
Sous l’impulsion du MINPROFF et de CARE Cameroon, le projet de loi sur les quotas de 30 % franchit une étape décisive au prestigieux hôtel 4 étoiles Djeuga Palace de Yaoundé. L’enjeu : transformer la gouvernance camerounaise pour une inclusion réelle et durable.
Le Djeuga Palace, établissement de standing 4 étoiles situé au cœur de la capitale, est depuis ce matin le théâtre d’une rencontre stratégique qui pourrait redéfinir le visage du leadership national. Sous la présidence de Madame la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse ABENA ONDOA née OBAMA, s’est ouvert le Dialogue National sur la participation des femmes à la prise de décision. Ce forum, fruit d’un partenariat scellé en septembre dernier avec l’ONG CARE Cameroon, réunit parlementaires, chefs communautaires et société civile autour d’une ambition commune.
La compétence au cœur du débat
Loin d’être une simple rencontre protocolaire, ce dialogue vise un objectif concret : accélérer la ratification de l’avant-projet de loi fixant un quota minimal de 30 % de femmes dans les instances décisionnelles.
Lors des échanges, une clarification essentielle a été apportée pour lever toute ambiguïté sur la nature de cette réforme : le quota n’est pas une promotion de l’incompétence, mais un mécanisme de justice. Comme l’ont souligné les organisateurs, il s’agit de garantir que les femmes compétentes, trop souvent restées dans l’ombre, ne puissent plus être ignorées par les institutions, qu’elles soient publiques ou privées.
« Le temps de l’action est venu »
Dans son discours d’ouverture, S.E. Marie Thérèse ABENA ONDOA a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, S.E. Paul BIYA, qui place la femme et la jeunesse au cœur de l’action nationale. Avec fermeté, la Ministre a déclaré : « Le temps de l’observation est passé ; il est maintenant temps d’agir. »
Elle a appelé à une alliance nationale forte, incluant des alliés masculins et un secteur privé engagé, pour briser les verrous socioculturels et favoriser l’émergence d’un leadership féminin inclusif, tenant compte des minorités et des personnes en situation de handicap.
Un impératif de justice et de performance
Loin d’être une simple rencontre protocolaire, ce dialogue est un véritable plaidoyer en faveur d’un changement structurel de la société camerounaise. Dans son allocution de bienvenue, le Directeur Résident de CARE Cameroon, M. John Mubalama Kashamba, a rappelé une vérité fondamentale : aucun développement durable ne peut être envisagé sans une implication réelle des femmes.
Un engagement pour l’avenir
Pendant deux jours de travaux intensifs dans le cadre feutré du Djeuga Palace, les participants élaboreront une feuille de route réaliste pour transformer ce plaidoyer en réalité juridique. L’objectif est d’obtenir des engagements écrits et fermes des décideurs pour que ce texte devienne enfin loi.
En définitive, ce dialogue marque une volonté profonde de changement social. Il rappelle que la réussite du Cameroun de demain se construira impérativement par une synergie entre tous ses fils et toutes ses filles. C’est tout le sens de l’engagement pris aujourd’hui à Yaoundé, résumé par cette promesse d’unité :
« Ensemble pour une représentation équitable de la femme. »
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