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Sanzy Viany : « Ossu traduit mon désir d’aller de l’avant »

Pour la sortie de son nouvel album Ossu, l’artiste Sanzy Viany a prévu deux spectacles dans les Ifc de Yaoundé le Vendredi 26 Septembre et de Douala le 17 Octobre prochains. Rencontrée au cabaret « Aux Îles du Wouri » où elle répète avec ses musiciens, elle nous donne ses impressions relatives à ce double concert, mais également l’état des lieux en rapport avec l’évolution des préparatifs.

Bonjour Sanzy ; nous remarquons que les répétitions vont plutôt bon train…

Ah ça, il le faut. On se doit de beaucoup travailler, mais surtout de bien le faire. Ça fait un peu plus de deux semaines que nous répétons et c’est à moi de vous demander comment vous avez trouvé cette séance puisque vous venez d’y assister (rires).

Pour peu que nous ayons vu, il y a tout lieu de s’attendre à un beau spectacle les 26 septembre et le 17 Octobre prochains respectivement aux Ifc de Yaoundé et de Douala.

Effectivement, mais là nous sommes en train de roder certains détails et il nous reste en principe cinq séances de répétitions encore. Sinon, moi personnellement je commence à être satisfaite, les musiques sont déjà calées et c’est l’essentiel. Reste à présent à trouver un plan B pour un certains détails, notamment la chaise roulante pour nos mises en scène, bref, nous sommes en train de revoir tout ça.

Vous êtes rayonnante Sanzy ; est-ce à dire que le stress, en aucun moment n’a eu raison de votre moral, comme c’est très souvent le cas chez certains à cette étape du projet ?

En fait j’ai la chance de travailler avec les personnes qu’il faut et la bonne humeur caractérise le groupe. Ici on rigole beaucoup, on se lâche. Pour tout vous dire, le plus important pour moi lors de ces dates du 26 Septembre et du 17 Octobre, c’est de transmettre la bonne humeur à mon public, leur montrer que Ossu (qui veut dire Aller de l’avant) se vit déjà. Et ceux avec qui je travaille mettent tout ce qu’ils ont dans le ventre pour me permettre d’avancer véritablement.

On a remarqué que vous êtes de plus en plus sexy et que les tenues pagne ne sont plus d’actualité chez Sanzy…

(Rires) Euh, disons que Sanzy aujourd’hui a une nouvelle vision vestimentaire, je suis un tout petit peu sexy c’est vrai mais vous remarquez également que je garde le foulard malgré tout ; c’est pour signifier la femme africaine, sa beauté, ses valeurs. Je suis une Eton, une camerounaise et africaine fière de l’être, contrairement à certaines personnes qui se sont toujours posées la question de savoir pourquoi Sanzy arborait-elle toujours ce foulard qui la vieilli ? (Rires). Pour moi, on peut être sexy avec un foulard sur la tête, et j’aimerais bien le montrer à mes sœurs africaines et camerounaises en particulier. Être sexy ne veut forcement pas dire se dénuder. Il y a également dans la nouvelle vision vestimentaire de Sanzy, beaucoup de couleurs ; outre le jaune qu’elle arborait très souvent, elle a essayé de casser avec le Bleu, bref on me verra avec des couleurs chaudes qui transmettent mon désir d’aller vers l’avant car il faut savoir et avoir le courage de changer les choses qui à la longue deviennent monotones.

On a également noté plusieurs couleurs dans votre registre.

Oui aujourd’hui en écoutant Sanzy vous trouverez du Bikutsi, mais aussi de l’Afro-RnB, l’Afro-Rock, du Bikutsi-Rock aussi.Ossu comporte 13 titres au total dont dix version orchestre, deux en instrumental et un a cappella.

Mais votre orchestre a aussi changé…

Il y a du changement dans mon orchestre c’est vrai, mais c’est la vie qui m’a imposé ce choix ; j’ai un nouveau pianiste car l’ancien doit se rendre en étranger pour poursuivre ses études, pareils pour la majorité de mes musiciens car ils sont des étudiants et leurs programmes ne leur laissent pas trop de temps, je suis triste de faire certains choix mais quand on aime il faut laisser partir. Mon bassiste, Ben, m’a été imposé par mon feu compagnon Faser. Les jours qui ont précédé son décès, il m’a fait venir et m’a dit que s’il n’était plus là un jour, il voudrait que ce soit BEN qui le remplace à la bass. J’ai transmis le message au concerné et aujourd’hui il est là.

Le spectacle va durer combien de temps ?

Nous allons respecter le format de l’Ifc, alors on fera une heure et quinze minutes de spectacle.

On ne saurait avancer sans un regard sur le rétroviseur ; est-ce qu’on aura droit à quelques titres de l’ancien album Akuma ?

Bien évidemment, je revisiterai certains titres d’Akuma parce que je veux surtout faire plaisir à mes fans et ils sont fous du titre Meteuk que je chanterai à coup sûr, ainsi que Bine ntchama (on est ensemble) parce que je rendrai un hommage à Faser, une manière de lui dire qu’où qu’il soit, on sera toujours ensemble et que je ne l’oublierai jamais. C’est très important pour moi parce que c’est un processus dans le deuil, puisque c’est des chansons que je n’aimais plus chanter, mais si je veux avancer je me dois d’affronter ça.

Et le choix des langues chantées dans Ossu ?

Dans Ossu je chante plus en Eton, ma langue maternelle ; c’est vrai qu’ils sont nombreux qui me disent : « Mais Sanzy tu ne peux pas chanter en français ? » (rires). J’adore ma langue en fait, mais dans mon prochain album, j’ai bien envie de chanter en langues Bamiléké notamment le Mejumba (Bangangté) car c’est une langue qui me fascine, elle percute, un peu comme l’Eton.

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