TONY M’A COMPRIS, SHAMMAN AUSSI ! - Culturebene
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TONY M’A COMPRIS, SHAMMAN AUSSI !

Où je le présentais sans exagération comme étant le plus grand acteur du mouvement hip hop au Cameroun de ces 5 dernières années. Raison pour laquelle je lui demandais de prendre ses responsabilités en main, afin de corriger les erreurs infernales de nos prédécesseurs, sortir de ces égoïsmes ravageurs et marquer au fer rouge son empreinte dans ce mouvement. Dans cette lettre ouverte, je lui faisais donc des propositions que je trouvais utiles pour avoir ces résultats escomptés. J’ai compris que si Tony ne faisait pas certaine choses, ce n’était pas par laxisme, ni nombrilisme, mais plutôt parce que les hommes d’actions sont tellement aspergés par la besogne, qu’il leur est humainement impossible d’agir et de penser en même temps. Il faudrait souvent que d’autres pensent pour eux. Sans prétention aucune je l’ai fait.

Cette lettre a été publié en fin septembre 2011, je demandais donc à Tony d’organiser de manière régulière des forums ou des tables rondes pour traiter des problèmes liés au hip hop au Cameroun et des moyens de les résoudre. Réunions au cours desquelles la parole ne serait offerte qu’à ceux qui parlent bon et vrai et non aux hommes aux discours enjôleurs qui ne savent pas ce qu’ils disent au fond et qui ne seraient pas prêts à défendre leurs propres propos. Avant donc le dernier Mboa Awards, j’ai été surpris et satisfait à la fois comme la plupart, de cette grande innovation de Tony, qui était l’organisation d’un forum, d’une réunion de discussion pour sauver le hip hop au Cameroun. Et nous espérons que les choses qui s’étaient dites ce jour, n’ont pas été immergées dans le wouri, ni qu’elles ont échouées sur la belle plage de kribi. Mais plutôt qu’elles ont marchées à contre-courant de ces vagues géantes et ont produit leurs fruits.

La dernière innovation de Tony, vient me raffermir le cœur et taire mes inquiétudes. Dans ma lettre ouverte, je demandais à Tony ce qu’il prévoyait faire pour que le hip hop au Cameroun au Mboa, ne soit plus seulement le hip hop de « l’axe Douala-Yaoundé », je lui demandais aussi ce qu’il prévoyait pour que les Koras les MAMA les MOBOS et tous ces trophées ne soient plus une affaire des Gabonais, des Sénégalais et des Nigérians et Sud-Africains, je m’inquiétais donc de la visibilité de ce mouvement au Cameroun. Mais il y’a quelques jours de cela, il a été reporté que Tony a lancé sa chaine MboaMuik, consacrée à la promotion de la culture hip hop au Cameroun et des acteurs qui la porte. Cette chaine mis sur le satellite se tient de ce fait à la hauteur de la dimension qu’elle veut atteindre et qu’elle veut offrir au hip hop.

Ces voyages dans les différents pays africains, ne sont pas seulement un moyen pour Tony de conquérir l’Afrique par Mboa, mais aussi et surtout ma foi, de voler le secret des autres afin de relever le hip hop au Cameroun. Là aussi il m’a compris.  La preuve encore que Tony m’a compris, c’est que je lui avais demandé ne pas répondre à cette lettre par une autre lettre aussi fermée fût ’elle, mais par des actions concrètes et observables. Je peux affirmer sans risque de me tromper et de me faire accuser de vassal que c’est ce qu’il a fait.

Cette lettre ouverte par ricochet, de manière tacite était destinée à tous ceux qui d’une manière ou d’une autre possèdent une position stratégique dans ce mouvement. Bobby Shamman aka « le vieux sage » en fait justement partie parmi tant d’autres. Et il a aussi fait partie de ceux que j’ai eu l’honneur de citer dans cette lettre ouverte à Tony. Je confirmais son affirmation selon laquelle « le rap kamer est médiocre ». Quelques mois plus tard j’en ai fait une chronique jugée acerbe et provoquante. Je ne comprenais pas le fait que celui qui a dit il y’a quelques années que le rap au Cameroun était médiocre du côté des vidéogrammes qu’ailleurs, se retrouvait des années plus tard dans la réalisation des vidéos certes originales, hors du commun, mais frisant tout de même la médiocrité. Comparée aux vidéos qui nous rincent les yeux tous les jours dans le mouvement hip hop. Je l’ai dit parce que je savais que Bobby était capable du contraire donc du meilleur. Car comme le dit l’évangile et il le sait mieux que moi, « celui à qui on a beaucoup donné, on en demandera assez ». nul n’est sans ignorer que ces dernières vidéos du boss de Red Zone, sont loin de ce qu’on sait de lui, en sortant de l’ordinaire, elles sortent en même temps du jeu de la compétition que lui-même il a jadis lancé.

Booby S, vient donc de signer là son grand retour dans l’arène, celle des grands maitres dans l’art des faiseurs de vidéogrammes de hip hop au Cameroun. Avec cette vidéo du VOYAGEUR, qui est un charme pour nos yeux et un régal pour l’esprit. Il nous prouve par-là qu’il en a les moyens, ceux de l’excellence et de la compétition. Ceci est un vidéogramme qui certainement va marquer son temps, comme on le dit elle fera du buzz si bien que ceux qui ne vont pas aimer seront obligé de la matter, c’est ça l’avantage. Cette vidéo se présente à mes yeux plus qu’un art, mais comme une mathématique. D’où sa parfaite addition avec l’esprit ou la philosophie de la musique, si bien qu’un sourd qui a les yeux pour voir peut savoir de quoi il en est question par les scénarios si bien mis en place. C’est ce que c’est que les maths : appliquer les bonnes formules, pour avoir les bons résultats.

La compétition est à nouveau lancée, il n’y a plus et il n’ y aura plus de places pour les médiocres et les incultes. Voilà la preuve que les écrits portent, et pour cela, il ne faudrait écrire que pour une bonne cause. Je suis au service de la vérité et j’y resterais, car le hip hop a besoin de ces vérités pour sortir de sa situation actuelle. Quand c’est bon rassurez-vous je n’aurais honte de l’écrire, mais quand ce sera mauvais je n’aurais pas non plus peur de l’écrire. Ainsi est le rôle de l’écrivain, « photographe de la réalité et secrétaire de l’observation ». Alors big up à Tony et à Bobby pour le travail qu’ils ont abattu jusque-là, pour le dévouement, l’engouement et aussi l’abnégation qui animent leurs services pour l’avancement au hip hop, et aussi à tous ceux qui taffent dans ce sens. Plus que moi, le hip hop au Cameroun saura comment les remercier.

« Un grand a toujours besoin d’un tout petit que soi » La Fontaine

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