
Alors que la deuxième édition du Living Together Festival se profile à l’horizon, l’effervescence monte d’un cran. Placé cette année sous le haut patronage du Premier Ministre, cet événement citoyen et culturel majeur s’apprête à franchir un nouveau cap en s’exportant à Douala et en renforçant son impact social auprès de la jeunesse. Derrière la stratégie de cette édition qui promet d’être historique, se cache une architecte de l’ombre : Amélie Mekamanga, Manager média, communication et digital du festival. Entre masterclass au féminin, levée de fonds solidaire et déploiement à 360°, elle dévoile en exclusivité pour Culturebene le plan d’attaque pour faire rayonner le mouvement au Cameroun et bien au-delà. Interview.
Culturebene : Bonjour Amélie, merci de répondre aux questions de Culturebene. En 2025, le LTF a réuni 22 000 personnes et généré 70 millions d’impressions en ligne. En tant que Manager Média et Digital, quel est votre plan d’attaque pour franchir la barre des 25 000 personnes en novembre prochain et faire rayonner le festival au-delà des frontières camerounaises ?
Amélie Mekamanga : Bonjour à vous et à vos nombreux internautes. Notre ambition est claire : faire du Living Together Festival une référence africaine. Pour atteindre plus de 25 000 participants, nous avons mis en place une stratégie de communication à 360°, combinant médias traditionnels, plateformes numériques, influenceurs, créateurs de contenus et relais communautaires. Nous renforcerons également notre présence auprès de la diaspora camerounaise et africaine grâce à des campagnes digitales ciblées. Notre objectif est de faire vivre le festival bien avant son ouverture et bien après sa clôture.
Cette deuxième édition est placée sous le haut patronage de Son Excellence le Premier Ministre. Qu’est-ce que cet appui du Chef du Gouvernement change dans l’organisation et la crédibilité du festival à l’échelle de l’Afrique Centrale ?
Le haut patronage de Son Excellence le Premier Ministre est une marque de confiance qui renforce la crédibilité et la portée institutionnelle du festival. Il démontre que les valeurs du Living Together Festival s’inscrivent pleinement dans la vision nationale de promotion du vivre-ensemble, de la jeunesse et du développement. Cela constitue également un signal fort pour nos partenaires nationaux et internationaux.
Le thème met explicitement la place des femmes au cœur du dispositif. Concrètement, comment vont se traduire les masterclass exclusivement dédiées à l’autonomisation et au leadership féminin ?
Ces masterclass seront des espaces de transmission, de partage d’expériences et de développement des compétences. Les participantes bénéficieront d’ateliers pratiques sur le leadership, l’entrepreneuriat, le développement personnel, les opportunités économiques, la communication et le numérique. L’objectif est de leur fournir des outils concrets pour devenir des actrices du changement dans leurs communautés.
Quels types de profils ou de formatrices les participantes vont-elles retrouver lors de ces sessions ?
Nous accueillerons des femmes inspirantes issues de plusieurs secteurs : entrepreneures, dirigeantes d’entreprises, expertes en communication, responsables d’organisations, professionnelles du numérique, coachs, personnalités institutionnelles et leaders d’opinion. Elles partageront leurs parcours, leurs réussites, mais aussi les défis qu’elles ont surmontés.
Du 30 juillet au 1er août, 3 500 jeunes sont attendus pour être outillés. Pourquoi avoir choisi de séparer la phase de formation en juillet/août et le grand concert populaire en novembre ?
Le Living Together Festival est avant tout un projet de transformation sociale. Le concert est la célébration, mais la formation constitue le cœur du projet. En séparant ces deux temps, nous donnons toute son importance au renforcement des capacités des jeunes avant de clôturer le parcours par un grand moment de rassemblement et de célébration en novembre.
Pour la première fois, le LTF s’exporte à Douala avec un grand dîner des partenaires. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette décentralisation ?
Cette étape traduit notre volonté de faire du Living Together Festival un événement véritablement national. Douala représente un important bassin économique et entrepreneurial. Ce dîner permettra de mobiliser de nouveaux partenaires, de renforcer notre réseau et d’impliquer davantage les acteurs du secteur privé dans cette dynamique citoyenne.
Vous lancez une levée de fonds majeure pour distribuer 100 000 kits scolaires. Comment le public et les entreprises peuvent-ils s’associer concrètement à cet élan de solidarité ?
Chaque entreprise, chaque institution et chaque citoyen peut contribuer selon ses moyens. Les entreprises peuvent devenir partenaires financiers ou matériels, tandis que le grand public peut participer aux différentes campagnes de collecte. Cette initiative vise à garantir un meilleur accès à l’éducation pour des milliers d’enfants. Ensemble, nous pouvons avoir un impact durable.
Plus de 1 000 candidatures sont attendues, et le grand lauréat sera récompensé en direct devant 25 000 personnes en novembre. Qu’est-ce que ce concours apporte de différent aux jeunes créateurs culturels et sociaux cette année ?
Ce concours ne récompense pas seulement un talent. Il offre une véritable visibilité, un accompagnement et une opportunité d’intégrer un réseau de partenaires. Nous voulons identifier des jeunes qui utilisent la culture, l’innovation et l’engagement citoyen comme leviers de transformation sociale. C’est une véritable plateforme d’émergence.
En tant que Manager du pôle digital, quel est le mot d’ordre ou le hashtag que vous souhaitez que la jeunesse camerounaise et la diaspora s’approprient dès aujourd’hui pour soutenir le mouvement Living Together ?.
Notre mot d’ordre est simple : « Together We Rise – Ensemble, on s’élève. » C’est plus qu’un slogan, c’est un engagement collectif. J’invite chacun à utiliser les hashtags #LivingTogetherFestival, #TogetherWeRise et #EnsembleOnSEleve afin de porter ce mouvement sur les réseaux sociaux et de montrer que la jeunesse camerounaise est capable de construire un avenir fondé sur l’unité, le leadership et la solidarité
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