Napster Kallash : « En quelques temps seulement Vi.be c’est le buzz total » - Culturebene
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Napster Kallash : « En quelques temps seulement Vi.be c’est le buzz total »

Réalisateur de clips à la base, c’est deux idées de génie qu’a eu le sieur Napster que de lancer ces deux bébés qui comblent les attentes du grand public de la ville de Yaoundé, très attiré par tout ce qui est divertissement.

Napster, merci d’accepter de répondre à nos questions…

C’est moi qui vous dis merci, le plaisir est pour moi. Vous m’offrez là  une opportunité de pouvoir m’exprimer et de dire ce que je pense ; ce qui n’est pas donné.

Aujourd’hui tout le monde te connait derrière l’appellation Napster Kallash, mais quel est le nom que t’ont donné tes parents  et d’où tu viens?

Mon vrai nom est Mhaulo Adjegue Christian Robert, un nom assez unique vu la façon dont il s’écrit ; je viens de la région du  Centre, je suis Eton.

Pas moins de 101 clips tournés par Napster  l’année dernière (2011), un exploit indéniable…

C’est 117 clips.

117 clips, comment cela s’est-il fait ?

Bah écoutez, c’est une question de foi  et d’amour pour ce que l’on fait, parce que si on n’aime pas ce qu’on fait, je ne pense pas que l’on aurait la volonté et la force de parvenir à un tel résultat.

C’est quoi le parcours de Napster Kallash ?

Napster Kallash à la base c’est le fondateur d’un label appelé NS Picture, que tout le monde connait. C’est à ce moment que je me lance véritablement dans la vidéo ; à un moment donné il y a eu séparation, et à cette époque là tellement de chose m’avaient choqué que si on me remettait une arme pour me défouler ou régler mes comptes, j’aurais très certainement choisi la kalachnikov car elle a une force de frappe. C’est un peu ça l’origine de mon nom, et puis j’ai toujours aimé la vidéo, faire dans ça m’a toujours passionné.

Mais le label existe toujours et porte d’ailleurs le même nom NS Picture, cela te pose-t-il un problème ?

Le nom est resté, mais les problèmes n’ont pas encore été résolus ; pour le moment j’ai beaucoup de choses auxquelles je dois m’occuper donc je préfère avancer, mais sinon le moment venu on va régler nos comptes.

Aujourd’hui tu es promoteur de deux chaînes dont l’audience ne cesse de croître, d’où te vient déjà l’idée de les lancer ?

Je vous l’ai dit tantôt, à la base tout ce qui touche l’audiovisuel me fascine ; alors dès la création d’une chaîne que vous connaissez certainement, Leader Câble, je m’y suis encore plus intéressé parce que le fait de savoir qu’on pouvait divertir les gens à partir d’un ordinateur, moi ça m’a fait quelque chose au fond quoi. Alors je me suis directement dit j’aime les clips donc je peux les diffuser au travers de cette chaîne, j’aime le cinéma alors je peux aussi le diffuser au travers de cette chaîne, avec bien sûr une qualité d’image irréprochable.

On a cru entendre qu’avec Leader Câble la séparation a été soudaine et en queue de poisson, voilà pourquoi tu t’es rangé de ton côté non sans faire concurrence en montant toi-même tes propres chaînes ; nous-le confirmes-tu ?

Je pense que c’était beaucoup plus des divergences d’opinion parce qu’en réalité on ne s’entendait pas sur certains détails ; la chaîne à un moment donné a pris une connotation très professionnelle et ça ne cadrait plus au travail technique que j’ai apporté au sein de cette équipe. Maintenant, quand l’argent aussi, comme on dit, s’invite dans une réception, il commet beaucoup de dégâts. Voilà un peu ce qui s’est passé, on n’a pu gérer certaines situations à cause de la jeunesse, et chacun voulait défendre ses intérêts. Moi dedans je ne trouvais plus mon compte, j’ai préféré comme d’habitude partir, parce que quand je constate que ça ne va pas je m’en vais toujours. Alors je suis parti, j’ai fait ce que je devais faire, et voilà, le résultat est là.

Tu es en voie d’être un maillon très important dans la promotion d’œuvres musicales locales ainsi que dans le divertissement à travers les chaînes L+ et Vi.be, on a bien envie de savoir comment est-ce qu’elles fonctionnent ?

L+ fait beaucoup plus dans le divertissement (donc tout ce qui est cinéma, série, etc.), et Vi.be qui véritablement gagne du terrain, est portée sur la promotion de la musique locale ; je me suis dit que la culture camerounaise ne peut pas avancer sans le média qui s’assure de la diffuser ; alors il fallait aller au-delà des 1h30 ou de 2 heures de musiques diffusées dans d’autres chaînes, donc les passer en boucle 24h/24. J’ai donc relevé le défi, et voilà, en quelques temps seulement le résultat est là, c’est le buzz total, la demande est énorme ; en tout cas on se rend compte que la démarche est bonne et on espère continuer dans ce sens. C’est tous les âges et toutes les couches sociales qui sont touchés par « Vi.be », et la satisfaction vint du fait que tous les styles (Makossa, Bikutsi, Mangabeu, hip hop, et bien d’autres encore) qui sont représentés.

Du coup beaucoup se plaignent de ton indisponibilité depuis l’avènement de tes chaînes ; il parait que tu ne décroches même plus ton téléphone quand on t’appelle ?

(Rire) le robinet ne peut pas servir deux seaux en même temps ; bref les gens se disent que j’ai beaucoup changé parce que le fait d’être rare ou de disparaitre leur fait croire que je me prends la tête or il n’en est rien. Je n’ai pas changé, je suis même un peu plus sociable qu’avant. La vraie raison c’est que quand on est tout le temps sous pression, il arrive que l’on ne se maîtrise plus, alors pour ne pas être désagréable envers des gens, je décide parfois de ne pas décrocher mon téléphone. Donc  c’est juste le stress constant qui est la cause, mais il y a aussi que je ne décroche pas les numéros inconnus.

Combien de personnes interviennent dans ces projets ?

Je travaille avec une équipe réduite ; nous sommes juste trois et tous portons le prenons Christian, une coïncidence dont nous sommes les premiers surpris (rire). Il y a donc moi, Moukala et Mbarga.

Et pour passer dans Vi.be quelle est la condition ?

Juste un droit de cession, parce que comme dans toutes les chaînes qui se respectent et sont soucieuses de ne pas entrer en conflit avec qui que ce soit. Le clip devrait être en HD, ça aussi c’est très important.

Est-ce que tes chaînes te permettent de tourner encore des vidéogrammes ?

Bien sûr, le weekend passé j’ai fait trois jours de tournage non stop avec l’artiste Cabel (Catherine Belinga). Je reste un réalisateur, mais la télé demeure ma grande passion.

A ce rythme là, en cette fin d’année tu risques ne plus atteindre ton record de 117 clips…

(Rire), oui c’est vrai, en même temps la foudre de la jeunesse…, je pense qu’il faille se calmer un peu. Maintenant c’est maximum une vingtaine de clips pendant toute une année. Et puis il y a des petits qui arrivent aussi, faudrait bien que l’on leurs laisse la possibilité de montrer de quoi ils sont capables.

Alors, Napster est-il prêt à recruter des jeunes monteurs ou réalisateurs ?

J’y pense, mais il faudrait bien que Vi.be puisse atteindre un certain niveau et soit diffusé dans tout le pays, ce qui risque d’ailleurs arriver d’ici quelques mois.

Ton mot de fin ?

Il faut travailler et moins parler.

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