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Raphaële Masure: « L’institut français soutient la culture camerounaise…»

Bonjour Raphaële, depuis le 1er janvier 2012, les centres culturels français de Douala et de Yaoundé ont changé de dénomination, aujourd’hui on parle des Instituts français, déjà pourquoi ce choix ? Et quelle différences faites vous entre les deux termes ?

Bonjour à vous, le choix de ce changement en fait, vient du Ministère Français des Affaires Etrangères qui a mené une reforme globale qui visait à modifier un petit peu la restructuration du réseau culturel français à l’étranger. Jusqu’à présent, c’était des centres culturels éparpillés un peu partout dans le monde, qui étaient directement liés au Ministère. Désormais, le Ministère a créé une agence, une sorte d’établissement public à caractère industriel et commercial dans le jargon juridique français avec Epic (Etablissement Public à caractères Industriel et Commercial), qui s’appelle « l’Institut Français », qui est basé à Paris et englobe notamment les missions de « Culture France » (association qui a disparu et s’est fondue dans l’Institut Français), et cet « Institut Français » va être amené à gérer tout le réseau culturel extérieur, c’est-à-dire, tous les centres culturels français qui prennent aujourd’hui le nom d’Institut Français du pays ou de la ville dans laquelle ils sont. Nous, les Centres Culturels Français de Douala et de Yaoundé fusionnons pour former désormais « une » structure, l’Institut Français du Cameroun.

Il en sera de même pour les Alliances françaises du Cameroun (AFC) ?

Les Alliances françaises font partie d’un réseau à part, de la fondation Alliance Française. C’est des associations de droit local, des structures avec lesquelles nous allons continuer à travailler en étroite collaboration toutefois, mais ne changent pas de nom.

Depuis le 1er Janvier donc, les dénominations ont changé, qu’en est-il de la politique, comment seront gérées les affaires ? Ou peut être, de ce côté rien à changé ?

Les Instituts Français, dont celui du Cameroun, gardent leur côté pluridisciplinaire : promotion de la culture française, promotion de la francophonie, promotion des artistes locaux et principalement, travail entre les artistes français et les artistes camerounais ou les artistes du continent. On est là pour créer l’émulsion et permettre le développement culturel ici au Cameroun, structurer les filières danse, théâtre, musique etc. Bon, on va dire que ça ne va pas changer grand-chose, si ce n’est que peut-être, on s’ouvre aussi vers la culture scientifique, c’est dans la mission de l’Institut Français de vulgariser la culture scientifique également, donc voir la culture dans un sens un peu plus large. L’année dernière on a mené un projet sur les forêts tropicales humides et la biodiversité, cette année on va s’attarder plus sur la ville, l’urbanisation, toujours dans la même visée scientifique.

Pouvons-nous avoir une idée du contenu de votre programme pour ce qui est du mois de février déjà ?

Alors, le mois de Janvier tire vers sa fin, et les prochaines grosses dates de spectacles on les retrouvera en février. Mais d’ici là, je peux vous parler du rendez-vous que l’on veut mensuel, c’est-à-dire, un samedi par mois, c’est un théâtre jeune public et on le lancera le samedi 28 Janvier prochain avec la pièce « Mévoungou » du Théâtre du petit monde qui sera sur la scène de l’Institut Français de Yaoundé à 14h, et c’est destiné à tous les enfants à partir de 5ans et bien sûr aux plus grands aussi.

Nous remarquons que le cinéma et le théâtre occupent une grande place dans votre programme, pourrions nous avoir une idée de comment sont organisées les activités ici ?

C’est vrai qu’on a un rendez-vous très régulier de cinéma tous les mercredis à 20h. Mais la programmation se fait aussi au fil des propositions, par exemple durant ces 2 mois, il n’y a pratiquement pas de spectacles de danse, alors que la danse est un des secteurs dans lesquels on intervient. Cette raison, tout simplement parce qu’on a pas eu de propositions intéressantes et qu’on se réserve pour des tournées régionales qui vont arriver et des projets qui vont aboutir bientôt, qui donneront lieu à un spectacle en Mars et en Avril. Donc, on ne fait pas de la programmation pour la programmation, on suit aussi les tendances; quand un spectacle est bon, on le programme, parfois ça va être très chargé, parfois ça va être un peu light. C’est vrai que ces 2 mois-ci, il y aura une programmation cinéma assez dense, mais on ne retrouve pas de programmation de danse, peut être le mois d’après, ça sera l’inverse…

Et quelle est la démarche à adopter pour entrer en collaboration avec l’Institut Français de Yaoundé ?

Il faut déposer un dossier auprès de notre secrétariat, un dossier qui explique clairement le projet artistique qui donne le maximum d’éléments pour qu’on puisse jauger, évaluer ce que fait la personne, voir si ça a un intérêt, si ça peut donner lieu à quelque chose en suite, se faire connaitre tout simplement.

L’une des innovations de l’Institut Français serait aussi les tarifs réduits dont bénéficieront les abonnés…

Alors, nouveau nom, nouvelle image, l’Institut Français c’est aussi une nouvelle politique tarifaire, parce qu’il fallait bien harmoniser nos propositions d’abonnement avec notre structure à Douala et permettre ainsi aux abonnés de bénéficier non seulement des choses qui se passent à Yaoundé, mais également à Douala, donc ça démultiplie la possibilité pour ceux qui voyagent souvent entre les deux villes, les tarifs réduits. Donc l’abonnement, on l’a simplifié, il reste 3 tarifs principaux: pour enfants de moins de 15 ans, de plus de 15 ans, et enfin pour les adultes. Ces nouveaux tarifs donnent accès aux séances de cinéma gratuites, aux tarifs réduits sur la plupart des spectacles, au cybercafé et biensûr à la médiathèque, à l’emprunt des livres et tous les services qu’offre la médiathèque. Une autre nouveauté, c’est que Douala et Yaoundé proposent la carte PASS, c’est vrai qu’à Yaoundé ça s’appelait Carte Sésame, mais ça a été totalement enrichit des choses qu’on propose. La carte PASS, c’est une carte liberté on va dire, pour pouvoir venir à l’Institut Français du Cameroun, à Yaoundé et à Douala de façon la plus libre totale, tous les spectacles sont gratuits, même les spectacles qui sont organisés par des partenaires extérieurs, ou des organisateurs d’évènements qui louent notre salle. Des places seront donc réservées à nos abonnés privilégiés qui ont la carte PASS. Par ailleurs, on leurs réserve quelques petits cadeaux et des possibilités d’emprunter notamment des DVD à la médiathèque, ce qui est une offre exclusive parce que jusqu’à présent on ne laissait pas en prêt ces supports.

L’Institut Français soutient-il la culture camerounaise ou projette-t-il de le faire ?

Biensûr, on soutient les artistes camerounais puisqu’on est un lieu de diffusion, donc on peut rapidement être leur moyen de promotion, leur moyen de création, leur moyen de se faire connaitre, de se confronter au public. Donc je dirais que c’est une de nos activités principales, le soutien aux artistes camerounais.

Beaucoup ne sont forcement pas au courant de votre programme du fait qu’ils soient peut-être très éloignés de votre centre, où pourraient-ils se le procurer ?

Alors, l’Institut Français du Cameroun, c’est toujours son programme bimestriel qui est diffusé dans plusieurs supermarchés, dans les librairies, un petit peu dans les écoles. Mais le programme, il est toujours présent sur place, dans le hall ou à l’accueil à l’étage. Ensuite, nous avons notre newsletter, qui est la lettre d’infos de l’Institut Français de Yaoundé qui est envoyée tous les lundis et pour s’inscrire, il faut envoyer un mail à l’adresse communication@ccfyaounde.com. Je peux vous dire en exclusivité que nous aurons bientôt un site internet qui va remplacer le précédent, devenu un peu obsolète, on vous l’accorde (rires). Donc ce prochain site ifcameroun.com sera disponible courant février 2012 et permettra d’avoir du contenu avec un retour sur ce qui s’est passé pour ce qui est des spectacles, une médiathèque avec des photos, des vidéos, bref une plateforme sur laquelle on pourra aussi se renseigner sur beaucoup d’autres choses que simplement la programmation.

Je pense qu’on a fait le tour, pour ce qui est de L’Institut Français, nouvelle dénomination du CCF, si vous avez quelque chose à ajouter, c’est le moment…

Beh…, je crois que je vais souhaiter une très bonne année 2012 à tous nos abonnés et à toutes les autres personnes qui fréquentent notre Centre et qui y trouvent du plaisir et de l’intérêt, je l’espère, et je souhaite une très bonne année également à toute l’équipe de Culturebene.com, j’espère que le site continuera de se développer et de rassembler toujours plus d’infos.

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