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Dans son livre Becoming (Devenir), Michelle dévoile les petits secrets des Obama

L’un des aspects les plus intéressants des Mémoires de Michelle Obama, Becoming (Devenir), c’est la dynamique de son couple, qui fascine. Pendant la campagne présidentielle de 2007, elle n’avait pas hésité à se moquer de son cher et tendre en racontant quelques anecdotes sur ses chaussettes sales et le fait qu’il laisse tout traîner. Une fois à la Maison-Blanche, elle a évité les piques ironiques et les Obama ont joué l’image du couple idéal, glamour, amoureux. Mais dans son livre et les multiples interviews qui ont suivi sa publication, l’ex-First Lady retrouve son ton caustique et révèle une série de détails intimes sur leur relation qui, comme dans tous les mariages, a connu des hauts et des bas. Extraits.

Leurs débuts : l’indifférence, puis l’amour fou

Ça n’a pas été le coup de foudre entre Michelle et Barack Obama. Toutes les collègues de son cabinet d’avocats se pâmaient devant le nouveau stagiaire. Sauf Michelle. « Selon mon expérience, vous affublez d’un costume n’importe quel Noir pas trop crétin et les Blancs s’extasient », écrit-elle. Hormis « une voix de baryton riche et même sexy », il ne l’impressionne guère. Surtout du côté vestimentaire. Un jour, il apparaît dans un bar avec « un blazer blanc en lin qui semblait tout droit sorti de la série Deux Flics à Miami », se moque-t-elle. Michelle et Barack finissent tout de même par aller manger une glace et échanger un baiser. C’est après cela qu’elle a ressenti « un souffle renversant de désir, de gratitude, de plénitude et d’émerveillement », décrit-elle. Quelque temps plus tard, elle se réveille en pleine nuit et le trouve debout, l’air perturbé. Elle lui demande ce qui lui donne des insomnies, et il répond avec un petit sourire gêné : « Je réfléchissais aux inégalités de revenus. » Pas facile de vivre avec un tel individu, conclut-elle ! Elle a aussi du mal à supporter son optimiste débridé, son manque de ponctualité et, surtout, ses grandes ambitions. Dès le début, Michelle est consciente qu’elle est « amoureuse d’un type qui a une intelligence de première force et une ambition qui pouvait peut-être avaler la mienne ». Elle décrit avec beaucoup de franchise sa réticence à le voir briguer un siège d’élu. Certes, il ferait un bon homme politique, estime-t-elle, mais « je craignais que la carrière qu’il avait choisie pour lui – et qu’il semblait si clairement désireux de poursuivre – n’aille finir par écraser tous nos besoins ».

Les enfants : une fausse couche, puis des FIV

Lorsque les Obama essaient d’avoir des enfants, « ça ne se passe pas bien », confie Michelle. Elle fait une fausse couche qui la laisse profondément déprimée. « Une fausse couche est solitaire, douloureuse et démoralisante », écrit-elle. « Quand ça arrive, on le prend parfois comme un échec personnel, ce qui ne l’est pas. Ou une tragédie, ce qui, même si c’est totalement dévastateur sur le moment, ne l’est pas non plus. » Les Obama vont donc avoir recours à la FIV pour concevoir leurs deux filles. Mais comme son « doux et attentif mari » est souvent absent, il la laisse « largement toute seule pour manipuler [s]on système reproductif au pic de son efficacité » : c’est elle qui doit s’administrer les injections.

Les difficultés : le temps de la thérapie de couple

Après la naissance de ses deux filles, le couple bat de l’aile. Barack Obama s’est lancé en politique et est toujours par monts et par vaux. Ils se voient peu. Michelle l’oblige à suivre une thérapie de couple. « Je l’ai fait parce que je pensais que le conseiller conjugal allait m’aider à bâtir mes arguments contre » Barack, explique-t-elle. « Mais voilà, la thérapie, ce n’était pas du tout cela. Ça m’a servi à explorer ma conception du bonheur. Et j’ai compris que j’avais besoin de soutien et en partie du sien. Mais je devais construire ma vie d’une manière qui fonctionne pour moi. » Les séances lui permettent aussi d’expliquer à Barack que, chaque fois qu’il est absent, elle se sent vulnérable. « J’ai dû apprendre à exprimer ce sentiment à mon mari », dit-elle. « Il ne comprenait pas la distance de la même manière. Il a grandi sans sa mère pendant un grand nombre d’années, et il savait qu’elle l’aimait beaucoup. Moi, j’ai toujours pensé que l’amour devait être proche. L’amour, c’est manger ensemble chaque soir le dîner, c’est la constance, la présence. J’ai dû donc partager ma vulnérabilité et apprendre aussi à aimer différemment. »

La campagne : Barack président ? Aucune chance !

Elle finit par accepter qu’il se présente à la présidentielle, en partie car elle est convaincue qu’il va perdre. « J’ai foi dans ce qu’il peut faire », mais « j’étais aussi persuadée qu’il ne réussirait pas à aller jusqu’au bout », assure-t-elle. « Il parlait si souvent et de manière si passionnée d’apaiser les divisions de notre pays, de faire appel à un ensemble d’idéaux qu’il croyait que tout le monde partageait. Mais j’avais vu assez de divisions pour tempérer mes propres espoirs. Après tout, Barack était un Noir en Amérique. Je ne pensais pas qu’il pourrait gagner. »

À la Maison-Blanche : se rappeler qu’il faut sauver les tigres

Une fois son mari élu, Michelle s’efforce d’équilibrer la vie de Barack et de le ramener à la réalité, en l’obligeant, par exemple, à assister au dîner familial chaque soir. « C’est une des choses que j’ai introduites à la Maison-Blanche, un code strict pour qu’il se tienne au courant de ce qu’on faisait », dit-elle. « Oui, tu es président, mais tu peux ramener ta fraise du Bureau ovale, t’asseoir et parler à tes mômes. Parce que les enfants apportent du réconfort, ils te font penser à autre chose qu’aux problèmes du jour et te rappellent qu’il faut sauver les tigres. » (C’était une des priorités de Malia Obama !)

Rester des parents « cool » pour leurs filles

À l’automne 2015, Malia, la fille aînée des Obama, annonce que, pour le bal de promotion de fin de terminale, son cavalier va venir la chercher à la Maison-Blanche. Normalement, elle doit toujours être accompagnée dans la voiture qui la transporte par un membre de la sécurité, mais, ce soir-là, on fait une exception. Le garçon arrive donc bravement à l’heure dite avec sa propre voiture. Malia, très nerveuse, supplie ses parents d’être « cool ». Ils jouent le jeu. « J’étais pieds nus et Barack était en tongs », raconte Michelle. Ils sont d’autant plus détendus qu’ils savent que les agents de la sécurité vont coller aux basques des deux adolescents toute la soirée !

Aujourd’hui : enfin seuls !

Dans une interview au magazine People, Michelle raconte qu’après huit ans de tourbillon incessant à la Maison-Blanche, le couple a enfin du temps pour lui. « On se retrouve de nouveau », confie-t-elle. « On a des dîners en tête-à-tête et des moments où on est tout seuls… Juste nous, et nos rêves. »

Source: le point

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