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Tabi II François alias Tabs : « Je Vis de mon art… »

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Ingénieux et passionné, Tabi II François déborde d’inspiration, qu’il déverse sur ses toiles, qui aujourd’hui sont exposées lors des grands rendez-vous de rencontres artisanales, ou des grands concours des arts, faisant ainsi la fierté du Cameroun, de l’Afrique en générale. Dans le cadre de la 3e édition du salon international de l’artisanat du Cameroun qui a démarré depuis le 24 Janvier dernier à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé, nous lui avons tendu notre micro et il a pris plaisir à répondre à nous questions.

Bonjour Tabs, nous sommes rendus à la 3e édition du SIARC et vous répondez présent une fois de plus. Pour un grand habitué que vous êtes, l’émotion est toujours la même ?

Bien évidemment, depuis la 1ere édition en 2008, où j’ai d’ailleurs remporté le 1er prix national, je dirais qu’à chaque édition j’éprouve un sentiment que je ne saurais vous expliquer. Ma joie est tellement grande, parce que ce grand rendez-vous me permet d’exprimer ce que j’aime le plus et que je sais faire le mieux, c’est-à-dire mon art.

Ça va faire combien de temps que vous pratiquez cet art ?

Depuis l’âge de 6 ans, depuis ma prime enfance. Et c’est de ça que je vis.

On remarque que la beauté et l’originalité de vos œuvres viendraient en partie du matériel que vous utilisez ?

Oui, c’est du matériau de récupération, surtout du matériau local. Je travaille avec de la sillure, du baume, du sable, du bois, de la pierre pourrie aussi.

Nous remarquons également de la paille…

Oui, il faut dire que j’ai essayé d’expérimenter des tiges de sissongho séchées, parce qu’il y’avait un problème de matériels. A un moment donné, il m’était difficile de me procurer du matériel venant d’Europe, alors je me suis dis, pourquoi toujours attendre le matériel venant de l’autre coté alors qu’avec le matériau local, je peux réaliser quelque chose d’extraordinaire qui ressemblerait encore plus au Cameroun, à l’Afrique et mettre encore plus en valeur sa culture, son art en particulier.

Qu’est ce que cela vous apporte t il en venant exposer ici ?

Déjà, je me fais plein de contacts, je me fais de la publicité et je profite des expositions pour vendre mes œuvres. Donc je suis triplement satisfait. Mais pour moi, le plus important, c’est les contacts.

Vous aviez remporté le 1er prix national du SIARC en 2008, qu’est ce que ça change en vous ?

Ça m’a permis d’évoluer dans mon travail. C’est vrai que financièrement, on ne peut pas dire que c’était ça…, les moyens étant très limités, mais cela ne n’empêche pas de travailler, parce que c’est dans la tête que ça se joue.

Quand vous n’êtes pas au SIARC, où pourrait-on vous rencontrer ?

Je suis pour l’instant dans un petit village appelé Nyom II. Mais je suis aussi en pleine recherche d’un emplacement dans la ville de Yaoundé, l’idéal serait que je trouve un endroit où du mode se rencontre. Je souhaite vraiment que le Ministre des PME et de l’économie sociale et de l’artisanat, et le Ministre des Arts et de la Culture nous trouvent des emplacements permanents, où nous pourrions installer nos stands et exposer nos œuvres. Vraiment, c’est des cris de détresses que je leur envoie.

En attendant votre établissement dans la capitale, quels sont les contacts par lesquels on pourrait vous joindre à tout moment ?

Je réponds au 77 44 77 26 Tabs « le Negro », bien connu dans la ville de Yaoundé.

Pourrait-on avoir une estimation relativement aux prix de vos œuvres ?

Tout le monde peut s’offrir les œuvres de Tabs. Les prix sont très abordables. Vous retrouverez facilement des tableaux de 5000frs, comme ceux de 50.000frs ou 1.000.000frs. Tout dépend de la qualité de l’œuvre ou des attentes du client. Chez Tabs, c’est la qualité.

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