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Nana Akufo-Addo : « Aucun père Noël ne viendra développer notre continent » !

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a appelé les Africains et ses dirigeants à abandonner la mentalité de dépendance et à prendre leur destin en main.

Le Président a exhorté les dirigeants africains à œuvrer à la transformation de leurs pays, plutôt que de dépendre de l’aide et de la charité. Selon lui, il y a eu peu de transformation socio-économique malgré l’indépendance de nombreux pays africains.

Akufo-Addo a lancé l’appel lors de son discours au Sommet de la diaspora africaine jeudi dernier.

« Une fois que nous aurons changé le récit de l’Afrique, nous devrons nous éloigner de l’idée qu’il y a un « Père Noël » quelque part qui va venir développer notre continent pour nous. Il n’y a pas de « Père Noël » comme ça. Il n’y a que nous. Une fois cette mentalité changée, nos relations avec les autres seront beaucoup plus structurées ».

Le dirigeant ghanéen a noté que les relations entre les pays africains et leurs homologues européens ont largement favorisé ces derniers.  Il a expliqué qu’un continent doté de riches ressources ne peut pas continuer à vivre dans la pauvreté.

« Cette relation a enrichi l’Europe, mais pas l’Afrique. Nous devons changer cette dynamique, et nous ne pouvons le faire qu’en prenant les bonnes mesures pour notre avenir. C’est là que je me concentre… Il n’est pas juste que le continent qui possède les ressources les plus riches du monde soit aussi le foyer des personnes les plus pauvres de la planète. Cette déconnexion n’est pas une bonne chose, et nous devons travailler pour changer cela ».

Il a souligné que l’éducation est essentielle si l’Afrique veut se développer pour atteindre le niveau des autres continents.

« Une fois que nous aurons trouvé les moyens d’éduquer cette population et de lui donner des compétences, nous mettrons l’Afrique sur la voie d’une croissance économique très, très forte. Nous vivons sur la même planète. Nous avons besoin de l’association et du partenariat avec des pays comme la France, des réseaux qu’ils ont développés, de leur savoir-faire dans tous ces domaines dont nous pouvons bénéficier. C’est à nous de définir cette relation que nous voulons avec le reste du monde. Nous ne devrions pas être pris dans un langage ou un récit qui dit que nous sommes des appendices à la pensée et aux politiques des autres. Cela ne nous aidera pas ».

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