
Il est surnommé « le seul tigre de la musique camerounaise ». Depuis plus de dix ans, Dynastie le Tigre rugit sur la scène musicale, imposant sa voix singulière et son univers qui oscille entre bikutsi, makossa, afro-pop et afro-jazz. Véritable visage de la scène urbaine 237, il s’est hissé au rang de ‘’grand artiste’’ grâce à son charisme, son talent brut et une carrière jalonnée de succès.
Ses origines
De son vrai nom Cédric Biyong Egimengo, Dynastie le Tigre voit le jour le 1er février 1991 à Ebolowa, dans le Sud-Cameroun. Fils d’un père enseignant et d’une mère ménagère et choriste, il grandit dans un environnement religieux et discipliné. Très tôt, il s’initie à la musique à travers la chorale et s’essaie aux kermesses, anniversaires et mariages où il interprète les répertoires de ses idoles : Georges Seba, Lokua Kanza, Onel Mala, R. Kelly ou encore Bantou Possi.
Sa passion l’amène à apprendre le piano, la basse et la batterie. Il se fait aussi remarquer dans plusieurs concours (Mutzik Star, Africa Star, Coca-Cola Awards…), avant d’accompagner sur scène des légendes telles qu’Ange Ebogo et Sam Fan Thomas.
Mais le destin lui impose une épreuve : en 2005, il perd son père. Sa famille désapprouve son choix de carrière musicale. Malgré tout, il s’accroche. Sa rencontre avec Willy 2 Paris puis sa signature en 2014 chez Westsi2 Corporation marquent le véritable point de départ de sa carrière.
Les débuts et l’explosion
Dynastie se révèle au grand public en 2013 avec son premier maxi single « Toto Piii », qui contient des titres devenus cultes : « Wokoloo », « Ma femme » et « La fille de ma voisine ». Ces chansons font vibrer tout le Cameroun et propulsent l’artiste sur la scène nationale et internationale.
En 2015, il sort son premier album « Loi de la Nature », véritable hymne à la culture camerounaise et à la femme. On y retrouve des titres phares comme « Prends soin d’elle » (feat. Stanley Enow), « Juste un peu » (feat. X-Maleya), « Joue-moi le medjang » ou encore « Dingue de toi ». Cet album lui ouvre les portes d’une première tournée internationale et lui vaut le surnom d’« avocat de la gente féminine ».
Dans la foulée, il fonde son propre label Tiger Production.
Une carrière toujours en mouvement
De 2016 à 2017, il enchaîne les singles et sort son deuxième album « Homogène », où il se fait la voix des sans-voix avec des morceaux comme « C’est Dieu », « Akut Meyok », « La fille du Sahel » ou encore « Mboutman ».
En 2018, il officialise Tiger Production et signe neuf jeunes artistes, lançant plusieurs singles collaboratifs comme « Bango bango », « O secours » ou « Succès ». La même année, il collabore avec l’Ivoirien DJ Kedjevara sur « Pain sardine ».
Puis viennent « Printana » et « Benskin Symbiose » en 2019, avant son troisième album « Ma destinée » en 2020, avec des titres marquants comme « Coloniser ».
En 2021, il surprend encore en mêlant modernité et tradition avec des sons tels que « Concassé » et « Doucement » (feat. la légende Ben Decca).
Toujours imprévisible, Dynastie le Tigre revient en 2025 avec un titre inédit : « Ma Candidature ». À mi-chemin entre satire et engagement, ce morceau se présente comme un véritable programme électoral en musique. Avec humour, il y promet la fin du whisky frelaté, la baisse du prix du tapioca, l’accès au réseau dans les villages reculés et bien plus encore.
Plus qu’une chanson, c’est un message porteur d’espoir pour un Cameroun fort et prospère.
🎧 À découvrir ici 👉
Distinctions et reconnaissance
Dynastie le Tigre s’est bâti un palmarès impressionnant :
- 2010 : Finaliste Star 2 Demain
- 2011 : 2e finaliste Prix Coca-Cola Yaoundé
- 2012 : Vainqueur Mutzik Star
- 2013 : Révélation musicale (TTV Awards, Renaissance Music Awards, Kapitol Records), Prix d’excellence du Sud-Cameroun
- 2014 : Révélation musicale (Balafon Music Awards) & Meilleur artiste masculin (AJC Awards)
- 2015 : Voix masculine de l’année (Balafon Music Awards)
- 2017 : Meilleure collaboration (feat. Stanley Enow) & Artiste masculin de l’année (Canal d’Or)
Commentaires
0 commentaires