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Césaire Mouté « Le cinéma n’est pas seulement un art, c’est une industrie qui pourvoie plusieurs métiers »

Festival Panafricain des films Écoles de Yaoundé (First Short) festival aura lieu du 14 au 17 avril 2021 à Yaoundé. Le délégué général du festival nous parle du contenu de cette édition

Quelles sont les innovations de la septième édition du First Short ?

Bonjour à vous et merci de l’opportunité que vous nous donnez de parler de la 7 édition du festival first short. Comme   innovation nous aurons  cette année la création et l’installation de deux clubs de cinéma dans des collèges de la ville de Yaoundé. Il s’agit notamment de l’institut Paul Momo et de l’institut Beaudelaire bilingue. Aussi nous allons leur faire visiter la salle de cinéma canal Olympia question de leur présenter ce qu’est une salle conventionnelle. Nous aurons des projections de films, master class, match de football journalistes contre cinéastes.

Pourquoi « cinéastes et métiers de cinéma » comme thème de cette édition? Quel sont les oppositions entre le cinéaste et les métiers de cinéma ?

En fait nous avons opté pour le thème ” cinéma et métiers” parce que nous devons cesser de voir le cinéma sous l’aspect artistique. Le cinéma n’est pas seulement un art, c’est une industrie qui pourvoie plusieurs métiers.  Jusqu’ici dans notre pays on n’a fait que valoriser les métiers de la production et de la réalisation. Nous voulons justement montrer à la jeune génération et aux jeunes élèves des filières arts cinématographiques qu’on peut effectivement réussir au cinéma tout comme dans les autres métiers qui ont le vent en poupe au Cameroun. Il sera question durant cette édition de présenter au public l’ensemble des qui régissent l’activité cinématographique au Cameroun.

Quel est là nécessité pour vous d’installer deux clubs de cinéma dans nos écoles Camerounais,  dans un environnement ou la distribution des films cinéma  camerounais n’est pas accessible à toutes les bourses ?

La première volonté est de susciter l’intérêt de ces jeunes collégiens à l’adoption du cinéma comme moyen de divertissement. De nos jours, ils sont plus proches des salles de jeux (Paris sportifs, snack bar et autres) Nous autres avons adopté le cinéma parce nos parents nous y amenaient. Deuxièmement c’est pour discuter des vocations et renforcer les capacités de nombreux d’entre eux qui ont déjà assez de talents. Bref l’initiative va au-delà du divertissement et vise la réalisation des courts métrages de 01 à 03 minutes. C’est en tout apprendre le B+A=BA de la réalisation cinématographique.

Rendu à la 7ème édition quel apport ce festival à apporter dans le cinéma camerounais et au milieu des apprenants du cinéma ?

En sept années, c’est plus de 500 films d’écoles et autres projetés. C’est de nombreux jeunes (une quarantaine) qui ont pu intégrer de véritables productions locales après des formations et master class. Un sept année nous avons pu vulgariser les écoles de cinéma au Cameroun, ce que peu de gens connaissaient. Avec l’implication de l’état camerounais à l’intérieur de la chose cinématographique, nous allons davantage travailler avec le ministère des arts et de la culture et le ministère des enseignements secondaires afin de continuer à professionnaliser les enseignements qui jusqu’ici restent régulièrement théoriques culture et le ministère des enseignements secondaires afin de continuer à professionnaliser les enseignements qui jusqu’ici restent régulièrement théoriques.

En sept ans d’existence quel sont les difficultés rencontrées,  quel est votre regard sur l’évolution du cinéma camerounais ?

Chaque jour qui passe est une difficulté de plus à franchir. Le plus important c’est de relever les défis qu’on se donne à cours, à moyen, et à long terme. Nous avons rencontré durant ces 7 dernières années de nombreuses difficultés qui sont d’ordre financière, car comme vous le savez l’organisation des grands événements nécessité de grands moyens logistiques, humains qui doivent être entretenus par de l’argent. Nous avons aussi fait face à l’adhésion du public qui comme partout ailleurs ne donne pas une priorité à la chose culturelle. Mais fort heureusement nous sommes en train de travailler sur la culture de l’activité cinématographique dans les écoles, collèges et lycées de nos villes. Sinon les difficultés existent et existeront toujours. Le plus important c’est de savoir comment les dépasser

Un dernier mot pour cette édition 2021

Nous attendons massivement le public pour relever cette édition dite covid 19, car il faut le signaler l’an dernier l’édition 2020 n’a pas eu lieu, nous étions alors en plein confinement. Vivement que cette fête du film d’école d’Afrique centrale à venir soit une réussite

Propos recueillis par ELIANE SARA NEMATCHOUA

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