
L’histoire musicale d’Achuka Ngongoli, est une longue aventure dont le théâtre de l’inspiration, de la quête et de la création artistique se déroule en Europe et en Afrique. Ces deux continents servent à l’artiste de réaliser un parcours enclin au multiculturalisme, enrichi d’un voyage artistique rebondissant et épique.
Les origines artistiques en France
Le premier épisode de la vie artistique d’Achuka débute vraisemblablement en 2016, en Haute Normandie, département de l’EURE (27) en France, autour d’un projet d’écriture littéraire : »l’Afrique, notre douleur ». Passionnée des scènes de vie des Africains à l’étranger, elle recherchait à dresser leur portrait moral en situation, avec les traits d’une écriture poétique qui n’allait pas laisser indifférent son ami, l’artiste de Bikut-si, Pedro du Cameroun. Ce dernier, sensible aux mots, en dégage une musicalité inouïe dont il en tombe amoureux. C’est le début d’une belle histoire d’Achuka Ngongoli et la musique. Pedro du Cameroun qu’elle affectionne et assimile au Johny Halliday, lui propose de chanter les paroles du manuscrit en l’accompagnant de sa guitare. Cette expérience aboutit à l’apprentissage du solfège à Louviers où, elle s’inscrit dans un master class chez Léon Andraud, diplômé du Tech Music School de Londres. Au regard de la texture de sa voix fluette et arrondie, ses professeurs de musique tentent de l’orienter dans le Jazz et la musique classique. A l’issue d’un an d’initiation, Achuka Ngongoli franchit le Rubicon et se lance résolument dans la création musicale sous la direction de Pedro du Cameroun.
Loin des genres prescrits par ses maîtres européens, elle compose des mélodies aux sonorités africaines chantées en français et en idiome locale. Celles-ci, tantôt connote l’univers Bikut-si des peuples Ekang, tantôt emprunte à l’aire culturelle Sawa, des traits du Makossa. Le premier genre ethnique révèle une quête de l’exotisme enrichi grâce à la rencontre artistique avec Achille Otélé, qui découle sur une première production inachevée « J’ai voulu t’aimer ». Sa soif de culture lui donne encore l’opportunité d’un échange avec le célèbre contre bassiste sud-africain, Sam Salom donnant lieu à la mise en œuvre de trois phonogrammes tels que « Mengue, l’orpheline », « Stop à la guerre », et « Wadjo ».
Une odyssée artistique au Cameroun
La seconde phase de son aventure a pour lieu de théâtre le Cameroun, sa terre ancestrale. En 2017, elle profite de son paysage endogène pour enregistrer les vidéogrammes de ces opus produits en France et se lance dans d’autres expériences créatrices qui portent à l’enregistrement de nouveaux titres tels que « Champs Elysée » ou « Bitacola », « capitain Brassard », « Kiriku », « Africa », et « Mayi moane », « Cocorico, « Bita cola » et « Stop à la guerre ».
Vers un retour à l’Occident …
L’odyssée musicale d’Achuka ne connaît point de rupture. Elle continue à se réinventer en tissant un répertoire varié qui s’ouvre peu à peu aux sonorités d’outres cultures du continent noir comme le Congo. En témoigne, la publication du titre « La sauce », en 2026, assis sur un rythme très endiablé et électrique vacillant entre Ndombolo et Makossa.
La sémantique du nom d’Achuka Ngongoli
Achuka Ngongoli désigne une interjection chez les peuples Béti qui signifie « C’est bien fait pour ta gueule ». L’artiste symbolise la prudence, la morale, un évitement de tout dérapage, mais aussi le symbole d’une force railleuse si la morale venait à être foulée au pied. Cette expression endogène au Cameroun, est explicitée par l’index sur le cou et un geste de langue, en signe de moquerie d’une inconduite à l’égard d’un imposteur.
Les textes d’Achuka Ngongoli correspondent au sens de son pseudonyme. Ils sont pour la plupart, satiriques et poétiques, car originellement extraits de son manuscrit de 500 pages du projet de littérature réactionnaire à la question de la vie des Africains en Occident. Entre roman et musique, satire et poésie, Achuka Ngongoli se situe à la lisière des deux.
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