« Quatre » ans de prison pour 5 étudiants grévistes de l’Université de Buéa. - Culturebene
CamerounInsidePolitique

« Quatre » ans de prison pour 5 étudiants grévistes de l’Université de Buéa.

Le Tribunal de première instance de Buéa vient de rendre son verdict de l’affaire qui opposait des étudiants de cette institution académique à ses responsables. Au terme de neuf mois d’audience, le Tribunal a condamné cinq des 12 étudiants traduits devant cette juridiction par le recteur Nallova Lyonga.

Ces étudiants parmi lesquels Ronald Minang, président de l’University of Buéa Student Union (Ubsu) ont été condamnés à quatre ans de prison et au paiement d’une amende de 850.000 FCFA, qui conditionne leur libération provisoire. Les sept autres étudiants ont été acquittés. C’est l’issue d’un procès qui a démarré au mois de février dernier alors que l’Université de Buéa (Ub) était secouée par une grève menée par les étudiants.

A l’origine de cette grève, le refus par le recteur Pauline Nallova Lyonga, d’organiser l’élection du bureau de l’Ubsu. Les autres revendications tournaient autour de l’amélioration du repas universitaire, le retour des photocopieuses au sein de l’université, l’augmentation des frais de défilé. Au cours de cette grève qui s’est poursuivie jusqu’au mois de mai, le campus avait été assailli par la police qui a fait usage du gaz lacrymogène et a procédé à l’arrestation de nombreux étudiants dans et hors du campus universitaire. Des enseignants de cette université avaient eux aussi été entendus à la police, accusés par le recteur de soutenir les étudiants grévistes.


Une situation dénoncée par l’Association de défense des droits des étudiants (Addec). Une note rendue publique par Barthélemy Tchaleu, son Secrétaire général, dénonce: «la brutalité bestiale envers l’étudiant qui continue ainsi avec la volonté d’en finir avec toute velléité de contestation: En réalité, la prison n’est plus un mythe pour l’étudiant camerounais car celui-ci la côtoie régulièrement. L’Addec lance enfin un Sos à toutes les personnes de bonne volonté, pour qu’elles apportent leur aide à nos camarades dont deux n’ont pas pu jusqu’à présent payer le montant exorbitant exigé. Et qui sont dès lors en voie de passer de longues et difficiles nuits à la prison centrale            Bues comme des vulgaires brigands».

Commentaires

0 commentaires

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer