
Entre spiritualité, héritage patrimonial et modernité, l’artiste camerounaise Diane Beza a dévoilé les contours de son nouvel opus ce samedi 21 février. Au Miadam Beach à Odza, elle a partagé sa vision avec le Réseau des Journalistes Culturels du Cameroun (RJ2C), avant le grand rendez-vous du 6 mars prochain.
Le cadre est symbolique. C’est au Miadam Beach, un espace qu’elle a bâti il y a neuf ans avec son époux, que Diane Beza a reçu la presse culturelle, conduite par Madame Laurentine Assiga. Face aux journalistes, l’artiste a d’emblée souligné l’importance de leur rôle : « On a toujours besoin d’être accompagné, vous êtes la base d’accompagnement en terme de culture ».
Une identité Afro-urbaine assumée
Pour Diane Beza, sa musique ne se laisse pas enfermer. Elle définit son style comme de l’Afro-urbain : « Urbain parce qu’il y a des rythmes nouveaux, Afro parce que ça reste centré Camerounais et Africain ». Un mélange où le Bikutsi, le Bendskin et l’Essewe rencontrent la modernité, tout en restant fidèle aux racines : « Je tiens beaucoup aux langues nationales, aux rythmes locaux ».
« J’évite de me catégoriser comme artiste Gospel »
Interrogée sur son étiquette d’artiste religieuse, l’interprète de Duma a tenu à clarifier sa position avec une franchise rare. Pour elle, le terme « Gospel » est souvent une étiquette trop étroite :
« Le gospel pour moi n’est pas très bien défini. Ce n’est pas tous ceux qui chantent pour Dieu qui doivent se définir gospel et ce n’est pas tous ceux qui ne parlent pas de Dieu dans toutes les chansons qui ne sont pas gospel. J’évite de me catégoriser comme artiste gospel parce que c’est une trop lourde charge. Tous ceux qui se disent gospel se disent chantre de l’éternel, envoyé de Dieu… ils se donnent une mission. Moi je n’ai pas la prétention d’avoir une mission, je fais quelque chose qui me passionne, j’essai de toucher les gens, les marquer, les changer. Dans mon album j’ai 04 chansons qui parlent de Dieu. Pourtant l’album a 15 titres. »
Son message est ailleurs : dans l’amour, le partage, la charité et l’acceptation de nos imperfections. Comme le titre de son album l’indique, elle est avant tout « humaine » et refuse de se poser en donneuse de leçons.
Un carnet de route musical : l’essence de « HUMAN »
L’album est un véritable voyage linguistique et sonore. Originaire de Bengbis (Sud) par son père et de l’Est par sa mère, Diane Beza navigue entre le Duala, le Bulu, le Français et l’Anglais. Parmi les moments forts attendus pour le live, on retient :
- Duma (« Gloire ») : Un titre de reconnaissance pour une intensité spirituelle garantie.
- Superwoman : Un hommage à la force des femmes (avec un duo espéré avec Petit Pays).
- Akeva : Le classique de remerciement en Bulu que le public reprendra en chœur.
- Inconditionnel : Une ballade douce pour savourer la profondeur du texte.
Le 06 mars : Un rendez-vous historique à Odza
L’apothéose de ce projet aura lieu le vendredi 06 mars 2026 lors d’un concert live exceptionnel au Miadam Beach. L’artiste prévient, l’ambition est immense :
« Le concert que je vais donner le 06 mars prochain ici Miadam Beach sera certainement le plus grand que j’ai fait jusqu’ici. Ce qui se passera ce jour-là, ce sera le type de concert qu’on n’a pas encore vu ici chez nous, ça doit rester dans les mémoires et inspirer les autres artistes. Le spectacle ne sera pas qu’un simple concert, mais une véritable performance culturelle. »
Une nouvelle ère pour le Miadam Beach
L’événement marquera également un tournant pour ce lieu d’exception situé à Odza Borne 12. Après ce show magistral, l’aventure se prolongera : dès le 07 mars, l’espace sera officiellement ouvert au public, offrant aux riverains et aux amoureux de la culture un nouveau sanctuaire de détente et de partage.
Côté pratique :
- Événement : Concert Live « HUMAN » – Diane Beza
- Date : 06 Mars 2026 (Ouverture officielle du site le 07 Mars)
- Lieu : Miadam Beach (Odza borne 12, non loin de l’Entrée Sabel)
- Tickets & Réservations : 657 78 90 50
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