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Yaoundé : La conférence régionale sur l’édition en Afrique a fermé ses portes

La conférence régionale sur l’édition en Afrique a fermé ses portes à Yaoundé. Ces travaux ont débuté au Hilton hôtel le mercredi 22 novembre et se sont achevés jeudi 23 novembre 2017.

Plusieurs thèmes ont fait l’objet de débats lors de cette conférence, dans l’unique but de faire sortir le livre en Afrique des profondeurs de l’anonymat et du silence : L’Industrie de l’édition en Afrique et son rôle dans l’éducation et la croissance économique; Préparer la scène pour une industrie florissante de l’édition; Les bases juridiques, sociales, économiques et culturelles du secteur de l’édition et de la culture de la lecture; Préparer la scène à l’accès aux matériaux éducatifs. Accès aux contenus éducatifs, en format imprimé ou numérique. Puis, un Plan d’action de Yaoundé a été adopté, pour la réalisation réelle des différentes résolutions mises sur la table.

Pour clôturer de belle manière ces travaux, une conférence ministérielle  a eu lieu, dans l’après-midi de jeudi, avec un panel de choix. Le Pr Narcisse Mouelle Kombi, Ministre des Arts et de la Culture; Iddi Ziblim, Vice-Ministre du tourisme des arts et de la culture de la République du Ghana ;  Mahamet Saleh Haroun, Ministre du développement Touristique de la Culture et de l’Artisanat de la République du Tchad, ont pris la parole.

Tous les trois autour de la modératrice Sylvie Forbin, Vice Directrice Générale de l’Organisation Mondial de la propriété Intellectuelle, ont relevé les problèmes que connait l’édition dans leurs différents pays et proposer des solutions adéquates, pour palier à ceux-ci. Les 150 délégués venus de par le monde sont tous, certainement repartis avec pour détermination de palier aux pesanteurs qui handicapent l’essor du secteur de l’édition dans son pays. Pour faciliter la contribution de l’édition au développement économique de l’Afrique.

Le ministre des Arts et de la Culture Narcisse Mouelle Kombi a aussi remercié ses hôtes en leurs offrants des présents, signe des gratitudes du Cameroun, mais aussi de l’Afrique toute entière.

 

Mahamet Saleh Haroun, Ministre du développement Touristique de la Culture et de l’Artisanat de la République du Tchad reconnait que la plate-forme de l‘édition est encore embryonnaire chez lui et compte changer les choses.

« La situation des éditeurs au Tchad elle est embryonnaire je dirai, ce sont des éditeurs qui sont à peu près cinq, ce n’est pas beaucoup, pour un pays de 12 millions d’habitants. L’idée, c’est de leur apporter une coup de pousse en allégeant leur charge, en allégeant tout ce qu’ils pourront apporter pour travailler, tout simplement, pendant 10 ans et à mi-chemin, il faudra s’arrêter et regarder, pour voir, si cette politique d’allègement des charges a porté ses fruits. Voilà un peu ce que j’essaie de mettre en place parce que pour le moment, les charges sont trop lourdes. Les gens se plaignent par exemple du prix du papier, de l’encre, de toutes ces choses qu’on apporte de l’étranger. Donc c’est aider les imprimeurs, les éditeurs, mais aussi les libraires, à importer les livres, sans pour autant qu’ils soient taxés. Voilà, une politique incitative pour permettre aux livres et à la lecture de s’épanouir au Tchad. On n’a pas encore mis en place une police de lutte contre la contrefaçon, il faut d’abord arriver à mettre en place une politique nationale du livre, et à partir de ce moment-là, essayer de se protéger. ».

Pr Narcisse Mouelle Kombi, Ministre des Arts et de la Culture est revenu sur l’important de ces travaux tenus à Yaoundé :

« Le secteur du livre en tant que secteur majeur culturel, doit pouvoir avoir d’avantage droit de cité en Afrique, ce secteur mérite d’être renforcé dans ses différents compartiments. Nous pouvons vous savoir gré Madame le Directeur général du partenariat et des synergies que nous avons su entretenir depuis plusieurs mois déjà. Et vous avez été à nos côtés et nous avons été très admiratifs de votre disponibilité, et aussi de la disponibilité de Monsieur la Directeur Général de l’OMPI, qui a été attentif et qui a ouvert les portes de l’OMPI à cette belle initiative. Tout en espèrent qu’elle n’est pas la dernière, sachant que lorsqu’on dit merci, c’est qu’on en redemande. Et nous croyons que cette expérience que vous nous avez permis de réaliser, en rassemblant la presque totalité des Etats Africains, des experts de 40 pays Africains, est une expérience qui devrait faire tache d’huile, donc, merci. »

 

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