
Ce vendredi 24 avril 2026, le Ministre des Arts et de la Culture, S.E. BIDOUNG KPWATT PIERRE Ismael, a présidé une séance de travail stratégique avec les Organismes de Gestion Collective (OGC) et le bureau électoral de la SONACAM. Entre réformes technologiques audacieuses, nouvelles taxes sur les boissons et préparatifs du scrutin du 30 avril, le secteur culturel camerounais s’apprête à vivre un tournant historique.
La Parole Forte du Ministre BIDOUNG KPWATT PIERRE Ismael: « Bannissons la discorde »
Au cœur de cette séance de travail, l’intervention du Ministre BIDOUNG KPWATT PIERRE Ismael a résonné comme un appel à la responsabilité historique. Félicitant la Commission de Contrôle (CCOGC) pour son travail laborieux, le Ministre a rappelé l’enjeu social de ces réformes.
S’appuyant sur la vision du Chef de l’État, il a martelé avec fermeté :
« Notre objectif commun, c’est de construire le Cameroun. Bannissons les préjugés et les complexes qui nourrissent la discorde. Le Cameroun a besoin de nous tous. Mettons fin aux gâchis et aux désordres de toutes sortes. Mettons fin aux ressentiments, aux rancœurs, justifiés ou non. Et parlons, dialoguons, discutons, sans passions. »
La Vision du Dr François Edimo : Restaurer la dignité par la performance
Le Dr François Edimo, président de la CCOGC, a pris la parole pour fixer le cap moral et économique de cette réforme. Pour lui, l’enjeu dépasse la simple collecte d’argent : il s’agit de restaurer la dignité des artistes afin qu’ils continuent de produire des œuvres de qualité capables de contribuer au rayonnement du Cameroun et à la consolidation de l’unité nationale.
Pour obtenir des répartitions « constantes et consistantes », le Dr Edimo a identifié quatre défis majeurs à relever :
- La professionnalisation : Structurer le secteur pour une meilleure gestion des revenus.
- La transparence : Garantir une clarté totale dans la gestion quotidienne des fonds.
- La lutte contre la piraterie : Éradiquer la contrefaçon qui asphyxie la création.
- La valorisation économique : Transformer enfin le droit d’auteur en un véritable levier de croissance nationale.
Pour y arriver, le Dr Edimo insiste sur la nécessité d’une sensibilisation et d’une éducation juridique du grand public et des utilisateurs d’œuvres (médias, établissements publics). Cette étape est, selon lui, indispensable pour assurer le respect effectif du droit d’auteur.
La Révolution Financière : Le « 1 Franc par bouteille »
Dans la foulée de ces défis, une innovation concrète a été dévoilée : la mise en œuvre de la décision conjointe Minac-Mincommerce. Désormais, chaque bouteille de boisson vendue au Cameroun rapporte 1 FCFA aux artistes (soit 12 FCFA par casier). Couplée à une convention avec le GECAM et une collecte directe auprès des ministères dès 2027, cette mesure devrait injecter 4 milliards de FCFA par an dans le système de répartition.
Le « Mode d’Emploi » Technique de Georges Malé
- Georges Malé, Directeur Général de la SCAAP, s’exprimant au nom de l’ensemble des OGC, a détaillé les outils de cette mutation :
- Le Guichet Unique (GUP) : Un point de perception centralisé et dématérialisé pour une traçabilité totale.
- Le Fonds d’Affectation : Un mécanisme qui isole les fonds des artistes, respectant strictement le ratio de 80% pour les ayants droit et 20% pour la gestion.
- Le Fingerprinting : L’usage de technologies numériques pour identifier les œuvres diffusées en radio et TV, garantissant une répartition équitable.
SONACAM : Le duel final du 30 avril
Le président du comité électoral, Ngorbo Mani Hippolyte, a confirmé que le processus est prêt. Après les régionales du 22 avril, le corps électoral est fixé à 1483 artistes. Le scrutin se tiendra le 30 avril à la Mairie de Yaoundé, avec l’appui d’ELECAM. Le duel pour la présidence (PCA) opposera Ateh Bazore Francis et Messi Ambroise.
Le Ministre BIDOUNG KPWATT PIERRE Ismael a conclu en exigeant des élections « inclusives, impartiales et apaisées », rappelant que les responsables des OGC doivent être résolument au service de la communauté artistique.
Le droit d’auteur au Cameroun semble enfin avoir trouvé sa boussole. Entre l’innovation financière et l’arbitrage technologique, l’espoir d’une vie décente pour les artistes renaît.
Commentaires
0 commentaires








