Jy Junelle : « j’ai pris le temps de bien préparer mon album » - Culturebene
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Jy Junelle : « j’ai pris le temps de bien préparer mon album »

Merci déjà de nous recevoir…

(Rire) Beuh non, c’est moi qui vous remercie de vous être déplacés pour cette rencontre.

Comment te sens-tu depuis ton arrivée ?

Je me sens super bien, le voyage s’est bien passé, dès mon arrivée j’ai ressenti comme une émotion forte, car j’aime profondément mes racines.

Nous allons parler de ce qui justifie ta présence ici ; c’est quoi ce projet que t’as ramené dans ta valise ?

Et bien il s’agit de « Kilimandjaro », une reprise du célèbre Eko Roosvelt qu’on ne présente plus ; vous allez certainement me demander pourquoi, eh bien je me souviens que chaque matin quand j’étais petite mon papa avait une collection de musique qu’il mettait et Kilimandjaro revenait assez souvent. Ce titre qui date de 1976 est resté dans ma mémoire comme une tache indélébile, alors quand est venu le moment de boucler mon album –qui devait comporter 12 titres- je n’en avais enregistré que 10, et j’ai jugé mieux faire une reprise parmi les deux qui restaient. C’est lors d’une recherche des anciens succès du Cameroun sur internet que je tombe sur cette chanson, alors sans réfléchir je l’ai choisi car elle m’a bercé toute mon enfance, et j’adore Eko Roosvelt.

C’est le titre phare de l’album qui arrive ?

Non, c’est le titre qui ouvre l’album. Il y a également des titres comme « Danser Kalangou » avec Wes Madiko qui m’a beaucoup apporté d’ailleurs, c’est autre génie de la musique… Vous savez, je reste très africaine de cœur, raison pour laquelle je suis venue auprès des miens chercher une sorte de bénédiction en fait.

On va rappeler que « Kilimandjaro » est un single qui annonce en principe l’album « Mi Poullo » que beaucoup attendaient plutôt en 2010 ; que s’est-il passé déjà ?

Ecoutez, il était effectivement prévu que l’album sorte cette année-là, mais à un moment donné je me suis rendu compte qu’il était quelque peu prématuré, car je suis allée un peu trop vite. On avait pourtant déjà terminé 4 chansons, puis on voulait lancer un Maxi sur le marché, mais j’ai très vite compris que j’étais entourée de personnes qui ne comprenaient pas mon concept, bref j’étais pas à l’aise et je dépensais de l’argent pour rien. Alors j’ai dû m’arrêter un moment puis je me suis dite « Junelle, ça ne sert à rien de courir, en plus quand on sort un produit prématurément pour satisfaire tel ou tel, il faut savoir les répercutions c’est sur soi-même que ça retombe et ça fait très mal ». Alors j’ai pris le temps de bien préparer mon album, et aujourd’hui beaucoup seront agréablement surpris parce qu’il y a du travail, de la maturité et du sérieux.

On retient aussi que pour l’instant le produit n’est pas encore en vente…

Non, du tout, là c’est plus promo promo promo quoi. Le temps de faire connaître mon nouvel univers, car par la suite je compte sortir le single suivant, celui avec Wes Madiko. Dès mon retour en France il faudra également penser à une autre promo puis des scènes et tout…

Est-ce qu’on peut parler aussi de la coloration de l’album ? Car on t’a connu sous un style que tu as appelé Ethno-chic-glamour…

En fait c’est plus un concept ; ethnique pour faire référence à mes racines, le chic et glamour mettent en évidence le rêve, car je me souviens quand j’étais petite il y a un film qui a attiré mon attention ‘Un prince à New York » avec Eddy Murphy, j’y ai vu comment ils ont représenté l’Afrique et c’était magnifique.

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