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CSW70 à New York : Le plaidoyer fort du Ministre Marie Thérèse ABENA ONDOA pour une justice inclusive au Cameroun

Dans le cadre de la 70ème session de la Commission de la Condition de la Femme des Nations Unies (CSW70), qui se tient à New York du 9 au 19 mars 2026, le Cameroun a une nouvelle fois réaffirmé son engagement pour l’égalité des genres. Mme Marie Thérèse ABENA ONDOA, née OBAMA, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), a pris une part active à la table ronde ministérielle présidée par le Secrétaire Général Adjoint de l’ONU, Tom Fletcher. Au cœur des débats : l’accès universel des femmes et des filles à une justice équitable.

L’accès à la justice : Un pilier de l’État de droit Pour le MINPROFF, le thème de cette année — axé sur l’élimination des barrières structurelles et des lois discriminatoires — est d’une importance stratégique majeure. L’accès à la justice ne doit pas être perçu comme une simple formalité procédurale, mais comme le socle même de l’État de droit. C’est la condition sine qua non pour rendre effectifs les droits consacrés par la CEDEF, le Programme d’action de Beijing et l’Objectif de Développement Durable (ODD) 16.

Des avancées normatives audacieuses Lors de son intervention, Madame le Ministre a mis en lumière les progrès significatifs du Cameroun sur le plan législatif. Elle a notamment rappelé que la loi n° 2016/007 portant Code pénal a marqué un tournant historique en :

  • Abrogeant le traitement discriminatoire de l’adultère entre conjoints.

  • Supprimant la clause d’impunité qui exemptait de poursuites l’auteur d’un viol en cas de mariage avec sa victime, un dispositif qui favorisait jusqu’alors les mariages précoces.

  • Renforçant l’assistance judiciaire aux personnes vulnérables (Loi n° 2009/004).

Elle a également annoncé qu’un avant-projet de loi spécifique contre les violences basées sur le genre (VBG) est actuellement en cours de finalisation.

Une réponse institutionnelle de proximité Sur le terrain, le Gouvernement camerounais multiplie les mécanismes de protection. Madame le Ministre a énuméré le déploiement de cliniques juridiques mobiles et de plateformes de prise en charge holistique pour les survivantes, particulièrement dans les zones en crise. L’institutionnalisation des « gender desks » et « child desks » dans les unités d’enquête, ainsi que la généralisation du huis clos pour les procès de violences sexuelles, témoignent de la volonté de protéger la dignité des victimes. Enfin, la formation systématique des auxiliaires de justice vient consolider ce dispositif pour garantir un accueil sensible au genre.

En portant la voix du Cameroun au sein de cette instance qui réunit 193 États membres et des centaines d’ONG, Marie Thérèse ABENA ONDOA réaffirme que la marche vers l’égalité est irréversible. La justice camerounaise se veut désormais plus inclusive, brisant une à une les barrières structurelles qui entravaient l’épanouissement des femmes et des filles.

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