
À l’esplanade de l’Hôtel de Ville de Yaoundé, la 12e édition du Festival Yarha bat son plein sous le signe de l’excellence. Moment fort de cet événement : le soutien financier spécial accordé par le Chef de l’État à la promotrice Sylvie Nwet, traduisant une volonté politique de faire du septième art un levier de développement.
Le cinéma africain de demain se dessine à Yaoundé. Depuis le 25 janvier dernier, le Festival Yarha (qui signifie « Premier » en langue Bassa) rassemble les passionnés autour du thème : « Le cinéma de demain en Afrique : innovation, solidarité, excellence ». Cette année, la compétition est particulièrement relevée avec 45 films sélectionnés parmi 110 propositions issues de 18 pays (Canada, Burkina Faso, Congo, Maroc, Turquie, Egypte…)
Un appui présidentiel stratégique
Ce jeudi 29 janvier 2026, la salle de conférence du Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) a servi de cadre à une cérémonie solennelle. Le ministre Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt y a reçu les invités spéciaux du festival pour leur souhaiter la bienvenue en terre camerounaise.
L’annonce majeure de cette rencontre reste l’appui spécial accordé par le Président de la République, S.E. Paul Biya, à la promotrice Sylvie Nwet. Ce geste de « Haute Instruction » vise à garantir le succès total de cette 12e édition.
« Persévérez dans vos efforts pour le rayonnement du cinéma camerounais au-delà de nos frontières », a martelé le ministre Bidoung Kpwatt, exhortant le comité d’organisation à faire de Yarha un véritable laboratoire de mutualisation des expertises.
L’industrie comme moteur de croissance
Visiblement émue, Sylvie Nwet a exprimé sa gratitude au Chef de l’État, rappelant que douze années de travail acharné trouvent ici une reconnaissance essentielle. « Aujourd’hui, un cinéma ne peut se développer seul. Il faut accélérer sur le plan technique et artistique afin que notre industrie puisse nourrir son homme et développer notre pays », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de la coopération Sud-Sud et Nord-Sud.
Au-delà des discours, le ministre a invité les acteurs culturels à s’approprier la nouvelle loi régissant les associations artistiques pour structurer durablement le secteur. L’objectif est clair : transformer les échanges de cette édition en pistes de coproduction et de diffusion concrètes.
Entre paillettes et diplomatie : La Turquie à l’honneur
Le festival ne se limite pas aux discussions institutionnelles. La dimension internationale a été marquée par la remise de présents à des figures emblématiques telles que Martin Poulibé (président du jury), Thérèse Ngono et Axel Abessolo. L’ambassadeur de Turquie a également été honoré, marquant le statut de « pays invité d’honneur » de cette année.
Le point d’orgue de cette célébration internationale aura lieu ce 30 janvier 2026 au Musée National du Cameroun, dès 19h, avec une soirée spéciale dédiée à la splendeur du cinéma turc (entrée sur invitation).
Yarha : Plus qu’un festival, une pépinière
Fondé en 2014, le Festival Yarha s’est imposé comme le tremplin incontournable des premières œuvres. En mettant l’accent sur les jeunes cinéastes d’Afrique Centrale à travers des masterclasses et des ateliers l’événement prépare la relève. Le verdict final, attendu pour le 1er février, révélera le nom du futur lauréat du prestigieux Yarha d’Or.
« Au-delà des trophées et des tapis rouges, le succès de cette 12e édition du Festival Yarha réside dans sa capacité à fédérer les énergies. Avec l’appui renouvelé des hautes institutions et l’ouverture vers des partenaires internationaux comme la Turquie, le festival ne se contente plus de diffuser des films : il bâtit les fondations d’une véritable industrie. Rendez-vous le 1er février pour découvrir qui, parmi les 45 candidats, décrochera le Yarha d’Or et succédera aux grands noms du cinéma continental. »
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