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A la découverte de l’artiste peintre Le Shegall

Son rêve était de devenir sportif de haut niveau, mais il a été attiré par la pratique du dessin dès l’enfance. À 6 ans, il reproduisait des illustrations de son livre de lecture.  Son instituteur, qui avait remarqué ses talents, rencontrait souvent ses parents pour leur présenter ses dessins. Pour son père, c’était une distraction d’enfant. Il ne savait pas l’assurance, le plaisir, la satisfaction que le Shegall avait de l’exécution d’un dessin. Dans la ville de Nkongsamba où il a grandi, il n’y avait presque pas d’artistes.

« Un jour, en rentrant d’un championnat de football, je vois sur la route des tableaux de peinture accrochés sur les murs d’une maison. Cela ressemblait à une exposition. C’était l’atelier d’un artiste peintre, Anol El Pemu. J’ai demandé à rencontrer l’artiste, mais il n’était pas là. Je n’avais jamais 

ressenti des émotions aussi fortes de toute ma vie. Le lendemain, je suis revenu  et il était là, je regardais les tableaux, j’étais bouche bée, je ne savais pas  quoi dire. Je lui ai présenté mes dessins. Ils étaient faits au stylo et au crayon,  je n’avais jamais vu un pinceau de toute ma vie. Il a regardé mes dessins 

pendant que je regardais ses pinceaux, C’est la première fois que j’ai touché un pinceau, et il y en avait un particulièrement que je regardais beaucoup.  Il m’a dit de le prendre. J’étais si content que je tremblais. Je l’ai ajouté à la collection de mes pinceaux artisanaux que je fabriquais à l’époque avec  les poils que j’arrachais au manteau de fourrure de mon père, et que j’attachais à l’extrémité d’un bâtonnet. » Raconte t il.

« Il me donnait souvent des travaux à faire à la maison. Chaque fois que je venais travailler dans son atelier, il me demandait toujours  si je faisais mes devoirs de classe. Quelques temps après il n’était plus là. Je devais me débrouiller seul. Ce que j’ai fait jusqu’à ce qu’un jour. » Ajoute t il.

C’est ainsi qu’il décide d’aller à Yaoundé, en pensant que qu’il pourrait mieux y travailler. 

Sa mère comprend cette démarche mais pas son père qui refuse cette solution. « il était très catégorique se rappelle Le Shegall. Je ne savais plus quoi faire, mais ma passion avait pris le dessus : j’ai fugué à la rentrée. »

Par la suite, il s’est  inscrit avec l’aide de son oncle à l’Institut de Formation Artistique (IFA) de 

Mbalmayo ou il a suivi la formation de céramiste, sans  jamais arrêté la peinture. En parallèle, il s’investit également dans d’autres disciplines (photographie, danse, musique, comédie, mannequinat). « J’ai aujourd’hui l’impression d’être un artiste à plusieurs facettes. » conclut l’artiste.

plus d’infos:http://shegall.weebly.com/

 

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