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Njoya Ajara: « Nous avons une très bonne équipe, de bonnes individualités, il nous manque juste le réalisme dans les moments importants…»

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C’est l’une des meilleures footballeuses africaines à l’heure actuelle, Njoya Ajara fait partie des cadres des lionnes indomptables qui vont disputer au mois de Juin leur deuxième mondial consécutif. L’attaquante de Vålerenga nous a accordé en exclusivité cette interview, au menu : Sa carrière professionnelle, l’équipe nationale, la musique camerounaise, le Nguon…

Bonjour Ajara, merci d’accorder cette interview à culturebene, tu viens de rejoindre un nouveau club (Valerenga), comment te sens-tu en ce début de saison ?

Merci l’équipe de culturebene. Il faut plutôt dire que je me sens bien ici à Vålerenga,  j’ai trouvé une famille qui avait besoin de moi. Ça se passe super bien avec tout le monde ici, les dirigeants et les coéquipières.

Après une saison remplie avec IL Sandviken où tu as été élue meilleure joueuse et inscrit 17 buts, qu’est ce qui t’a poussé à changer de club ?

J’ai été séduite par le projet qui m’a été présenté par Valerenga, le discours du coach m’a touchée, il faut dire que ce choix a été plutôt facile pour moi avec tout ce qui m’attendait par ici.

La petite Ajara de l’Ecole Franck Rollycek de Douala pouvait imaginer réaliser une telle carrière bien remplie ?

Bien sûr que ce que je vis aujourd’hui en dehors d’être un rêve qui s’est réalisé, a été grâce au courage, au travail, à la passion et  à la détermination qui m’ont animé. Je sais bien que je mérite d’être où je suis aujourd’hui.

Depuis 2014, vous (les lionnes indomptables) courez derrière le trophée continental (la CAN Féminine), qu’est-ce qui vous manque pour remporter ce trophée ?

Nous avons une très bonne équipe, de bonnes individualités, il nous manque juste le réalisme dans les moments importants. Nous travaillons sur ça et je suis sûre que la récompense ne tardera pas.

Depuis 2014, le Nigeria vous barre la route, pourtant cette génération dorée des Enganamouit, Onguené, Ajara, Raissa, Ngo Ndoum… mérite largement de remporter plusieurs CAN…

C’est ce que je vous ai expliqué plus haut, nous avons des individualités impressionnantes, je sens ça comme une injustice mais très certainement il nous manque un truc pour remporter des titres. Nous travaillons d’arrache-pied pour trouver ce que nous appellerons aujourd’hui comme la malédiction.

Vous allez participer à votre deuxième coupe du Monde, comment préparez-vous cette compétition ? Le changement de Coach ne vous a pas déstabilisé ?

Nous sortons d’une coupe d’Afrique où nous avons eu notre ticket pour la coupe du monde. Nous avons appris de nos erreurs et nous les utiliserons pour mieux aborder le mondial et aller le plus loin possible. Le coach actuel est un habitué de la maison, il connaît bien le football féminin et surtout l’équipe nationale puisqu’il a été proche de nos deux précédents entraîneurs.

Vous entrez en compétition le 10 juin face au Canada à Montpellier, comment trouvez-vous votre groupe (Groupe E, constitué du Canada, des Pays Bas et la Nouvelle Zélande)

Une poule peut être difficile mais nous ne sommes pas à cette compétition par hasard, nous méritons d’y être et nous ferons tout pour traverser la première étape c’est-à-dire aller au second tour.

Attaquante, vous portez le dossard 3, Racontez-moi l’histoire de ce numéro fétiche…

Un attaquant a failli écrire plus l’histoire africaine dans le football mondial lors de la coupe du monde en 2010 en Afrique du Sud. Asamoa Gyan avec son redoutable dossard 3 était à un pas d’offrir au Ghana en particulier et à l’Afrique en général la toute première qualification à une demi-finale du mondial de football. Depuis ce jour, je suis devenue fan du joueur et du dossard.

On te voit depuis quelques années t y impliquer dans les festivités du Nguon, qu’est ce que ce festival représente pour toi ?

Oui, je suis très attachée à tout ce qui concerne la culture camerounaise, surtout Bamoun dont mon origine. C’est une façon pour moi de retrouver les fans de ce côté, surtout accompagner le sultan dans cette lourde mission de réunir tous ses fils et filles pour leurs prôner la paix et le vivre ensemble. Je répondrai toujours présente à tout appel de la culture camerounaise parce que c’est par là qu’on s’identifie le mieux.

J’écoute plus La Rumba, le makossa, en gros la musique camerounaise et le rap français.

Qu’est-ce que tu écoutes comme musiques dans ton casque ?

Ton top 5 des meilleurs artistes camerounais ?

Petit Pays, Stanley Enow, Amina Rasta(Kpaloum), Nabila et Daphné

Qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour 2019 ?

Santé d’abord puis une bonne prestation de l’équipe nationale au mondial et une qualification pour la champions League avec mon club.

La semaine de la femme est là, si tu as un conseil à faire passer aux femmes ce sera le quel ?

Elles doivent redoubler davantage d’efforts sur tous  les plans, oser tout gardant le rôle de femme que nous sommes. Merci à toute l’équipe  de culturebene de m’avoir accordé cette interview, il me reste qu’à souhaiter à vous et tous une bonne et heureuse année.

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