donc tout à l’honneur du Cameroun d’en être la terre mère ; et aussi une fierté pour les femmes cinéastes africaines qui ont là désormais un lieu d’échange et de rencontre avec leurs collègues du monde entier.

evodieLe festival est né d’un constat : de toute la cinématographie camerounaise, les femmes sont celles qui ont fait le moins de films. A peine un film par décennie! Sans exagérer. Pourtant l’histoire est claire : SITA BELLA (à qui cette édition veut rendre hommage) est l’une des figures de proue du cinéma camerounais, et qui a reçu des hommages de son vivant de ses pairs du continent. D’autre part, les films faits par les femmes ont toujours fait l’objet d’une attention et d’un intérêt particuliers de la part du public. Ils ont remporté des prix sur le plan continental et la reconnaissance dans des festivals internationaux. On énumérera tout ceci mais on ne saurait oublier ces jeunes dames aux « yeux » longs qui font leurs armes au Centre de Formation Professionnel des métiers de l’Audiovisuel de la CRTV (CFPA), à la section des Arts du Spectacle et Cinématographie de l’Université de Yaoundé I… et qui écument chaque année les festivals (Ecrans Noirs, FESTEL, Yaoundé Tout Court et bien d’autres à travers le continent africain…).

Cette première édition est mise sous le thème « Regard de femmes : 180° de plus.» Il est sous-tendu par l’idée selon laquelle la vision globale du monde dans tous ses aspects peut être circonscrit en 360° ; comme ceux d’un cercle. L’homme détiendrait donc 180° et aurait besoin des 180° de la femme pour que la société puisse avoir la vision complète requise pour avancer sereinement. Le cinéma, septième art, est aujourd’hui un media et un outil que femmes comme hommes peuvent utiliser à bon escient.

Le festival a reçu cette année, un peu plus d’une quatre vingtaine de films. Un peu plus d’une trentaine ont été sélectionnés pour être donnés à voir au public au Goethe-Institut Kamerun, au Centre Culturel François Villon de Yaoundé et au Centre de Jeunes de Nkomkana (village du festival). Longs métrages comme courts sont venus de quatre coins du monde : Cameroun, Namibie, Gabon, Kenya, Allemagne, Canada, Israël, Pologne, Zimbabwe, Autriche, Grèce, Grande Bretagne, France, Espagne… Une compétition est ouverte dans trois domaines et réservée aux courts métrages : la meilleure fiction, le meilleur documentaire, le prix de la meilleure interprétation féminine et le prix de la meilleure interprétation masculine.

Il est attendu une délégation de cinéastes japonais qui devraient être au Cameroun le 1er mars. On note une participation honorable de cinéastes Camerounaises qui compte bien faire entendre leur voix, faire voir leurs images et représenter valablement le pays. On regrettera peut-être le fait que l’Occident soit, une fois de plus, plus représenté ; ceci d’un autre côté donne raison aux motivations de la création de ce festival.

Le GIC Vidéo Star dirigé par Narcisse Wandji (promoteur du festival qui est à l’origine de cette initiative) est constitué de jeunes Camerounais dont la moyenne d’âge atteindrait à peine les vingt cinq ans, compte bien faire de ce festival une institution. La très jeune directrice Evodie N. NGUEYELI et sont équipe travaillent d’arrache pied pour y parvenir. Le chemin sera long et ardu mais le pari semble en bonne voie d’être gagné dans le temps ; le soutien du Goethe-Institut Kamerun, du Centre Culturel François Villon de Yaoundé et de l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne au Cameroun, Open Solution (mboablog.com) entre autres (à cette date) montrent bien qu’il y en a qui y croient et sont prêts à soutenir cette entreprise.

Vivement la conférence de presse du 26 février 2010 au Goethe- Institut Kamerun sis à Bastos (Yaoundé, Cameroun) ; lieu qui abritera les cérémonies officielles d’ouverture et de clôture, respectivement les 4 et 8 mars 2010.

www.mismebinga.com
mismebinga@gmail.com

Paul SteveK.

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