AfriqueCinéma

Khouribga 2026 : L’Afrique du cinéma pleure et célèbre l’immense Bassek Ba Kobhio

Une distinction historique reçue le cœur lourd, mais empreint d’une immense fierté.

L’émotion était à son comble lors de la clôture de la dernière édition du Festival du Cinéma Africain de Khouribga (FCAK), qui s’est tenue du 31 mai au 6 juin. Alors que le festival s’apprêtait à célébrer de son vivant l’une des plus grandes figures du septième art continental, le destin en a décidé autrement. C’est donc à titre posthume, mais avec une ferveur et un respect monumentaux, que la mémoire du regretté Bassek Ba Kobhio a été honorée au Maroc. Un moment suspendu dans le temps, salué avec une infinie gratitude par l’équipe du festival Écrans Noirs, le bébé qu’il a porté et fait grandir pendant près de trois décennies.

Trente ans d’impact indélébile : L’hommage mérité d’un géant

Bassek Ba Kobhio n’était pas simplement un cinéaste ; il était un éveilleur de consciences, un bâtisseur d’images et le père spirituel de toute une génération de professionnels du cinéma en Afrique centrale et au-delà. Le Festival de Khouribga l’attendait pour couronner 30 années successives d’une œuvre monumentale.

Si le grand homme n’a pu faire le déplacement, son esprit, lui, a plané sur toute la semaine de célébration. Pour porter cette lourde mais noble tâche, c’est sa collaboratrice de confiance, Ilarine Megou, accompagnée de Mansour Sora Wade — cinéaste sénégalais, grand ami et fidèle frère d’armes du défunt — qui ont reçu cette illustre distinction en son nom. Un instant d’intense émotion qui témoigne de la solidarité et de la fraternité qui unissent la grande famille du cinéma africain.

« Monsieur Bassek Ba Kobhio continue de vivre à travers chaque image, chaque archive et chaque vocation qu’il a éveillée. Que son héritage continue de nous inspirer. » — L’équipe du Festival Écrans Noirs

Ce trophée, symbole d’un devoir de mémoire accompli par le FCAK, a désormais repris le chemin du Cameroun. L’équipe d’Écrans Noirs a d’ailleurs tenu à exprimer ses remerciements les plus sincères face à cette reconnaissance historique, précisant que cette distinction sera rapportée avec fierté auprès de sa famille nucléaire ainsi que de sa grande famille artistique.

Un flambeau qui ne s’éteindra jamais

Bassek Ba Kobhio est parti, mais ses images restent éternelles. En lui rendant cet hommage vibrant, le Festival de Khouribga rappelle que les grands hommes ne meurent jamais vraiment tant que leurs œuvres continuent de parler pour eux. À travers le message poignant d’Écrans Noirs, toute l’Afrique culturelle retient une leçon de courage et de continuité. Le patriarche du cinéma camerounais a passé le flambeau ; à la nouvelle génération désormais de faire briller l’héritage.

Commentaires

0 commentaires

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux:

📸 INSTAGRAM: https://instagram.com/culturebeneofficiel
🌐 FACEBOOK: https://www.facebook.com/culturebene
🐤 TWITTER: https://twitter.com/culturebene
📩 EMAIL: culturebene@declikgroup.com
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page