Le maître Tambour Amadou Kiènou fait partie des lauréats du prix Abok I Ngoma, qui a récompensé lundi 16 juillet 2012 ceux là qui ont œuvré pour son rayonnement, c’était lors de la cérémonie d’ouverture au palis des congrès de Yaoundé.
Tu as reçu des mains du Directeur Adjoint de l’IFC du Cameroun Yves Ollivier, une récompense assez mémorable, pour ton apport à la danse africaine mais aussi au festival Abok I Ngoma, ça fait quoi de se sentir gratifier d’un tel prix ?
Tout d’abord, c’est une fierté pour moi de revenir au Cameroun dans le cadre d’Abok I Ngoma, c’est un pays de joie, de chaleur et d’un public qui vraiment aime la culture. Je suis bien sûr très content de recevoir ce prix, vraiment je ne m’y attendais pas. C’est toujours une grande satisfaction que de se voir récompenser pour son travail, ça témoigne de la valeur que l’on reconnait à votre art. Et de l’avoir reçu des mains de Yves Ollivier que je connais très bien, grâce à ce festival que Elise Mballa Meka a mis sur place, vraiment c’est un grand honneur, je suis très touché.
Pour célébrer ce prix, on t’a vu courir vers Germaine Acogny, puis tu as posé un genou au sol avant de l’embrasser…, lui dédies-tu cette statuette ?
Vous savez, Germaine Acogny pour moi, c’est une légende, c’est l’icône de la danse. Quand je n’étais encore que tout jeune et je commençais à peine à jouer du Djembé, Germaine Acogny m’a donné cette envie là de respecter l’art. Elle est pour moi une mère, au même titre que ma vraie maman et pour ça je ne cesserai jamais de lui dire merci, car, comme je l’ai toujours dit, le merci n’a jamais écorché une bouche.



















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