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Ebenezer Njoh Mouelle West’Our 2014 : Les élèves ont pu s’abreuver à la source du savoir

Un projet ambitieux, audacieux mais au combien salutaire pour ces jeunes qui bientôt se frotteront aux épreuves du Baccalauréat ; la région de l’Ouest a ainsi eu le privilège d’abriter la toute première édition de la Tournée philosophique sous le parrainage du philosophe émérite, en la personne du Pr Ebenezer Njoh Mouelle. Initié par l’Association pour la Conservation et la Diffusion du Savoir (ACDIS), association qui promeut la lecture, la recherche et l’excellence en milieu jeune, la Ebenezer Njoh Mouelle West’Our 2014 s’est étendue sur trois jours successivement. Le 30 Avril dernier était alors le point de départ à l’Alliance franco-camerounaise de Dschang, devant plusieurs centaines d’élèves, d’étudiants et d’enseignants, venus s’abreuver à la source du savoir. Autour du Pr Ebenezer Njoh Mouelle, le maitre de cérémonie Daniel Richard NDIEH, le modérateur Marius FONKOU, et pour signer la note de lecture, l’environnementaliste et essayiste Erick Kuété, dont la pugnacité et la dextérité philosophique subjugueront l’auteur dont il dépeçait les œuvres. Erick Kuété, le long de cette tournée, aura détaillé trois ouvrages de Njoh Mouelle dont « De la médiocrité à l’excellence : Essai sur la signification humaine du développement », « Développer la richesse humaine » qui est une suite logique du premier essai, et « Député de la Nation » qui provoquera en Njoh Mouelle, une émotion particulière… Le premier pas à Dschang est couronné d’un premier succès, très salué par le Professeur Ebenezer Njoh Mouelle et le patron des lieux, M. Abraham NANA : « Je suis là pour vous, vous êtes l’avenir de notre Nation et vous vous devez d’être une relève conquérante et forte, et tout cela passe par la quête permanente du savoir, la quête de l’excellence, telle que prônées en substance dans l’œuvre De La Médiocrité à l’Excellence », dira alors le Professeur Njoh Mouelle.

Le lendemain, 1er Mai, jour de la fête du travail, mais pas le temps d’en faire une priorité, il faut entretenir les jeunes qui nous attendent impatiemment du côté du lycée bilingue de Bafoussam ; nous étions alors loin de nous douter qu’au-delà de ce partage du savoir qui nous y réunissons, une rencontre exceptionnelle était sur le point de nous être servie. Le proviseur de ce grand établissement n’était alors autre que l’ancien étudiant et non moins disciple du Pr Njoh Mouelle ; le Dr. Gueti Michel débordait non seulement de joie, mais d’admiration à la vue de cette éminence grise qui a toujours été son Maître et qui là lui faisait l’honneur d’être son hôte. Ici également, le partage est des plus conviviaux, même si quelques fois, on  ressentait dans certaines questions une nuance d’embarras, mais qui butaient inexorablement sur un rocher philosophique imperméable : « Qu’est-ce que vous appelez Révolution ? A ce sujet, plusieurs se sont opposés à mes idées et sont allés jusqu’à me critiquer ; en lisant ma deuxième préface de De La Médiocrité à l’Excellence, vous remarquerez que j’ai répondu qu’en Afrique on parlait de REVOLUTION quand les militaires faisaient un coup d’Etat. Eux ils appellent ça Révolution, or après cette Révolution, ils ne savent plus quoi faire du Pouvoir, si ce n’est se targuer qu’ils ont réussi une révolution. Dans cette deuxième préface, j’ai d’ailleurs fait référence à ce qui venait (à l’époque) de se produire au Burkina Faso encore appelé en ce moment Haute Volta… Donc pour vous dire que je ne suis pas tombé dans ce piège de REVOLUTION telle que perçu en Afrique, comme je n’étais pas tombé dans celui qui s’oriente vers une pseudo-Philosophie Africaine. Quand on vous parle du Philosophe Révolutionnaire, mais arrêtez… Ce n’est pas Karl Max qui fait la révolution en Russie, c’est Lénine ; Karl l’a juste pensé et écrit », soulignera le philosophe, sous le regard attentif de l’Inspecteur Régional (de l’Ouest) de philosophie par ailleurs représentant du CERCAPHI (Cercle camerounais des philosophes, fondé par Ebenezer Njoh Mouelle), M. Claude Siegni. La traditionnelle séance de dédicaces des œuvres précèdera la photo de famille, et l’ACDIS ne manquera pas d’octroyer des dons en documentation aux différents établissements.

Cape à présent sur Bagangté ce 02 Avril pour vivre l’apothéose de cette grosse escale intellectuelle et pédagogique. La ville qui recevait pour l’une des rares fois l’illustre éclairé, ne manquera pas de lui réserver un accueil des plus chaleureux : Le couple DUMAS lui ouvrira les portes du grand espace Jean Félicien Gacha dans les hauteurs de Bangoulap où d’ailleurs a séjourné l’hôte, le Préfet de la ville a également tenu à saluer ce monument de la philosophie africaine, et la balade initié à la chefferie Bangoua par son occupant fera beaucoup plaisir au Professeur ; du musée qui retrace tous les vestiges de ce peuple très respecté de l’Ouest au repas auquel ont été convié Njoh Mouelle et sa suite (les ACDISers), le menu était des plus gratifiants. Belle coïncidence alors, le Professeur y croise le chef des SODIKO qui était en visite touristique et très vite, c’est les souvenirs non moins marquants, qui sont évoqués. On apprendra que le père de ce dernier a été encadré par Njoh Mouelle à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé…

Mais les jeunes de Bagangté attendent du côté de la maison du parti, et avant, un petit crochet est observé  à la maison familiale des MBETBO, où a grandi le président de l’ACDIS (Ndlr) Félix Tatla MBETBO. Le discours très émouvant de la mère des lieux, Mama Frida, arrachera presque les larmes des yeux de son invité. Celui-ci insistera alors pour le (le discours) garder et fera la promesse qu’il le préservera jalousement en souvenir de ce merveilleux moment. Sur place, on apprendra que les élèves étaient déjà dans la salle depuis 11 heures ; à un peu plus de 15 heures, on comprend aisément que certains aient abandonné… Mais place à présent à « De La médiocrité à l’excellence Essai sur la signification humaine du développement », l’objet au centre de la réflexion amorcé le mercredi 30 mai dernier. Ses deux grandes lignes qui reposent sur l’ « Être » et sur l’ « Avoir », dont les viatiques convergent sur la réelle définition du « développement » (non sans en illustrer les conditions) et la quête permanente de l’Excellence. Quelques mots clé aideront le prof dans cet exercice : médiocrité, misère subjective, l’homme critique, objet-répons, etc. Ainsi, le Professeur Ebenezer Njoh Mouelle développera la signification de l’ « être de référence » dont l’un des aspects avait pour viatique ce qu’il a appelé « l’espace commun d’habitation ».

Tout est bien qui finit bien ; hier samedi 03 mai, le Professeur a convié autour de la table tous les membres de l’ACDIS en vue de les féliciter du bon travail accompli ; rien n’étant parfait, il soulèvera quelques zones d’ombre (finalement négligeables), et les incitera à tenir le flambeau très haut, afin d’inspirer d’autres millions de jeunes d’ici comme d’ailleurs. Une petite visite touristique, menée dans une ambiance très joviale et harmonieuse, précèdera l’au revoir. Félix Tatla Mbetbo, Erick Kuété, Daniel Richard Ndieh, Marius Fonkou, Laure Mboum, Hector Fomba, Franck Kemayou, Francine Ngo Iboum, Annie Laure Ntakgang Nguélé, Marie Magne, et Danny Star peuvent alors être fiers d’avoir pensé, organisé, et tenu un évènement d’une telle envergure. Vivement, à la prochaine édition !

Bravo l’ACDIS…

 

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