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Ali Mvondo : « je vais bien…, j’ai tourné pas mal de films français et allemands ces derniers temps… »

Beaucoup l’auraient certes connu sur la série télévisée camerounaise « Ntafil », mais l’acteur aura tourné dans plusieurs films du temps où la chaîne nationale était la seule à émettre (la belle époque du cinéma camerounais pour certains).

Bonjour Ali Mvondo, Votre nom figure parmi ceux des acteurs ayant marqué l’histoire de films et séries au Cameroun, on se souvient de la célèbre série « Ntafil » sur la CRTV…, aujourd’hui que devenez-vous ? En passant, votre avis également relativement à la fermeture des salles de cinéma ?

Déjà je dirai qu’on peut faire du cinéma sans salles de cinéma ; le cinéma camerounais suit son chemin et je puis vous assurer qu’aujourd’hui il y a plus de réalisateurs qu’à l’époque où les salles étaient encore ouvertes. Pas mal de jeunes s’y sont mis certains anciens sont même revenus à leurs premiers amours, pour vous dire que la production est là, que ce soit de bons ou de mauvais films c’est quand même des films (rire). Donc le fait qu’il n’y ait plus de salles n’arrête pas la créativité de ceux-là qui s’intéressent au 7e art. En ce qui me concerne, du moins pour répondre à votre question à savoir ce que je deviens, je dirai que très souvent je fonctionne plus à l’international ; j’ai tourné dans pas mal de films entre temps surtout avec des allemands et des français. Tout récemment j’ai tourné avec Nana, ce film a même été projeté lors de la dernière édition des écrans noirs. Donc je me sens bien dans ma peau, ça va ; dernièrement j’étais en création à Messamena avec la troupe « Choc Trio » de la région de Poitou-Charentes en France et nous allons finaliser cette création en octobre pour après commencer une tournée, ce sera dés novembre au niveau du Cameroun, puis la sous-région et en janvier 2013 nous nous envolerons pour l’Europe et nous entamerons la tournée pour la France.

Qu’en est-il du suivi des acteurs aujourd’hui, quand on sait qu’il y a toute une vague de jeunes qui se déversent dans la production…, très sincèrement est-ce que vous trouvez cette jeunesse à la hauteur du talent que vous autres aviez in illo tempore ?

Plus ou moins, je dirais. Parce qu’il ne faut pas se mentir, beaucoup sont là par hasard ou bien par affinité…

Je ne vous coupe pas…, mais est-ce à dire qu’à votre époque, vous tous étiez passé par une école professionnelle ?

Mais bien sûr. Moi par exemple, je suis issu du théâtre national, donc j’ai fait l’école… c’est vrai que tout s’apprend, que ce soit à l’école ou dans le tas, mais certains veulent rapidement arriver, ou sont pris par la main ou encore se place devant les cameras parce qu’ils ont des amis réalisateurs ou qui se disent réalisateurs, parce qu’il y en a qui sont très mauvais réalisateurs.

Quel conseil donnez-vous à ceux-là même, en tant qu’homme averti du cinéma et acteur incontestable ?

Beh, je l’ai dit plus haut, il faut absolument passer par des écoles ; je pense que le MINAC a déjà mis en place ce processus, avec la création de l’Institut des Arts, je pense bien que sa mise en route ne saurait tarder et à travers cette initiative très louable du gouvernement camerounais sous l’impulsion de Madame Ama Tutu Muna, les choses vont aller selon les règles de l’art.

Le festival Abok I Ngoma venait de s’achever et on vous a vu au sein du comité d’organisation et non sur scène…, quel rôle était le votre au sein de l’équipe, vous êtes connu comme acteur mais en plein festival qui promeut la danse et les percussions…

Rire. Beh, écoutez ce fut pour moi un grand plaisir d’avoir apporté ma modeste contribution à ce festival qui est bien connu à travers le Cameroun, l’Afrique et le monde, surtout que j’ai un très grand respect à l’endroit de celle-là même qui est à sa tête, Madame Elise Mballa Meka qu’on connait bien dans le domaine des arts. Dans le comité j’étais celui-là qui s’occupait de l’accueil, du transport et de l’hébergement des festivaliers étrangers ou des invités. J’ajouterai que le théâtre et est un art fédérateur dans lequel on retrouve la musique, la danse, le décor, la sculpture… ce n’est donc pas nouveau de voir que les comédiens s’impliquent dans un domaine qui concerne spécialement les chorégraphes, mais c’était pour moi l’occasion de m’enrichir encore plus et de partager avec eux.

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