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Danielle Eog Makedah : « Aujourd’hui j’assume mon africanité… »

En plus Danielle Eog, pour ceux qui t’ont connu par le passé, aujourd’hui c’est Makedah ; pourquoi ?

Et bien Makedah tout simplement parce qu’au sortir de 10 d’expériences tant dans ma vie que dans ma carrière artistique, j’estime être en parfaite connexion avec le meilleur de moi. Ce meilleur pour moi s’assimile à l’image de la Reine de Saba, qui portait ce nom « Makedah ».

Où en est le projet avec les Nubians ?

Déjà je tiens à souligner qu’avec les Nubians il ne s’agissait pas d’un projet de production d’album mais plutôt d’édition de mon album du côté des Etats Unis ; alors il était question pour moi de réunir les masters de mes enregistrements, les visuels (Vidéos) et elles devaient en retour faire en sorte que mon album figure sur les plateformes de « musique du monde » aux Etats-Unis ; donc c’était ça le deal.

Beaucoup ont estimé que du fait de votre lien avec les Nubians, certaines orientations opérées ces derniers temps vous auraient été influencées par elles, d’où aussi l’appellation Makedah…

C’est vrai que culturellement parlant, avec les Nubians il y a beaucoup de points  communs, mais il n’en est rien. Vous savez, je suis née en France et j’y ai grandit ; alors en arrivant au Cameroun, j’étais complément déracinée, pour dire que je ne m’acclimatais pas (et j’en avais même pas envie) jusqu’au moment où j’ai vraiment été saisie par la réalité africaine et là je me suis rendue compte de mon africanité en fait. Dés lors, je me suis mise à la recherche de mes racines africaines à travers les renseignements sur les cultures noires, sur les arts negres… voilà comment je réussie à regagner ma fierté de noire à l’extérieur, mais blanche à l’intérieur, reniant mon appartenance à l’Afrique. Donc, les Nubians font partie des personnages qui m’ont rendu fière d’être une noire à part entière.

Après 10 ans pratiquement passés dans le métier, enfin ton album sort ; déjà pourquoi est-ce en autoproduction pourtant on sait que t’as rencontré pas mal de personnes très bien placées pour t’accompagner dans ce projet ?

Bah écoutez, c’est un problème de rencontre, j’ai eu le malheur de rencontrer des personnes qui certes étaient bien placées mais qui voulaient m’embrigader, c’est-à-dire qu’il y avait plus des « Ecoutes Danielle Eog tu chantes bien, je veux te produire, attends… », Mais ce « attends » dure depuis des lustres. A mes débuts, je me souviens que j’appartenais au label Mapane Records, mais j’étais toujours sur la liste d’attente, jusqu’au jour où un producteur étranger est venu, voulant me produire, mais le Directeur de ce label (Mapane Records) a crée des problèmes à ce monsieur disant que ce dernier venait lui piquer ses artistes… finalement ce monsieur est reparti et c’est comme ça que je perds le contrat. Bah autant de choses qui ont fait que l’album ne sorte pas. D’autre part d’aucuns me disaient que la musique que je fais est élitiste et tout… alors au final j’ai décidé de m’autoproduire. Autre chose, ce n’est pas parce que cet album sort après 10 ans que durant cette période je n’ai rien fait ; je dois vous dire que j’ai fait beaucoup de scènes et accompagner pas mal d’artistes tels Manu Dibango, Papa Wemba, André Manga, Nubians… c’est des gens qui m’ont fait énormément grandir.

Parles-nous de cet album alors…

Il s’intitule « Peace, Love and Light », il comporte 13 titres, j’y ai mis beaucoup d’amour et il est très métissé. Vous y trouverez du Hip Hop, du Jazz, de la Bossa Nova, du Makossa, du Mangambeu, bref plusieurs rencontres sur une base soul music, il y a du slam, je rappe aussi dans cet album (rire). Dans les collaborations vous verrez Mr Evina, Ayriq Akam et dans les compos Shy Fx, Christian Obam.

Pour finir, histoire de taire les rumeurs, quels sont tes rapports avec l’artiste Ayriq Akam ?

(Rire) Ayriq Akam c’est mon compagnon dans la vie, il est aussi celui qui fait en sorte que je ne me casse pas la figure quand je prends des initiatives. J’en profite pour vous dire que je me suis entourée d’une jeune et très talentueuse équipe que j’ai appelé  « The Brand New Soul Band », tous chantent et jouent de plusieurs instruments ; il y a Christian Obam alias Petit Jean, il y a Toto (le fils du batteur émérite Steve Ndzana) entre autres.

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