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Bouder Atangana : « Certains se sont perdus de chemin en entrant dans la musique »

Footballeur professionnel, amoureux de la musique, aujourd’hui artiste et opérateur culturel, il faut reconnaitre que vous êtes un véritable aventurier, vous ?

(Rire), euh, ça je l’avoue, ma vie se résume à une succession d’expériences qui m’ont plutôt enrichies. J’ai été longtemps footballeur professionnel et j’évoluais dans des clubs internationaux notamment en Afrique du sud, au  Gabon, en Indonésie etc. Mais j’avais une autre passion, qui est la musique ; mon papa était pianiste à la chorale et ma mère une très bonne chanteuse, sans compter que Narcisse Pryze est un cousin à moi et Papa Zoé est un très bon ami, on a tous grandi à Deïdo (Douala), bref j’ai baigné dans ce milieu.

Puisque nous parlons de culture, on vous a très souvent vu du côté du Cabaret La Tanière ; que pouvez-vous nous en dire ?

A la Tanière j’étais à la Direction artistique et en même temps Manager Général, bref je m’occupais de pas mal de choses de ce côté-là, il m’arrivait même d’y faire des spectacles en live de temps en temps avec l’orchestre de la maison. Vous savez, cela m’a aussi permis d’avoir pas mal de contacts dans le milieu, et étant bon peintre, je faisais portrait de certains artistes comme Petit Pays ou encore Lady Ponce

Et là vous êtes parti pour une véritable carrière artistique…

Oui, vous savez aujourd’hui, avec toutes ces expériences, j’ai compris qu’il fallait que je le fasse ; c’est vrai que les gens l’attendaient depuis, mais il fallait que je murisse l’idée dans mon esprit.

C’était quoi le déclic ?

En fait je me suis décidé au final parce qu’en observant de près le milieu, je me suis rendu compte qu’il y en a qui se sont perdus de chemin et ont atterri dans la musique, nous servant du n’importe quoi. Vous savez, j’ai beaucoup composé et écrit pour pleins d’artistes, je ne les citerai pas car ils se reconnaissent bien. Il y en a même qui me citent dans leurs morceaux ; ils savent qui je suis dans la musique. Pour la petite histoire, j’ai grandi dans la rue, et c’est à cette époque que j’ai appris à jouer à la batterie, plus tard j’ai managé des artistes et j’étais batteur en même temps. On ne va pas loin dans ce métier quand on n’est même pas musicien soi-même. Finalement certains amis m’ont convaincu, en me disant « Arrêtes de donner tes chansons aux autres et sors ton propre album », alors j’ai fini par céder.

Et l’album est là ; il porte le nom « TOUMBA »…

Oui, TOUMBA comme pour dire Clan ou Famille, qui comporte 6 titres. Pas mal de gros nom m’y ont accompagné à l’instar du grand-frère André Manga que j’ai rencontré aux Etats-Unis. C’est lui qui joue la contrebasse dans la Salsa.

La thématique ?

Dans cet album j’aborde plus la fraternité ; Vous remarquerez que la plupart des titres porte des prénoms (c’est des histoires partagées avec des personnes), il y a aussi Dis Moi Si Tu M’aimes qui exprime l’Amour. C’est vrai que je suis plus jazzman (rire) donc vous sentirez ces influences, ainsi que de la Salsa et du Makossa pur (à l’ancienne).

Depuis votre arrivée à Ô Maeva, quelle ambiance y règne ?

Tout se passe bien, ils sont contents de m’avoir comme Manager, et avec le propriétaire les réunions s’enchainent, on est entrain de mettre des choses en place pour que l’établissement puisse connaitre son succès d’antan. Ça va, je suis entrain de mettre de l’autre à la maison, et j’établirai un plan d’action par la suite.

Pour finir ; votre contact ?

Je ne finirai sans vous tirer un coup de chapeau pour tout ce que vous faites. Le Cd TOUMBA on ne le trouve qu’au cabaret Ô Maeva ou en appelant le 99 52 61 20.

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