
Quand les manœuvres administratives et politiques font obstacle à la loi de 1977 sur l’organisation de la chefferie traditionnelle.
Kemtcham Jean Paul, chef du quartier Koptcha à Bangangté
A
S.E.M PAUL BIYA
Chef de l’Etat, président de la République
Objet : Lettre ouverte
Excellence Monsieur le Président de la République,
Permettez-moi de m’incliner devant votre très haute personnalité pour vous faire connaître la situation d’injustice et de marginalisation dont je suis victime depuis plus de six ans.
Qu’il me plaise de vous faire le récit des faits. Le 14 mars 2019, s’est tenue l’élection en vue de la désignation du chef de troisième degré du quartier 4 (Koptcha) au centre urbain de Bangangté.
La commission mise sur pied pour l’élection constituée du représentant du Chef supérieur Bangangté, des chefs de quartiers centre urbain, et d’un secrétaire de séance a été supervisée par le Sous-Préfet de l’arrondissement de Bangangté. Les habitants du quartier 4 ont constitué le corps électoral, dont 686 admises à participer au vote. Le scrutin s’est poursuivi jusqu’à 19 heures suivi du dépouillement en présence de tous les acteurs impliqués. Des 266 votants, j’ai obtenu 203 voix (soit 76,31%), parmi les cinq candidats en lice, le deuxième me suivait avec 40 voix.
Au terme des opérations de vote, le Sous-préfet de l’arrondissement de Bangangté a indiqué dans le procès-verbal que « le vote s’est effectué dans des conditions de sécurité et de transparence grâce à la présence des forces de l’ordre et des scrutateurs afin d’éviter toute fraude. Les électeurs étaient préalablement identifiés sur la liste de avant de passer au vote.
Le procès-verbal dûment établi et signé est remis à l’autorité compétente : qui est le préfet d’après l’esprit de la loi de 1977 portant organisation de la chefferie traditionnelle au Cameroun.
Excellence Monsieur le président de la République, quatre préfets sont passés à la préfectorale dans le Ndé depuis élection. Jusqu’ici, aucun n’a signé mon arrêté. La raison invoquée dépasse l’entendement. « C’est votre sœur membre du gouvernement qui a posé le pied sur votre dossier », martèlent incessamment des sources concordantes, certaines très proches de la préfecture.
Le 6 juillet 2025, j’ai écrit au ministre de l’Administration territoriale avec pour objet : « homologation de ma désignation en qualité de chef traditionnel de 3eme degré du quartier 4 (Koptcha), arrondissement de Bangangté ». A date, je n’ai toujours pas reçu de réponse du ministre. En 2022 ET 2023, j’ai écrit à monsieur le Préfet du Ndé sans en recevoir une réponse.
Depuis mon élection j’ai toujours répondu présent aux invitations des autorités administratives pour quelle activité que ce soit et pour tous les meetings de notre grand parti. J’ai inventorié plus de 200 déplacés internes dans la cadre de la situation sécuritaire dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. J’ai été conseiller municipal (RDPC) en 2002 et 2007.
Excellence Monsieur le Président de la République, après avoir épuisé tous les recours, je suis convaincu que cette lettre vous parviendra par voie de presse. Je suis d’autant convaincu que ma préoccupation trouvera une solution auprès de votre très haute personnalité.
Je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de mon profond respect.
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