
Alors qu’il a célébré ses 73 ans en février dernier, Prince Kofi Amoabeng reste une figure incontournable du paysage économique ouest-africain. Ancien capitaine de l’armée reconverti avec brio dans la finance, le cofondateur de la défunte UT Bank continue de fasciner par son franc-parler et sa discipline de fer.
Après la tempête de 2017, marquée par le retrait de la licence de sa banque par la Banque Centrale du Ghana, beaucoup prédisaient une retraite silencieuse pour l’homme d’affaires. Il n’en est rien. Amoabeng a choisi la voie de la transmission. À travers sa fondation, la PKA Leadership Foundation, il parcourt désormais les conférences pour enseigner aux jeunes entrepreneurs les réalités brutales du marché africain.
Ses mémoires, dont le dernier tome Building a Winning Team est sorti en 2025, servent aujourd’hui de manuel d’étude. Il y dissèque sans complaisance les erreurs de gestion, mais aussi les pressions politiques qui, selon lui, ont précipité la chute de son institution. Au-delà des chiffres, c’est l’homme aux convictions tranchées — refusant le faste et remettant en cause certaines pratiques religieuses — qui continue d’inspirer ou de diviser.
Aujourd’hui, Kofi Amoabeng ne cherche plus à bâtir des gratte-ciel, mais à forger des esprits. « L’héritage n’est pas ce que l’on possède, mais ce que l’on transmet », confiait-il récemment. Une leçon de vie pour toute une génération.
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