
Sheila Ebana est née en Guinée équatoriale avant d’émigrer en Espagne à la recherche d’un avenir meilleur. C’est dans la banlieue de Barcelone qu’elle s’installe et construit sa vie.
Une vie de travail et de sacrifices
Arrivée en Catalogne, Sheila s’installe d’abord à Mataró, puis à Granollers. C’est là qu’elle rencontre Mounir Nasraoui, d’origine marocaine. De leur union naît Lamine Yamal le 13 juillet 2007.
Lorsque le couple se sépare alors que Lamine n’a que 3 ans, Sheila prend en main le quotidien de son fils en tant que mère célibataire. Pour subvenir à leurs besoins, elle enchaîne les emplois modestes, travaillant notamment comme serveuse et employée dans la restauration rapide (notamment chez McDonald’s). Malgré les longues journées de travail, elle veille rigoureusement sur l’éducation de son fils.
Le déclic du destin
C’est grâce à son travail dans la restauration que le destin de Lamine bascule. En discutant avec la fille d’Inocente Díez (coordinateur du club local du CF La Torreta), Sheila parvient à y inscrire son fils. Le club, conscient de la situation financière de la jeune maman, prend en charge une partie des frais. Très vite repéré par le FC Barcelone, Lamine intègre La Masia à l’âge de 7 ans.
Pour Sheila, ce départ en internat est un déchirement, mais aussi une chance. Elle pose alors une condition non négociable à son fils : les études doivent rester la priorité. Lamine Yamal obtiendra d’ailleurs son diplôme de l’ESO (équivalent du brevet des collèges) en plein milieu de l’Euro 2024, sous l’œil attentif de sa mère.
Une présence protectrice et fière
Aujourd’hui, alors que son fils est une superstar mondiale, Sheila Ebana reste profondément ancrée dans la simplicité. Très protectrice, elle fuit les projecteurs et n’accorde presque pas d’interviews, préférant savourer le succès de son fils depuis les tribunes. Elle est également la maman d’un plus jeune garçon, Baraa, et d’une fille, qu’elle élève loin de la frénésie médiatique.
À chaque grand moment, Lamine Yamal ne manque jamais de lui rendre hommage, conscient que sans le courage de cette mère travailleuse, rien de tout cela n’aurait été possible.
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