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Sanzy Viany: « Mon défaut, je suis très rigoureuse au travail… »

Le 14 Décembre dernier, la chanteuse dans le cadre du Goethe-Café a offert au public, un spectacle dont il s’en souviendra. A travers son album Akuma, elle nous a carrément plongé dans son univers à elle, teinté de soul, jazz, rumba, bossa nova etc, et s’est arrêtée une  minute  pour nous livrer ses impressions d’après show.

Très belle prestation, Sanzy, on constate que vous êtes toujours dans l’émotion, même quelques minutes après votre scène ?

Oui, très heureuse, très émue d’ailleurs à chaque fois que je suis en face de mon public. Chaque spectacle pour moi est une rencontre, c’est un partage avec le public, je suis vraiment comblée.

Une belle soirée, qu’on vient de passer ensemble, des comme ça, il y en aura pas mal, certainement. Quelques dates, pour ceux qui ont loupé celle-ci, et souhaiteraient se rattraper ?

Ce que je vais dire, c’est que ce n’est pas Sanzy qui organise. Donc, organisez, invitez Sanzy et elle viendra. Ce soir le Goethe m’a invité et a donné l’occasion à mon public de me rencontrer. Moi je sais chanter, que ceux qui organisent, organisent. Pour l’instant, je suis plus programmée dans les soirées privées à huis clos, où le public ne pourra malheureusement pas être. Mais je pense que ça viendra, très prochainement.

Vous vous faites un nom aujourd’hui par paliers, est-il encore facile de penser à une collaboration artistique avec Sanzy, d’espérer un soutien de sa part, ou tout simplement, comment vous approcher sans forcément passer par le Manager ?

Beh, on m’écrit sur facebook, on me fait écouter sa musique et généralement, quand je sens la chanson, je mets ma voix. Mais quand je ne sens pas, même s’il y’a le million, je ne mets pas ma voix, parce que pour moi, la musique c’est quelque chose de très spirituel, voilà. Donc pour que je pose ma voix, il faudrait que je sente le truc, quoi.

Quel est le message principal qui se dégage de cet album, « Akuma », pour ceux qui ne comprennent pas Eton ?

Alors, l’album « Akuma » comporte 8 titres, et le message principal c’est Akuma lui-même, qui veut dire « richesse » en Eton, qui est ma langue, je suis de la Lékié. Il y’a également les thèmes comme le pardon, l’amour…, en gros c’est ça, les richesses de la Lekié, quoi.

Sanzy Viany, belle femme, voix charmante, très bonne danseuse…, n’y aurait-il pas un défaut qui se cacherait quelque part ?

(Rire) oui, alors, le défaut c’est…, pas capricieuse, mais très rigoureuse au travail. Bon, on va dire que ce n’est pas un défaut, mais demandez à mes musiciens, eux, sauront peut-être donner mes défauts.

Pour finir, une question insolite, permettez-moi, on vous voit très souvent ensembles, Cathy Assendzy et vous, vous faites ses premières parties, mais curieusement, elle ne participe pas dans votre album, est-ce un choix délibéré ?

Vous savez à l’époque, à la sortie de l’album, je voulais vraiment poser mes marques. C’est ça. Je suis de la Lékié, je suis une jeune femme Eton, qui savait qu’elle venait comme une bombe dans le milieu artistique. Alors, pour ça, il fallait que ceux qui me soutiennent soient un peu dans l’ombre, sinon, j’aurai été voilée. Donc il était très important que j’atterrisse, Boum ! et pour ça, il fallait que je montre de quoi je suis capable, parce que quand les grandes-sœurs sont autour, on nous infantilise toujours un peu, donc parfois quand on a envie vraiment de montrer de quoi on est capable, il faut un peu qu’on décale, si vous voyez ce que je veux dire…

Vous avez l’impression que cet objectif est atteint ?

Un peu. Mais dans le deuxième album, j’ai vraiment envie cette fois-ci, maintenant que Sanzy est connue dans le milieu culturel, de partager avec mes grandes-sœurs, mes petites sœurs. Donc le 2e album, je le veux un melting pot, un partage.

Quelques Avis après le show

Cathy Assendzy : « C’est une lionne. »

C’est vraiment une « lionne », avec elle la relève est assurée, elle a un immense talent. Je pense que je ferai une chanson avec elle, parce qu’elle donne envie  de chanter. Aujourd’hui, je suis fière de constater qu’on prend plaisir à écouter du Sanzy Viany. C’est vrai, l’artiste camerounais ne vit véritablement pas de son art, pour plusieurs raisons, mais il faut y croire, ça peut changer, ça va changer. Demain, on découvrira la musique, parce qu’il y’a une musique et l’autre musique. En ce moment, nous vivons l’autre musique, mais il y’a « la » musique qui est entrain de se déporter, elle prend de l’ampleur, et j’y crois, les lendemains ne peuvent être que meilleurs, et tant que je vivrai, ça marchera. Je demande tout simplement à mes petites sœurs, à mes filles, parce que j’ai des filles qui ont cet âge là, de se rapprocher, la preuve, je suis venue au spectacle de Sanzy Viany, donc je ne suis pas renfermée, je suis ouverte. Si une jeune chanteuse ou un jeune chanteur souhaiterait me rencontrer, je chante dans les cafés, je suis à la CRTV. On pourrait  même échanger, parce que je pourrais aussi apprendre d’eux, vous savez, la vie n’est pas faite que de moi.

Hervé Maboma : « Sanzy ne triche pas. »

Sanzy à ce niveau de talent, elle est véritablement une artiste aujourd’hui, qui a fait éclore son talent, et je pense que les gens venus nombreux n’ont pas été déçus. Akuma est un album dans lequel elle a mis beaucoup d’espoirs et beaucoup d’envies. Elle suit son chemin, et je trouve qu’elle le fait bien, parce qu’elle ne triche pas.

Shegall (Pa2Nem) : « Il faut se serrer les coudes. »

C’est l’émotion profonde, surtout que Sanzy et Pa2Nem, c’est presque la même génération, donc je pense que c’est bien de se serrer les coudes pour avancer. Alors je suis là ce soir, déjà pour assister au spectacle, et surtout apporter par ma présence, le soutien de Pa2nem.

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