Dédicace : Ma foi : un Cameroun à remettre à neuf se donne à voir à Douala

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L’évènement a drainé un parterre impressionnant de personnalités de tous bords. Autorités religieuses, administratives, politiques, universitaires, fidèles du Christ,  simples curieux, ont pris d’assaut le Castel Hall de Bali, théâtre de l’évènement dès 16 heures ce 23 juin 2011. Lorsqu’à 17 heures et  trente minutes le Cardinal Christian Tumi, qu’accompagne Mgr Samuel Kleda, Archevêque métropolitain de Douala font leur entrée, c’est une salle du Castel Hall pleine à craquer qui réserve à l’auteur de « Ma foi : un Cameroun à remettre à neuf »,  une ovation nourrie. 

Après l’installation du prélat à la tribune, où avaient déjà pris place les autres panelistes au rang desquelles,  le Pr Fabien Eboussi Boulaga, Henriette Ekwe, et Achille Edouard Atina, représentant des Editions Veritas, tout est allé très vite : prière d’ouverture dite par Mgr Samuel Kleda, Archevêque métropolitain de Douala; discours de la présidente du comité d’organisation; mot du représentant des Editions Veritas, ont constitué l’acte I d’une cérémonie qui a atteint sa vitesse de croisière avec l’intervention très attendue du Cardinal Christian Tumi.

Au cours de son adresse à l’assistance, l’auteur  s’est attelé à préciser la trame centrale de son livre « De la notion même d’une Nation en passant par l’administration des personnes et des biens, je relève dans cet ouvrage non seulement les maux qui minent notre pays du dedans, mais je propose aussi des solutions, et tout ce que je dis dans le livre, ce n’est que mon opinion. Et vous avez le droit à la vôtre », a-t-il déclaré à un public conquis par le franc parlé du prélat. A travers  une démarche critique et prophétique, le Cardinal Christian Tumi a énoncé les conditions nécessaires pour la renaissance du Cameroun : « Un  Cameroun nouveau est possible quand chaque Camerounais en commençant par ceux qui exercent le pouvoir, comprendra que le changement qui est attendu de tous est d’abord un changement qui vient de l’intérieur de chacun de nous. En terme théologique, cela s’appellera la conversion. On ne peut plus continuer comme avant, car le gâchis de tant d’années a engendré un malaise social dans la société camerounaise », a-t-il martelé.

L’auteur de « Ma foi : un Cameroun à remettre à neuf », a également saisi cette occasion pour taire les  rumeurs et les insinuations erronées qu’une certaine presse lui prête et selon lesquelles, le Prince de l’Eglise aurait demandé au Président de la République de ne plus se représenter aux prochaines élections. « Quand je dis que si j’étais Paul Biya je quitterai le pouvoir, il ne s’agit pas pour moi de demander  à Paul Biya de quitter le pouvoir. Je dis seulement que si j’étais à sa place, ce qui est ontologiquement impossible, je ne peux jamais devenir Paul Biya et il ne peut jamais devenir Cardinal Tumi. Que les journalistes fassent attention avec les nuances, il ne faut pas aller dire que je veux chasser Paul Biya du pouvoir, tout dépend de son parti et du peuple camerounais », a-t-il précisé. 

Faisant une analyse diagnostique et critique des maux qui minent le Cameroun, le Cardinal Christian Tumi y décèle une seule cause : l’absence de Dieu dans le projet de vie de la société camerounaise « On ne  peut pas prétendre diriger un peuple en oubliant son créateur. L’absence de Dieu dans un projet de société laisse l’impression à l’homme qu’il peut tout par lui-même, qu’il se suffit à lui-même d’où ce désordre moral, intellectuel et matériel. Ceux qui sont au pouvoir sont nos serviteurs, ils ne sont pas nos maîtres, parce que c’est nous qui leur avons confié le pouvoir par les élections », note t-il. De même, l’auteur a tenu  à  réaffirmer qu’il n’a nullement la prétention de suggérer un régime théocratique au Cameroun, « En soulignant la place de Dieu dans les nominations, de l’intelligence humaine auprès des politiciens, je n’ai nullement l’intention d’instaurer ou de suggérer un régime théocratique. Je veux tout simplement en homme de foi, remettre les choses  à leur place en proposant à l’homme camerounais, en commençant par ceux qui détiennent le pouvoir jusqu’à ceux qui le subissent que l’enseignement social  de l’Eglise est un meilleur éclaireur de conscience », a-t-il précisé.

Après ce brillant exposé de l’Archevêque Emérite de Douala, le tour est venu aux autres panelistes de s’exprimer. Le Pr  Fabien Eboussi Boulaga  à  qui revenait la lourde tâche de faire le tour d’horizon de tous les chapitres du livre, a relevé  que ce que l’homme est, parle plus fort que ce que l’homme dit où écrit. C’est la raison pour laquelle il a invité l’assistance à « lire le Cardinal à partir de ce qu’il est, homme d’Eglise, mais aussi constamment revendiquant sa citoyenneté camerounaise la plus ordinaire. Et c’est à partir de ce moment que vous pourrez donner de la force à ce qui est écrit  et que vous pourrez rectifier même ses imperfections ».  En conclusion, le philosophe a noté que « ce livre n’est pas un simple livre, mais c’est un outil de travail, c’est un livre d’action, et pour l’action nous avons tous besoin d’une foi et nous avons besoin de foi convergente pour pouvoir agir ensemble et efficacement ».

Pour sa part, Henriette Ekwe  a fait une note de lecture du chapitre 4 du livre consacré à la corruption. Ce fléau social,  a-t-elle souligné, “ est devenu une culture, une valeur, du fait de l’absence des valeurs morales. C’est la raison pour laquelle le Cardinal Christian Tumi en appelle dans son livre au retour des valeurs chrétiennes et morales qui ont guidé la vie des citoyens avant et, qui pourrait aider le Cameroun à se débarrasser définitivement de cette gangrène’’. Pour Henriette Ekwe, « le Cardinal Christian Tumi préconise que ces valeurs soient des valeurs qu’on étudie soit même où d’une manière collective, qu’elles  soient le guide quotidien de tous les citoyens,  afin qu’ils sachent que les valeurs morales constituent des balises  dans la vie d’un citoyen aussi bien que les lois pour qu’on ne trébuche plus devant la corruption, ce mal vicieux, ce cancer ».

© leffortcamerounais.info

La Rédaction

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