Jacky kingué : « j’ai 20 albums déjà prêts… » - Culturebene
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Jacky kingué : « j’ai 20 albums déjà prêts… »

Bonjour Jacky, c’est un plaisir de t’avoir chez nous

Bonjour à vous, c’est plutôt moi qui suis ravi de m’exprimer à travers culturebene.com

Pouvez vous un peu nous parler du single que vous venez de commettre sur le marché discographique, un single qui à notre connaissance annonce votre album ?

Le single en lui-même comporte 3 titres, le titre phare c’est « We Lambo » qui signifie « Tu es de trop ». Dans ce projet la thématique est plus concentrée sur l’amour, le quotidien, quelque chose comme ça.

Ton premier album t’a révélé au grand public, aujourd’hui tu reviens après quelques années d’absence est ce que Jacky Kingué n’a rien perdu de son génie créateur ?

Non, non. Vous savez, c’est le travail qui a permis aux gens de dire que je suis un bon chanteur, donc je n’ai pas baissé les bras. Il est vrai qu’à un moment il y’a la routine qui s’est installé toujours est il qu’il travaille d’avantage et en travaillant on découvre beaucoup de chose. J’ai continué à bosser et vous jugerez vous-même le single et l’album qui arrive.

On a eu le plaisir de redécouvrir un Jacky Kingué qui bouge, à travers ton clip qui est diffusé sur pas mal de chaines, sans parler de ton coup de reins…

Rire. Vous savez, c’est des gens qui trouvaient que j’avais des coups de reins et tout… je pense que c’est plutôt aujourd’hui que je fais l’effort de bouger sur scène, parce qu’avant j’étais quelqu’un de très calme, d’assez pudique. Je crois que si on parle de coup de reins aujourd’hui, ils sont toujours là malgré que j’aie pris un peu du poids (rire).

Parlez nous de cet album qui arrive, est-il prêt ?

L’album est prêt c’est vrai, mais je ne peux malheureusement me prononcer quant à sa sortie, parce que je continue à recevoir pleins de propositions et là, je me retiens encore de faire un choix sur qui donner cet album. Parce que vous savez, il ne suffit pas de donner votre album à un producteur, il faudrait bien qu’il te permette de rentrer dans tes frais, cet album je l’ai enregistré moi-même, il faudrait qu’il me garantisse sa promotion. Voila ce qui justifie mon hésitation.

Quelle est la politique que vous avez mis en place pour la promotion et la distribution de votre single ?

Je viens à peine d’arriver au pays, car depuis la France beaucoup sollicitaient le produit, entre autre MC Pop Music, Flash Music, Chouchou Music, l’hôtel Ste Victoire. Donc pour l’instant c’est des endroits où on peut se procurer le single, en attendant que d’autres distributeurs se prononcent.

Pour ceux qui auraient déjà consommé le single, on remarque un Makossa authentique et original, avez-vous décidé volontairement de ne pas être influencé d’autres styles musicaux malgré le succès qu’ils connaissent ?

Biensûr et j’en suis fier. Aujourd’hui, le regard que je porte sur la culture camerounaise est un peu déplorable dans un sens comme dans l’autre. Aujourd’hui, quand j’entends les chanteurs camerounais dire qu’ils sont « bons »…, je pense que personnellement moi je ne peux pas le dire. Parce que je sais que dans les quartiers il y en a plein. Ils n’ont pas seulement la chance de percer. Ceux qui se disent « bons », derrière, ils ne valorisent pas la musique camerounaise voilà pourquoi je dis que c’est déplorable. Je souhaiterais vraiment que les jeunes chanteurs camerounais, surtout ceux dans les quartiers, essayent plus de poser leur voix sur les musiques camerounaises, car elles figurent parmi les meilleurs et j’aimerais ajouter que c’est parfois bien de voyager, parce qu’on se rend bien compte qu’en donnant de l’importance à notre musique en la faisant bien, ça a un impacte positif sur nous. Donc ça ne sert à rien de pratiquer une musique qui n’est pas la nôtre déjà chez nous et espérer s’en sortir une fois hors du pays.

Parlez-nous un peu de votre propre studio ?

Il porte le nom de mon fils King Harold, il est basé chez moi à Paris, j’y ai travaillé avec beaucoup d’artistes en partie camerounais. Il m’arrive aussi de travailler dans d’autres studios gérés par des Maliens, Ivoiriens, Sénégalais car j’y suis sollicité pour faire des chœurs. Chez moi particulièrement je fais des programmations et des arrangements. Si vous voulez quelques noms d’artistes qui sont passés chez moi, je dirais Chantal Ayissi, Benji Mateké, le dernier album de Dora Decca, J.Emga Paul, il y en a qui arrivent comme Tatiana Lover qui fait du Bikutsi, Fiston, P. Anthony « Le T.G.V »… ils sont tellement nombreux.

Vous avez eu la chance d’être produit très jeune, par un grand du milieu Ndedi Eyango, est ce que vous songez aussi à donner un jour la chance à un autre jeune en le produisant vous-même pourquoi pas ?

Biensûr, j’y pense en permanence. Mais j’ai plus envie de passer pour un jeune à qui on a tendu la main et compte en faire autant, pas forcement par la production. Aujourd’hui j’ai une vingtaine d’albums déjà prêts et j’ai mon propre studio. Ma vision serait de prendre des jeunes qui ont des belles voix mais qui n’arrivent plus à faire le Makossa, leurs proposé mes chansons à la limite les produire.

On remarque vous arborez un look plutôt décontracté, « Hip Hop » à la limite, est ce que vous êtes fan de cette mouvance aussi ?

Oui j’aime le hip hop et je préfère m’habiller  relaxe. Je pense personnellement que m’habiller comme ça fait moins sérieux et je suis à l’aise. Les vestes font trop sérieux je trouve pour ma part que ça fait bureaucrate ou intello, moi je suis un artiste et j’aime m’habiller simple. J’ai eu la chance de côtoyer des grands comme Pascal Lokoua Kanza, Richard Bona, Manu Dibango pour ne citer que ceux là et c’est des personnes qui se vêtissent le plus simplement du monde. Je pense qu’un artiste ce n’est pas celui qui se prend la tête avec des vestes et tout.

Je vais choisir deux artistes à la volée et vous me donnerez vos impressions

Blick Bassy et Coco Argentée.

Blick Bassy est un très bon chanteur, très bon musicien, je l’apprécie d’ailleurs beaucoup.

Coco Argentée, je l’ai rencontré à Jambo TV quand je suis arrivé, c’est vrai que je l’ai aperçu à Paris lors d’un spectacle avec Daniel Baka du Pinguiss. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’écouter ses chansons mais j’ai remarqué que les gens l’apprécie énormément.

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