ArtsBDCamerounInterview

Georges Pondy : « Le marché de la BD est effectif au Cameroun»

Auteur de plusieurs publications dont la dernière en date est l’album Cathy ça va chauffer, édition 2011 –Ifrikiya, Georges nous parles de lui, le temps d’une dédicace ; c’était dans le cadre de la 3ème édition du festival Mboa BD 2012, qui a pris fin Samedi 24 Novembre.

Tu voudrais peut-être dire quelque chose avant qu’on ne se lance à la série de questions ?

Juste dire que je suis content d’être à ce festival MBOA BD, ça fait plaisir de voir les gens venir vers moi me découvrir en vrai (parce qu’il y en a qui avaient entendu parler de moi) et découvrir mes œuvres aussi, surtout qu’ils sont très intéressés.

Ça va faire pratiquement 10 ans que tu es dans le milieu de la BD, dis-nous, aujourd’hui as-tu la conviction que ton choix a été judicieux ?

Bien sûr, d’autant plus que j’ai déjà pas mal de production sur le marché.

Peux-tu nous en citer quelques unes ?

En 2007 déjà j’ai sorti Les Cop’s, un magasine qui avait pour but de sensibiliser les jeunes sur les certains maux et les maladies aussi, en 2008 j’ai sorti Vie de jeunes (qui a connu deux saison 2008 et 2009), bien après j’ai fait partie des co-auteurs dans Bitchakala. L’année dernière (2011) j’ai sorti l’album Cathy, ça va chauffer, édition Ifrikiya, qui parle de la cellule antiterroriste de Yaoundé…

Il y en a une à Yaoundé ?

(Rire) je préfère ne pas me prononcer dessus, de peur de m’attirer des ennuis (rire).

Et c’est quoi l’histoire de cet album ?

Dans cet album il y a un vilain qui ne pense qu’à semer le trouble dans la ville, l’héroïne ici est une jeune femme que j’ai nommé Jacky Wabo, dont la mission est d’anéantir ce méchant. L’action est au rendez-vous, les deux protagonistes s’affrontent sans cesse, bref, il y a du suspens et des rebondissements…

Je pense qu’ils sont nombreux qui voudraient déjà se le procurer, quel est son prix et où le trouve-t-on ?

Il ne coûte que 3000 frs et le point de vente permanent est ici même à l’Ifc de Yaoundé, sinon vous pourrez les retrouver aussi au Collège Vogt.

Au moment tu te lances dans cette aventure c’était plus le football et la musique qui étaient très prisés des jeunes ; pourquoi avoir porté ton choix sur le dessin précisément ?

Je dirais juste que j’étais prédisposé à dessiner, aussi loin que je me souvienne j’ai toujours fait ça et j’aimais le faire, malgré la réticence des parents j’y étais à fond.

Avec tes nombreuses publications, arrives-tu à vivre  de ton art ?

J’arrive à joindre les deux bouts en tout cas, à subvenir aux besoins de ma petite famille (mon petit garçon et sa maman), encore qu’à part le dessin il y a d’autres activités que je mène parallèlement, entre autre les cours de formation dans certains établissements etc.

Pour toi quels sont les avantages à être un dessinateur ou bédéiste ?

Le principal avantage c’est cette liberté que l’on a de laisser libre  cours à son imagination en créant un monde, en créant son monde avec des personnages et tout…, sans aucune contrainte.

Quelles ont été tes influences ?

J’ai été influencé à mes débuts par les Comics (bandes dessinées américaines).

Penses-tu que la BD a un bel avenir devant lui au Cameroun ?

Oui, il n’y a qu’à voir ses avancées, il y a de cela 3 ans on n’avait pratiquement pas de publication mais aujourd’hui c’est un réel décollage, de plus en plus de jeunes se lancent dans l’aventure et il y a un engouement certain. Le marché de la BD est effectif au Cameroun et il y a pas mal de travaux qui sont tellement bien faits. Sinon, il reste beaucoup à faire, mais le meilleur reste à venir. 

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer