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Nguébatang Bouba Herman le virtuose qui peint le visage du sahel

C’est l’un des jeunes prodiges de l’art plastique camerounais, et même africain. Né à Garoua le 25 septembre 1988, Nguébatang Bouba Herman est un artiste peintre autodidacte qui vit et travaille depuis des années au bord de la rive gauche du fleuve Bénoué où son goût pour l’art s’est manifesté très tôt. « Je n’ai malheureusement pas été dans école d’art plastique, mais j’ai plutôt été encouragé par mon maitre d’école primaire. Malgré l’opposition de mon père, j’ai suivi ma voie, attiré par les crayons couleurs et la peinture à eau dès mon jeune âge. Mais ma rencontre avec William Kayo marque pour moi, un tournant décisif dans mes créations d’art plastique et je lui serai toujours reconnaissant », déclare Herman Bouba. « Au-delà des mots, mes toiles prennent vie et les éléments deviennent vivant, plus mobile et les couleurs sont plus harmonieuses. Avec une composition de plus en plus rigoureuse, j’essaie de trouver ma voie à travers des styles qui me sont propres et bien particuliers. Peintures paysagiste, portrait, figuratif, abstrait et surréalisme sont des styles bien fougue et enthousiasme pour moi. Mes sujets sont les portraits, les scènes de vie quotidienne, paysage, animaux etc. Je peins à la peinture à huile sur toile principalement au pinceau auquel j’aime donner un maximum de légèreté à mes œuvres », explique le peintre Nguébatang Bouba Herman qui utilise comme accessoire des fibres des toiles, de la sciure de bois, des papiers. Ce sont d’après lui des matériaux qui donnent du rythme à sa création tout en introduisant des reliefs et des silhouettes au gré des inspirations de son âme qui ensemble, réagissent au déplacement tant visuel qu’à celui de l’éclairage. Le motif devient alors plus vivant et réagit avec une certaine mobilité, puis la matière et la couleur inondent l’espace, surmontant la mobilité du temps qui fuit.  Nguébatang Bouba Herman affirme composer ainsi et à sa manière les images  d’une Afrique à la fois traditionnelle et tournée délibérément vers ailleurs.

Selon Bouba Herman « l’art est à la fois une sorte d’entité et une suite de questionnement, il est le lien entre le visible et l’invisible ou se mêlent le passé, le présent et l’avenir ». Son travail dans un relief suggéré avec des couleurs vives et chaudes, l’amène à poursuivre ses recherches à travers un champ d’exploration défini par des interrogations constantes. « Je m’inscris ainsi dans un processus de remise en question perpétuelle par rapport à la société dans laquelle nous vivons….C’est un voyage dans les réalités humaines, une sorte violation de l’intimité des inconnus que je croise au détour d’une rue, autour d’un verre, ou dans un marché », déclare Bouba Herman. S’inspirant de ces rencontres fortuites, le jeune essaie ainsi de trouver sa voie à travers des dédales de la vie tout en restant objectif.

Par Ebah Essongue Shabba

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