Christian Etongo (Artiste-Performeur) : ‘’ Il faut sauver nos ancêtres…’’ - Culturebene
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Christian Etongo (Artiste-Performeur) : ‘’ Il faut sauver nos ancêtres…’’

L’Artiste-Performeur camerounais revient sur sa création After Tears présenté pendant The Burden of the memory.

After Tears, que devons-nous comprendre ?

After Tears est une performance créée en 2015 pour la commémoration des 130 ans de la Berlin Konferenz. Une performance qui suscite le questionnement. En réalité,  que reste t il de notre histoire ? La mémoire de nos ancêtres est-elle valorisée ? Avons-nous fait le deuil? Et après la “réconciliation ” , qu’est ce qui va se passer ?…Cette Performance redéfinit les rapports entre l’Afrique et l’Europe d’une manière générale.

Ce rite basé sur la purification n’est pas  convoqué en temps ordinaires. Pourquoi le présentez-vous en cette période ?

Le TSO est un rite mystique mais solennel. Il est pratiqué pour purifier les âmes des défunts, celles des vivants et effacer le sang versé pour que la communauté continue de vivre sans malédiction. Il est présenté à cette période parce qu’il y’ a un processus de réconciliation qui est amorcé. Le but est de réinventer un futur. Mais il faut que les différentes parties soient sincères pour que le rite soit effectif.

La colonisation Allemande au Cameroun n’a mis que 35 ans. Les séquelles restent presque encore vives dans la mémoire collective. En tant qu’artiste,  comment le ressentez-vous ?

En tant que humain, j’ai un grand-père né autour de 1890 et mort en 1981. Il chantait et parlait  tout le temps en allemand. Moi,  tout petit, ça me faisait rire car papa Edzoa( comme nous l’appelions) parlait une langue que personne ne comprenait. J’avais 9 ans quand il est mort. Cependant,  son personnage m’a marqué.  Mais en tant que  qu’artiste je ressens cette présence allemande comme une souillure,  un malheur pour le Cameroun,  en pensant en  les atrocités commises par ces colons en seulement 35 ans.

Après ce travail, quelle sera la suite ?

La suite…je n’y ai jamais pensée avant le projet The Burden of Memory. Pourtant j’ai déjà présenté cette Performance en Allemagne, au Cameroun et l’année dernière à l’université du Cap en Afrique du Sud. Maintenant, je compte donner une suite, ou plutôt un suivi en proposant ce projet sous d’autres plateformes.

Propos recueillis par Martial E. Nguea

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