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Mort du footballeur Patrick Ekeng : un médecin poursuivi pour homicide

Un médecin est accusé de ne pas avoir fait son possible pour sauver un footballeur victime d’un malaise cardiaque. Le Parquet de Bucarest (Roumanie) a annoncé ce jeudi avoir lancé des poursuites pour homicide contre un médecin accusé de n’avoir fait «aucune tentative de réanimation» du Camerounais Patrick Ekeng, victime d’une crise cardiaque lors d’un match du championnat roumain, le 6 mai.

Elena Duta, spécialiste en médecine d’urgence et employée d’une société privée d’ambulances, était à bord du véhicule qui a transporté Ekeng à l’hôpital, quelques minutes après son malaise. Le médecin «n’a pas évalué l’état de santé du footballeur et n’a procédé à aucune tentative de réanimation (…) se bornant à le remettre aux urgences de Bucarest», précisent les procureurs. «Même si parmi les causes du décès de Patrick Ekeng figurent les problèmes cardiaques dont il souffrait, par son inaction injustifiée, Elena Duta a annulé toute chance de survie» de ce dernier, soulignent-ils.

Selon les médecins légistes cités par le parquet, plus de 95% des personnes souffrant de tachyarythmie survivent à un arrêt cardiaque si la défibrillation se fait dans les 60 premières secondes. «Les chances de survie s’amenuisent de 5,5% à chaque minute qui passe», précisent-ils.
Milieu de terrain du Dinamo Bucarest (Ligue 1 roumaine) âgé de 26 ans, Ekeng s’est effondré sur le terrain sept minutes après son entrée en jeu, le 6 mai, sans aucun contact préalable avec un autre joueur. Les premiers résultats de l’autopsie ont révélé qu’il souffrait de «problèmes cardiaques sérieux», dont une cardiomégalie (coeur volumineux) résultant d’une hypertrophie du ventricule gauche, et présentait plusieurs anomalies coronariennes. Le joueur avait passé des tests médicaux en janvier 2016 à l’Institut national de la médecine sportive, qui n’avaient «rien révélé d’anormal», selon sa directrice adjointe, Simona Nanoveanu.
AFP

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