
Dans l’arène de l’entrepreneuriat et de la culture en Afrique centrale, certains choisissent une voie et s’y tiennent. D’autres, guidés par un instinct de bâtisseur et une audace rare, redéfinissent les règles du jeu sur plusieurs fronts à la fois. Dominique Minyono-Ekongolo, que le grand public appelle affectueusement « Nick » ou « Lopaire », appartient à cette seconde catégorie. Cinéaste applaudi, pionnier de l’influence digitale au Cameroun et entrepreneur audacieux, cet esprit brillant a su transformer chaque défi de sa vie en un empire de opportunités. À la tête d’un réseau de millions de abonnés et fraîchement acclamé sur les scènes internationales, il incarne la quintessence de la nouvelle dynamique créative et économique du continent.
Le virage du destin : De la haute finance aux nouveaux médias
Rien ne laissait présager que ce natif du 29 avril 1982 troquerait un jour les costumes de la haute finance pour les caméras de cinéma. Après de hautes études universitaires, Dominique Minyono connaît une ascension fulgurante dans le secteur financier, grimpant les échelons jusqu’au poste prestigieux de Directeur Général. Pourtant, en 2012, à l’âge de 30 ans, le devoir familial l’appelle. Il choisit de démissionner pour accompagner son père, le regretté Pr. Minyono-Nkodo Mathieu François, une haute figure de l’État camerounais, dans son combat contre le cancer.
Ce séisme personnel devient le point de départ d’une métamorphose. Face à la perte, Dominique décide de se réinventer et plonge corps et âme dans un univers alors en pleine éclosion : la communication digitale et les nouveaux médias.
L’Empire KEREL : Plus qu’une communauté, un levier social
Après un passage remarqué dans le milieu associatif en tant que Secrétaire Général de l’ONG Positive Black Show (productrice de la célèbre émission interscolaire Carton Rouge), il fonde son propre label : KEREL.
Sous cette bannière, Dominique orchestre une constellation de communautés numériques sur Facebook (Kerel Kongossa, Kerel Sportive, Kerel Mature, Kerel Muzik). En 2026, l’écosystème KEREL donne le tournis : plus de 1,8 million de membres interconnectés à travers 120 pays. Mais là où d’autres ne voient que des chiffres, « Lopaire » y injecte de l’humain.KEREL est devenue l’une des forces sociales les plus puissantes du pays, permettant de trouver plus de 5 000 emplois pour les jeunes, d’organiser des élans de solidarité dans les orphelinats, les prisons et les hôpitaux, tout en stimulant le réseautage d’affaires.
Le pionnier du « Buzz au Bizz » et le partenaire des géants
Fort de cette force de frappe unique, Dominique Minyono s’impose tout naturellement comme le pionnier du marketing d’influence au Cameroun. Il devient le premier à professionnaliser ce métier, séduisant les plus grandes multinationales (Canal+, Les Brasseries du Cameroun, Orange, Guinness, Carrefour Market, Tap Tap Send, et bien d’autres) ainsi que les institutions internationales (UNICEF, PNUD, OIM, ONU Femmes).
Son expertise est telle que l’État camerounais fait appel à lui pour porter la communication d’événements majeurs comme la CAN de football ou la CAN de Volleyball, tandis que la FECAFOOT l’enrôle pour la Coupe du Monde au Qatar en 2022. Membre du prestigieux jury des Canal d’Or dès 2024, formateur phare pour le Ministère des Postes et Télécommunications. Dominique Minyono figure parmi les influenceurs collaborant avec la multinationale MTN Cameroon. À ce titre, il est invité à participer à la troisième édition de la Digital YaMo une série de masterclasses organisée et diffusée sur les différentes plateformes numériques de MTN Cameroon. Lors de cette intervention, il partage son expérience professionnelle et dispense des conseils aux jeunes autour du thème : « Du buzz au biz : comment transformer une idée en une marque durable ». Il met d’ailleurs cette notoriété au service de la culture en propulsant la communication digitale de stars de la musique telles que Tenor, Happy d’Effoulan, Aveiro Djess ou Indira Baboke.
Le 7ème Art en plein cœur : Le phénomène « Je Veux BOZA »
Non content d’avoir conquis le web, Dominique Minyono s’attaque au cinéma indépendant avec la casquette d’auteur, réalisateur et producteur. Son premier coup d’essai est un coup de maître : « Je Veux BOZA » (No Way Back). Ce court-métrage poignant sur l’immigration clandestine fait l’ouverture du Festival du Film Européen à Yaoundé en 2025, est sacré 3ème meilleur court-métrage aux Balafons Award (7even), et séduit le PNUD pour une grande tournée universitaire nationale.
En mai 2026, c’est la consécration ultime. Le film traverse les océans et s’offre une projection triomphale au Festival de Cannes, sous le Pavillon Afronova. Aujourd’hui distribué mondialement par Dalino Média, le film s’ouvre les portes du marché nord-américain et des géants du streaming grâce à un partenariat stratégique avec le distributeur américain 7 Palms Entertainment. Désormais installé à la table des grands, Dominique anime des masterclasses à travers tout le Cameroun et prépare déjà activement ses prochains longs-métrages : Je Veux BOZA 2 et START-UP, un film dédié aux réalités de l’entrepreneuriat jeune.
SIX BITAKOLA : La révolution du « Made In Cameroon »
Parce qu’un véritable entrepreneur ne s’arrête jamais, Dominique Minyono vient de secouer le secteur agroalimentaire en mai 2026 avec le lancement de sa propre marque de boissons indépendantes : SIX BITAKOLA.
Pensée pour valoriser les saveurs locales à base de Bitter Cola (le fameux petit cola), la gamme se décline en versions Cocktail (mélange audacieux de bitter cola, cassimanga et citron) et Liqueur. En appliquant ses propres recettes de génie du marketing, Dominique a réalisé un tour de force en moins de deux mois. Grâce à son carnet d’adresses d’élite, SIX BITAKOLA a immédiatement investi les rayons des géants de la grande distribution comme Carrefour Market et Santa Lucia, le réseau MÂ Épicerie (notamment dans les stations-services TRADEX), ainsi que les lounges les plus sélects du pays (Le Kenny’s, Le Continent 237, La Boiserie VIP). Un succès fulgurant qui confirme sa trajectoire d’entrepreneur à succès.
« Du buzz au bizz : comment passer d’une idée à une marque qui dure. » – Une philosophie que Dominique Minyono applique à sa propre vie.
En somme, l’histoire de Dominique « Nick » Minyono est celle d’une audace sans limites. Qu’il manie les algorithmes d’une communauté de millions de membres, qu’il émeuve le public du Festival de Cannes ou qu’il bouscule les codes de la grande consommation avec SIX BITAKOLA, l’homme prouve que les frontières n’existent que pour être dépassées. En associant impact social, exigence artistique et flair commercial, il s’impose comme un modèle absolu pour la jeunesse camerounaise et africaine. Culturebène salue la trajectoire de ce visionnaire total, dont chaque projet dessine un peu plus les contours d’une Afrique fière, autonome et résolument tournée vers l’excellence.
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