CamerounInside

Quelques Camerounismes.

Une dame converse avec une autre passagère dans un taxi à Yaoundé. Elle se plaint de maux d’estomac. Mais pour saisir la conversation, il faut vraiment être initié quoi.

–          Ma sœur je te dis, j’ai l’estomac. S’exclame la malade.

–          Wèèèèèèèèèèèèè (Exclamation de dépit) rétorque l’autre. Tu as fait comment pour avoir l’estomac ?

–          Je ne sais pas. J’avais d’abord le sciatique, maintenant c’est l’estomac. Je vais faire sauf que comment ?

–          Tu ne vois pas que tu dois aller à l’hôpital ?

–          J’étais là-bas non ?

–          Et on t’a dit quoi ?

–          On m’a dit que c’est parce que j’étais grosse.

–          Mais moi-même j’ai été grosse, pourquoi je n’ai pas eu l’estomac et le sciatique ?

–          Aka (Exclamation de rejet). Je ne sais pas oh. Tu as ton corps, j’ai mon corps.

–          Mais tu as quand même pris des médicaments ?

–          Sans prendre ? Hum, sinon c’est seulement mon cadavre que tu allais voir maintenant.

–          Va alors voir la femme de mon quartier qui fait les produits là.

–          Quelle femme ?

–          La femme là qui fait l’indigène. Ses produits soignent jusqu’à.

–          Il y’a pas faute, je vais sauf que partir.

Vous avez compris quelque chose ?

Essayons donc de transcrire :

–          Ma sœur je te dis, j’ai mal à l’estomac, s’exclame la malade.

–          Dis-donc ! rétorque l’autre. Comment est-ce possible ?

–          Je l’ignore. J’avais tout d’abord des douleurs au niveau du nerf sciatique maintenant c’est l’estomac. Je n’y peux rien.

–          Tu ne vois pas que tu dois aller à l’hôpital ?

–          J’y étais effectivement.

–          Et on t’a dit quoi ?

–          On m’a dit que c’est le résultat de ma grossesse.

–          Mais moi-même j’ai été enceinte, je n’ai pourtant pas eu ces maux.

–          Laisse tomber !  Je n’en sais rien. A chacun son organisme.

–          Mais tu as quand même pris des médicaments ?

–          Bien sûr que si !  Sinon je serais morte aujourd’hui.

–          Je te suggère  la dame de mon quartier qui fait la médecine traditionnelle.

–          Quelle femme ?

–          La femme là qui soigne à l’indigène. Ses produits sont très efficaces.

–          Sans faute ! J’y vais de ce pas.

Vive la langue française ! Vive le Cameroun !

http://dania.mondoblog.org

  

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Ne manquez aucune actu !

Laissez votre adresse e-mail pour recevoir une selection des meilleurs articles du site !
Email
Prénom
Secure and Spam free...