
L’épilogue judiciaire est enfin là. Le Tribunal de Mfou, dans la Mefou-et-Afamba, a rendu son verdict ce mardi 21 avril 2026 dans l’affaire qui opposait le ministère public et les parties civiles au chanteur Saint Désir Atango.
Des chefs d’accusation glaçants L’artiste était poursuivi pour des faits d’une gravité exceptionnelle : abus sexuels sur sa propre progéniture et pratiques de sorcellerie. Des accusations qui avaient suscité une vive émotion dans la communauté locale et au-delà. Selon les éléments du dossier, la relation incestueuse aurait conduit à la naissance d’un enfant, impliquant directement la fille de l’accusé dans ce cycle de violences.
Le verdict de la justice Après délibération, le tribunal a suivi une partie des réquisitions en condamnant Saint Désir Atango à une peine de 5 ans de prison ferme. Sa fille, également sur le banc des accusés, écope quant à elle de 3 ans de prison ferme.
Un signal fort envoyé par la justice Cette condamnation intervient dans un contexte de lutte accrue contre les violences intrafamiliales et les abus sur mineurs au Cameroun. Pour les observateurs, si la peine peut paraître clémente au vu de la nature des faits (inceste et sorcellerie), elle marque néanmoins une victoire pour la protection des victimes et la fin de l’impunité pour certaines « notoriétés » locales.
Les condamnés ont désormais un délai légal pour interjeter appel, mais pour l’heure, c’est derrière les barreaux qu’ils méditeront sur leurs actes.
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