
Auteur du Magnificat de la Pensée Blanche, il invite l’Afrique et l’Occident à une transformation spirituelle : La Paix est une force consciente, pas une faiblesse.
Bonjour Monsieur Oscar Elimby, pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Oscar Elimby. Maître ès-Arts en éducation et spécialiste dans l’administration de l’éducation, je suis enseignant, gestionnaire, Formateur agréé et essayiste. Originaire de Douala, au Cameroun, je vis à Montréal. Mon parcours se situe au croisement de la spiritualité, de l’éducation et de la réflexion sur l’injustice et la violence dans nos sociétés. J’ai fondé à Montréal-Nord un organisme de charité dédié à la lutte contre le décrochage scolaire à travers le Programme Sport-École destiné aux jeunes de 6 à 16 ans.
Mon livre, Le Magnificat de la Pensée Blanche, est né d’une conviction profonde : la violence qui traverse notre monde n’est pas seulement politique ou économique, elle est aussi intérieure, mentale et spirituelle. À travers une approche historique, psychologique et spirituelle, j’invite chacun à s’interroger sur les mécanismes de domination, de vengeance et de pouvoir.
Je ne cherche ni argent ni pouvoir ni reconnaissance. Mon objectif est simplement de contribuer, à mon niveau de compréhension, à une prise de conscience collective, afin d’ouvrir des chemins de paix, de responsabilité et de réconciliation.
Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre et à qui s’adresse-t-il ?
J’ai écrit ce livre parce que je suis profondément convaincu que la violence qui traverse notre monde ne vient pas seulement des armes, des États ou des idéologies, mais d’un déséquilibre intérieur de l’être humain. Mon parcours spirituel, mon travail auprès des jeunes, et mon observation de l’histoire m’ont amené à comprendre que l’on ne peut pas guérir les sociétés sans guérir les consciences.
Ce livre s’adresse à toute personne en quête de sens, aux Africains et Afro-descendants en recherche de libération, aux éducateurs, aux militants, mais aussi aux décideurs et SURTOUT aux peuples européens. Il s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre le monde sans tomber ni dans la haine, ni dans la vengeance, ni dans la soumission.
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J’ai choisi ce titre parce que le Magnificat est un chant de renversement sans haine, un retournement de l’ordre du monde par la conscience et par l’élévation intérieure. La « Pensée Blanche » n’est pas une couleur, mais une idéologie suprématiste, une architecture mentale et politique de domination et de prédation. En réunissant ces deux concepts, j’ai voulu dire qu’il est possible de critiquer profondément un système de pouvoir sans reproduire sa violence. Ce titre résume exactement mon approche : déconstruire sans haïr, transformer sans détruire.
Quels sont les thèmes développés dans cet ouvrage ?
J’aborde dans ce livre la fierté nègre, la domination par la violence, le rejet de la vengeance, mais aussi et SURTOUT la Spiritualité, la méditation, la réconciliation et la paix. Je montre comment l’histoire, la psychologie et l’intérieur de l’être humain se croisent pour expliquer pourquoi la violence persiste. Et j’invite à une transformation qui commence en soi.
Pourquoi le sous-titre : la fin de la barbarie et de la suprématie occidentale
J’ai choisi ce sous-titre parce que mon livre ne dénonce pas des peuples, mais un système de domination qui a produit de la barbarie sous couvert de civilisation. La « fin » que j’évoque n’est pas une fin violente, mais la fin d’un mode de pensée fondé sur la suprématie, l’exploitation et la hiérarchisation de l’humanité. C’est un appel à un changement de conscience, pas à une guerre des peuples.
Est-ce votre premier livre ?
Oui, Le Magnificat de la Pensée Blanche est mon premier livre en tant qu’unique auteur. C’est l’aboutissement de nombreuses années de réflexion, de travail intérieur, d’observation de l’histoire et d’engagement auprès des jeunes. Je suis co-auteur des actes du forum tenu à Montréal sous le titre Entrepreneuriat et intégration des Canadiens issus de l’immigration, cas des québécois d’origine africaine.
Ecrivez-vous dans d’autres genres littéraires (poésie, contes, roman, théâtre, etc)
Je n’écris pas selon des catégories rigides de genres. J’écris selon ce que la conscience me dicte. L’essai est aujourd’hui mon principal canal, mais la poésie, le conte et le récit symbolique sont des langages naturels de l’âme. Ils viendront peut-être au moment juste.
Quel est le message particulier que vous adressez dans votre livre ?
Le message principal de mon livre est un appel à la lucidité sans haine. Je montre que la violence, la domination et la vengeance sont des cycles qui se transmettent dans l’histoire comme dans l’intime, et que tant que l’être humain ne se connaît pas lui-même, il reproduit ces schémas. J’invite donc à une transformation profonde : comprendre l’histoire, oui, mais sans tomber dans la revanche ; dénoncer l’injustice, oui, mais sans perdre son humanité. Mon message est que la paix n’est pas une faiblesse, c’est une force consciente.
Quelles sont vos sources d’inspirations ?
Ma première source d’inspiration est la présence de Verbe dans le silence. Mes autres sources d’inspiration sont multiples et profondément liées à mon parcours. Il y a d’abord la spiritualité, la prière, la méditation, qui nourrissent mon regard intérieur. Il y a ensuite l’histoire, en particulier celle de l’Afrique, de l’esclavage, de la colonisation et des conflits modernes, qui m’aide à comprendre les racines des souffrances actuelles.
Je suis aussi énormément inspiré par l’être humain dans sa fragilité : les jeunes que j’accompagne, les familles, les personnes en quête de sens. Enfin, mes lectures — philosophiques, historiques, sociologiques et spirituelles — jouent un rôle essentiel dans la maturation de ma pensée. Tout ce que j’écris naît à la fois du silence intérieur et du monde réel.
La rédaction de ce livre vous a pris combien de temps ?
La rédaction de ce livre ne s’est pas faite en quelques mois. Elle s’est étendue sur plusieurs années, parce qu’il ne s’agit pas seulement d’un travail d’écriture, mais d’un travail de réflexion, d’observation de l’histoire, de maturation spirituelle et d’engagement auprès des autres. Certains passages ont été écrits rapidement, presque d’un seul souffle. D’autres ont nécessité du recul, du silence, de la relecture et parfois même de longues pauses. Ce livre a grandi en même temps que moi.
Y’a-t-il d’autres livres en vue ?
Oui, j’ai déjà plusieurs projets en tête. Ce premier livre pose les bases : la conscience, la non-violence, la déconstruction des systèmes de domination, la paix intérieure. Les prochains approfondiront d’autres dimensions, notamment l’éducation des jeunes, la fierté nègre, la résistance Africaine, la transmission aux jeunes et la reconstruction des imaginaires collectifs. J’aimerais également produire un ouvrage plus pratique sur le retour aux valeurs, à la culture et aux religions Africaines.
Pourquoi avoir choisi les éditions de Midi pour la publication de votre livre ?
J’ai choisi les Éditions de Midi avant tout pour une raison de cohérence humaine et intellectuelle. Je ne cherchais pas seulement un éditeur, mais un partenaire de sens, capable de comprendre l’esprit du livre, sa profondeur, sa dimension spirituelle et son message de paix. Avec les Éditions de Midi, j’ai trouvé une écoute, une ouverture et un respect de la démarche, sans pression idéologique ni logique purement commerciale. C’était essentiel pour moi, car ce livre n’est pas un produit, c’est un message.
La maison d’édition est jeune et dynamique, comme son fondateur et elle a des projets qui visent des jeunes. Elle comprend les enjeux de l’éducation et de la jeunesse. Ceci a été déterminant et a facilité mon choix des Éditions de Midi, si on tient compte de mon engagement auprès des jeunes : contribuer à éveiller leur conscience.
L’écriture pour vous est-il un don ou alors vous suivez les pas de vos proches (papa, frère et sœurs) ?
Je crois profondément que l’écriture est d’abord un don, quelque chose qui s’impose à vous de l’intérieur. Mais je ne nie pas l’influence de ma famille. Grandir dans un environnement où la parole, la réflexion et l’expression existent crée un terrain favorable. Je ne marche pas dans les pas de mes proches au sens de l’imitation, mais leur présence, leurs échanges, leurs regards sur le monde ont certainement affiné ma sensibilité. Disons que le don était là, et que la famille a été une terre où il a pu prendre racine.
A quand la cérémonie de dédicace ?
La cérémonie de dédicace est en cours d’organisation, en collaboration avec mon éditeur et nos partenaires. Nous souhaitons que ce moment soit un véritable temps de rencontre, d’échange et de partage avec les lecteurs. La date officielle et le lieu seront annoncés très bientôt sur les canaux de communication dédiés.
Ou trouvez le livre ? et le prix ?
Le Magnificat de la Pensée Blanche est disponible via les Éditions de Midi, dans certaines librairies partenaires ainsi que sur les principales plateformes de vente en ligne.
Concernant le prix, il a été fixé en cohérence avec le format de l’ouvrage et sera communiqué officiellement très prochainement à travers les canaux de l’éditeur et mes réseaux.
Ou, au choix Le prix public de l’ouvrage est de 25 000 FCFA ou 20 000, etc. Le livre est également accessible lors des rencontres, conférences et séances de dédicace organisées autour de sa sortie.
Votre mot de fin
Ce travail n’a pas la prétention d’apporter toutes les réponses, mais il souhaite ouvrir des pistes, questionner les certitudes et rendre au lecteur le pouvoir de penser par lui-même. La réflexion continue, au-delà du livre, dans chaque conscience éveillée.
Nous ne changerons pas le monde en reproduisant ses blessures. Nous le changerons par la lucidité, par l’unité et par la paix. J’offre ce livre comme une invitation : celle de penser autrement, d’aimer autrement, et de bâtir autrement. Comme Mener Autrement que j’ai fondé en 2003 pour les jeunes au Canada.
Que chacun trouve dans ces pages non pas une colère supplémentaire, mais une lumière intérieure. Que ce livre ouvre des chemins de paix là où le monde entretient encore des murs. Et que chaque lecteur se souvienne : la vraie transformation commence dans le silence de l’âme.
Si mon livre parvient à éveiller une seule conscience, à apaiser un seul cœur, à briser une seule chaîne intérieure, alors l’effort n’aura pas été vain. Le reste appartient au lecteur : c’est lui qui, désormais, poursuit le chemin.
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