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Dj Bilik : « Il faut que les artistes adhèrent et protègent la SONACAM…» !

Le Président de MACICA (Mouvement des auteurs compositeurs et interprètes du Cameroun) et PDG du label Zomloa records a tenu à appeler les jeunes artistes à adhérer à la SONACAM malgré leur divergence.

Pourquoi avoir convoqué cette rencontre avec les jeunes ?

Il est important de faire venir les jeunes dans cette réunion mais ça ira au-delà des jeunes puisqu’il y aura d’autres styles de musique. Pour nous ca été un succès et nous pensons que ce genre de réunion doit être renouvelée pour que les gars s’imprègnent et soient outillés de leur droit en matière de droit d’auteur au Cameroun. Il ne faut plus qu’ils restent en arrière et évasifs face à ce qui se passe. Ils doivent poser des questions, comme vous avez vu il y a eu des séries de questions parce que les gars voulaient comprendre. Nous avons été obligés d’écourter la réunion malgré 7h d’échanges.

Avec le climat tendu et de haine dans la société des droits d’auteur au Cameroun, il y a un certain manque de confiance entre les dirigeants, alors comment la SONACAM compte-elle gagner la confiance des jeunes et pouvoir travailler ensemble ?

Il faut que les artistes protègent la société pas les hommes, parce que les hommes peuvent être changé mais pas la société doit rester. Les jeunes sont réticents parce que ça fait des années qu’on part de société en société et cela nous décrédibilise au près des majors et des grands usagers. C’est pour cela qu’il faut aujourd’hui ramener cette conscience en disant même s’il faut changer les hommes, garder quand même la société, changer les organes du genre, professionnaliser et aller vers le numérique. Les jeunes se demandent pourquoi leurs œuvres sont jouées dans le numérique mais ne sont pas comptabilisées ? Il faut acheter les logiciels, apporter les outils qui permettront de comptabiliser de manière numérique leurs œuvres. Et cette conscience, on est entrain de la ramener. Cette règle existe parce que certains ne veulent pas aller vers le numérique et d’autres pensent que le droit d’auteur est un droit de naisse. Non, les jeunes ne veulent plus entendre parler de droit de naisse.

Un intervenant a fait une proposition assez pertinente selon laquelle il faut aller chercher les artistes parce qu’il y a des artistes qui font des hits mais qui n’apparaissent pas dans la liste des répartitions pare qu’ils n’appartiennent à aucun clan. Que pensez-vous de cela ?

Il y a le droit individuel et  le droit collectif. La loi permet de gérer individuellement les droits et la SONACAM peut faire le lobbying et gérer collectivement les droits. Mais il n’ira pas prendre des gens qui ne veulent pas adhérer à la société. Du coup leurs œuvres entrent dans les normes. Lorsque l’artiste adhère il pourra récupérer ses droits. Sa proposition est intéressante il faut aller vers les artistes, vers le lobbying et la SONACAM est entrain de le faire et c’est pourquoi elle a convoqué cette réunion, aller vers les acteurs pour mieux comprendre.

 

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Atti Mahamat Abana

Rédacteur chez Declik Group

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